Rugby: les Irlandais ne veulent pas "faire valoir" les Wallabies

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par Patrick Johnston

AUCKLAND (Reuters) - Les Irlandais ont souvent échoué de peu contre l'Australie en Coupe du monde et ils espèrent les battre cette fois, samedi à Auckland, malgré les pronostics renforcés par les enseignements des premiers matches.

Le XV du trèfle abordera la rencontre après une victoire poussive, 22-10, et une performance brouillonne contre les Etats-Unis et quatre défaites en quatre matches de préparation.

Sur la lancée de leur victoire dans le Tri Nations grâce à un match décisif gagné contre les All Blacks, les Wallabies ont été autrement convaincants face à l'Italie dominée 32-6.

Il n'en reste pas moins que dans l'histoire de la Coupe du monde, les rencontres entre l'Irlande et l'Australie ont toujours été très disputées, laissant des espoirs aux Irlandais.

En 1991, à Lansdowne Road, au terme d'un magnifique quart de finale, ils ne s'étaient inclinés que d'un point (19-18) devant les Wallabies qui allaient être sacrés champions du monde.

En 2003, en match de poule, les Wallabies ne s'étaient également imposés que d'un point (17-16) face à des Irlandais emmenés par leur emblématique talonneur et capitaine Keith Woods.

Si l'on ajoute une victoire 21-6 à Lansdowne Road pendant la tournée de novembre 2006 et un match nul 20-20 en 2009, également en novembre mais à Croke Park, ces résultats ont permis au manager Paul McNaughton d'affirmer lundi que ses joueurs n'entendaient pas "être de simples faire-valoir".

"Si l'on regarde les trois ou quatre derniers résultats, on pourrait se dire qu'on n'est pas dans le coup mais cela ne nous inquiète pas", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse.

"On va devoir bien jouer, surtout mieux jouer qu'on l'a fait ces quatre ou cinq derniers matchs."

McNaughton a minimisé la contre-performance des trois-quarts irlandais contre les Etats-Unis que l'entraîneur Declan Kidney a imputé aux conditions climatiques déplorables.

"Nos trois-quarts ne sont jamais sont aussi bons que lorsqu'ils sont dos au mur", a-t-il dit. "On connaît bien les Australiens. Si on joue bien, si la machine est bien huilée, on peut les battre."

Luc Folliet pour le service français, édité par Jean-Paul Couret

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