Rugby: Mike Phillips au Racing pour oublier les démêlés

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MIKE PHILLIPS REJOINT LE RACING METRO
MIKE PHILLIPS REJOINT LE RACING METRO

par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Le demi de mêlée gallois Mike Phillips s'est dit heureux, jeudi, d'avoir rejoint le Racing Metro, où il a l'occasion de se défaire de l'image héritée de son licenciement, fin octobre, par Bayonne.

L'expérimenté numéro neuf, 31 ans et 80 sélections avec le Pays de Galles, a été limogé par l'Aviron pour être arrivé ivre à une séance vidéo. Il avait immédiatement rejoint son équipe nationale pour les tests d'automne.

Une fois ceux-ci terminés, avec trois titularisations en quatre matches, Phillips s'est rendu dimanche dernier au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) pour rejoindre l'effectif du Racing, dont ses compatriotes Dan Lydiate ou Jamie Roberts.

"Je suis très heureux, le Racing est un club avec des ambitions énormes et un effectif incroyable", a-t-il dit jeudi pour sa première apparition devant la presse.

"Mes premiers échanges avec le staff ont été très positifs. J'espère apporter quelque chose rapidement."

Mike Phillips a aussi dit avoir apprécié l'attitude du président francilien, Jacky Lorenzetti, qui a défendu le joueur lors d'échanges tendus par voie de communiqués avec son homologue bayonnais, Alain Afflelou.

"Bien sûr que j'ai vu et lu ce qui s'était dit", a reconnu le Gallois, engagé pour deux ans et demi et qui s'est entraîné pour la première fois avec le groupe mardi matin.

"PAS ALCOOLIQUE"

"J'essaie de ne pas y faire attention et de me concentrer sur mon nouvel objectif mais j'avoue avoir été très touché par la façon qu'a eue Jacky Lorenzetti de parler de moi", a ajouté Mike Phillips, qui pourrait débuter samedi en Coupe d'Europe face aux Harlequins.

A l'heure de revenir sur l'incident qui a lui a coûté sa place à Bayonne, Mike Phillips a répondu de façon claire et sèche: "Je ne suis pas alcoolique, point".

L'entraîneur des arrières Laurent Labit assure d'ailleurs n'avoir aucune crainte sur le comportement du nouvel arrivant.

"Des joueurs qui fêtent la victoire de leur équipe, il y en a dans tous les clubs et, franchement, c'est difficile quand on habite à Londres de savoir ce qui se passe à Bayonne", a-t-il dit, allusion à Alain Afflelou, qui réside dans la capitale anglaise.

"Maintenant, bien sûr qu'on a échangé avec lui sur la tenue et le respect qu'il doit avoir, comme n'importe quel autre joueur, pour le club", a poursuivi Labit, qui voit arriver là un cinquième demi de mêlée dans l'effectif.

"Il y a de quoi travailler mais pour le moment, ne vous inquiétez pas, Maxime Machenaud est, selon moi, le meilleur numéro 9 de mon effectif", a-t-il dit.

Edité par Gregory Blachier

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