Rugby: le Racing-Métro en "transition" européenne

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par Mathieu Baratas

ANTONY, Hauts-de-Seine (Reuters) - Battus deux fois en Coupe d'Europe lors des deux premières journées, le Racing aborde les deux prochaines échéances européennes face aux London Irish comme une "transition" pour chercher à produire un meilleur rugby.

Distancés dans la course à la qualification avec trois points au compteur et une défaite 26-20 à domicile face à Cardiff, les Ciel et Blanc ont quasiment abandonné toute ambition continentale et pensent surtout à retrouver un fil conducteur dans leur jeu après la lourde défaite face au Stade Français au Stade de France (29-3) samedi dernier.

Ils accueillent les London Irish samedi, avant d'aller les défier dans huit jours à Reading.

"En Coupe d'Europe, ce sera compliqué. On va jouer sans pression. Ces deux matches peuvent nous permettre de remettre du sens dans le jeu que l'on veut faire", résume le n°8 Sébastien Chabal.

"Ce sont deux matches de transition pour se remettre la tête à l'endroit avant un match compliqué face à Agen. Il faut faire un rugby plus ambitieux, qu'on arrive à jouer, et qui gagne."

A force de transformer son jeu pour mettre plus d'intensité et de volume, l'équipe entraînée par Pierre Berbizier n'arrive plus à être forte sur ses points forts.

Depuis le début de saison, elle n'affiche plus sa solidité défensive et son efficacité en conquête des saisons précédentes,

comme lors de la défaite face à Edimbourg (48-47) après avoir mené 44 à 20.

"La première saison, on était les petits et on ne réfléchissait pas. On s'est appliqué sur les bases du rugby. L'an passé, en étant dans la continuité, on a essayé de changer notre jeu. Là, on est dans une phase de transition", dit Chabal.

PAS DE CRISE

"C'est bien d'avoir une grosse défense et une grosse conquête mais il faut aussi produire du jeu pour gagner. On essaie de trouver ce jeu pour aller plus loin. Notre objectif est de faire mieux que l'an dernier (demi-finaliste du Top 14, ndlr)", a-t-il ajouté.

Dans cette optique, le management francilien - Pierre Berbizier et le président Jacky Lorenzetti - a remplacé l'entraîneur des lignes arrières Simon Mannix par Gonzalo Quesada pour aller au-delà du triptyque conquête-occupation-défense.

"Avec l'éviction de Simon, c'est un peu plus tendu quand on ne gagne pas et qu'on n'arrive pas à mettre notre jeu en place. Mais je ne pense pas qu'on puisse parler d'une crise", dit encore Chabal.

Pierre Berbizier évoque la fragilité mentale de l'équipe pour expliquer les prestations irrégulières et les dernières défaites.

"On l'a senti ce week-end. Dès qu'on est pris, on met de l'envie les uns après les autres et non les uns avec les autres. En ce moment, le liant, la cohésion et la détermination collective nous font défaut", analyse Sébastien Chabal.

"C'est une période difficile. Sportivement, depuis le début de saison, on n'arrive pas à jouer comme on voudrait. On se pose un peu plus de questions. Les questions ? Quel rugby nous conviendrait pour réussir à gagner les matches ?"

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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