Rugby: les Boks en quarts, plus que six places en jeu

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par Nick Mulvenney

ALBANY, Nouvelle-Zélande (Reuters) - En ouverture de la dernière série de matches de poule de la Coupe du monde de rugby, l'Afrique du Sud, tenante du titre, a dû faire barrage aux ruées samoanes vendredi pour rejoindre la Nouvelle-Zélande en quarts de finale.

Au terme d'une confrontation âprement disputée, les Springboks ont remporté (13-5) le premier des huit matches au programme d'un week-end décisif, qui livrera la liste définitive des huit meilleures nations mondiales.

Les muscles samoans et sud-africains se sont télescopés d'un bout à l'autre de la partie, conclue par le premier carton rouge du tournoi. L'honneur en revient à Paul Williams, coupable d'avoir molesté un visage sud-africain.

Le rapport de force a finalement tourné à l'avantage des Springboks qui, à défaut d'être brillants en attaque, ont élevé une digue en défense et multiplié les placages.

L'Afrique du Sud, prétendante à un deuxième sacre d'affilée, finit à la première place de la poule D qui devrait lui réserver un quart de finale contre l'Australie, champion du Tri-Nations en titre.

"Nous ne sommes certainement pas venus ici pour défendre quoi que ce soit", a dit Peter de Villiers. "L'équipe qui a gagné la Coupe il y a quatre ans a peut-être de nombreux noms en commun, mais ce n'est pas la même équipe".

Les Samoa manquent de justesse le point de bonus offensif qui aurait entretenu leurs espoirs de qualification au détriment du Pays de Galles.

"SENTIMENT DÉGUEULASSE"

Dimanche, les Gallois, en pleine reconstruction, pourront se contenter du point de bonus défensif pour assurer leur place dans le tableau final.

Une défaite limitée ou une victoire étriquée ne suffiront toutefois pas à rassasier l'appétit offensif du sélectionneur Warren Gatland.

Le tacticien a donc privilégié pour le match l'ouvreur Rhys Priestland, très porté sur l'attaque, à Stephen Jones, plus circonspect lorsqu'il s'agit de passer à l'offensive.

"Si on peut gagner un match de plus, et bien le gagner, cela nous donnera une meilleure chance d'atteindre les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby avec un élan incontestable", a dit Warren Gatland.

Pour les All Blacks, assurés de finir en tête de la poule A quoi qu'il arrive, la rencontre face au Canada dimanche présente un enjeu moins capital.

Le sélectionneur Graham Henry s'est donc laissé aller à un accès de magnanimité en décalant Israel Dagg sur l'aile pour ménager une place à l'arrière à Mils Muliaina, qui n'attendait que ça pour fêtait sa 99e sélection.

Dans l'attente fébrile de son match contre l'Angleterre samedi, l'Ecosse, qui doit l'emporter avec le bonus offensif ou, à tout le moins, sans laisser le bonus défensif à ses adversaires, ne pouvait pas se permettre ce genre de fantaisie.

Les Ecossais scrutent les prévisions météorologiques, dans l'espoir que la pluie prévue samedi contourne l'Eden Park d'Auckland, où aura lieu la rencontre.

Pour les Australiens, sur le gazon néo-zélandais le même jour contre la Russie, le match sera tout aussi décisif, mais le défi moins relevé. Les Wallabies tenteront surtout d'effacer la déconvenue infligée par les Irlandais il y a deux semaines.

"C'est une sale impression. On va faire tout notre possible pour éviter de l'éprouver à nouveau", a prévenu James Horwill, le capitaine australien.

Simon Carraud pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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