Rugby: Montpellier prêt à la récidive en HCup, dit Julien Tomas

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par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Depuis une semaine, Montpellier savoure sa première victoire à l'extérieur en Coupe d'Europe et, comme le dit Julien Tomas, espère doubler la mise à domicile, samedi, face aux mêmes Cardiff Blues afin de prendre une option sur les quarts de finale.

Formé au club, le demi de mêlée de 27 ans fait désormais figure d'ancien au sein de l'effectif du MHR, et il porte un regard satisfait et confiant sur son club qui n'a été créé qu'en 1986.

"Depuis deux, trois ans, l'équipe grandit, mûrit, prend confiance et se renforce. Chaque saison, on cherche à faire mieux que l'année précédente", a-t-il dit dans un entretien par téléphone à l'agence Reuters.

Il en a été ainsi en 2011, lorsque Montpellier a atteint la finale du Top 14 et a surpris tout le monde du rugby français même s'il s'est incliné devant Toulouse.

Cette année la surprise pourrait bien être une qualification pour les quarts de finale de la HCup dans la poule 6 où Montpellier est actuellement deuxième, à cinq points de Toulon mais avec quatre longueurs d'avance sur Sale et sept sur Cardiff.

Cette surprise serait d'autant plus grande que la dernière saison européenne avait tourné court avec un nul et une victoire pour quatre défaites.

"Avant Cardiff, on n'avait pas parlé de victoire", reconnaît même Julien Tomas.

Cela tient sans doute au fait que, comme le disait récemment le capitaine Fulgence Ouedraogo, Montpellier a encore du mal à faire des résultats chez les grands et se doit de franchir ce cap.

"PROJET SUR LE LONG TERME"

Une partie de la mission a été accomplie à l'Arms Park de Cardiff, dimanche dernier, sur le score de 35-24 et avec trois essais à la clef.

Dès la fin du match, l'entraîneur Fabien Galthié avait lancé un tonitruant : "C'est un grand jour pour Montpellier".

"C'est vrai qu'au-delà du côté historique, c'était une belle victoire", juge aujourd'hui Julien Tomas. Mais le demi de mêlée en veut plus.

"Pour les grandes équipes, c'est normal de gagner à Cardiff, ou du moins de rivaliser. Pour nous, aujourd'hui, c'est un exploit. L'objectif, c'est que ça devienne normal", dit-il.

"On fait peut-être figure de surprise mais on bosse très dur pour avoir les résultats qu'on a. Le groupe est discipliné, travailleur et cohérent", ajoute-t-il.

"Si on gagne, c'est parce qu'on s'entraîne pour et qu'on a pour projet de faire partie des gros morceaux."

Le demi de mêlée qui a porté à trois reprises le maillot de l'équipe de France ne cache pas sa fierté de faire partie de ce projet depuis huit ans.

"J'ai connu l'époque du petit stade Sabathé avec une équipe qui montait tout juste de ProD2. Il ne faut pas oublier les années de galère où on jouait le maintien", rappelle-t-il.

Depuis 2004, le budget du club est passé de 4,5 millions d'euros à 17,5 millions, le Stade Yves du Manoir a remplacé Sabathé et la moyenne des supporters présents aux matches a plus que doublé, de 4.500 à 11.000 spectateurs.

"Le club a eu l'intelligence d'établir un projet sur le long terme, que ce soit au niveau de l'effectif, des infrastructures ou des sponsors", explique Julien Tomas. "Le but, ce n'est pas de faire un coup mais de, petit à petit, avancer et grandir."

Edité par Jean-Paul Couret

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