Rugby : le Petit Poucet qui veut devenir président

le , mis à jour à 09:26
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Rugby : le Petit Poucet qui veut devenir président
Rugby : le Petit Poucet qui veut devenir président

Il est en passe de gagner un premier combat. Alain Doucet, le troisième candidat à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR), va peut-être réussir un tour de force en repoussant l'élection prévue le 3 décembre pour la doter d'un vote décentralisé et par voie électronique. « Nous avons légalement jusqu'au 31 mars 2017 pour organiser le scrutin », précise l'ancien secrétaire général de la FFR, qui s'est allié, pour la circonstance, avec Bernard Laporte. Leur but est de lutter contre l'hégémonie du président sortant, Pierre Camou, pratiquement assuré à 71 ans de décrocher un troisième mandat de suite si les 1 900 clubs de l'Hexagone ne peuvent pas tous se déplacer à Paris et donnent leurs pouvoirs aux présidents des comités.

 

Alain Doucet, c'est un peu l'inconnu pour le grand public. L'homme du système (il était déjà secrétaire général de la FFR sous Bernard Lapasset) qui en sort pour tenter de donner une nouvelle orientation au rugby français.

 

Pas très favorable au projet de grand stade

 

« On peut dire que je suis la troisième voie entre Laporte et Camou, dit-il en souriant. J'ai divorcé de Pierre Camou à cause du projet de grand stade dans l'Essonne. S'endetter de 500 millions, c'est un luxe dont on peut se passer. Cela représente des annuités de 30 M€. On table sur des recettes hypothétiques. Et il faudra prendre en charge toute la vie du stade, la surveillance, la sécurité, le service technique, commercial, administratif... Si on le construit, il faudra 16 ou 17 manifestations par an pour le rentabiliser. Cela n'arrivera jamais. Ce concept, c'est un stade CAC 40, pour les sociétés... Pas pour les gens, les passionnés. »

 

Originaire de Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées, où il vit toujours, l'ancien troisième ligne, instituteur à la retraite, tente désormais, à 65 ans, de concilier les soucis des « petits » — des clubs sans le sou aux revendications ...

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