Rugby: Fulgence Ouedraogo, détendu et serein

le
0
FULGENCE OUEDRAOGO PROFITE DE LA FORME DU XV DE FRANCE
FULGENCE OUEDRAOGO PROFITE DE LA FORME DU XV DE FRANCE

par Cécile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - La victoire détend les hommes. C'est tout sourire et blagueur que Fulgence Ouedraogo a dit engranger les meilleurs souvenirs de sa carrière de joueur du XV de France

Ravi de l'après-midi libre accordée aux joueurs, le troisième ligne et capitaine de Montpellier savoure par avance le programme de détente qu'il s'est concocté.

"Je vais aller dans Paris, peut-être me faire un cinéma ou me balader, faire un peu les boutiques, rien de fou non plus", a-t-il dit.

A l'aise au Centre national du rugby, celui qu'on surnomme "Fufu" n'a pas d'envies d'ailleurs. Plusieurs fois, le staff a proposé aux joueurs d'aller dîner à Paris ou d'y faire une sortie au théâtre mais mis à part un repas, ils ont toujours préféré rester à Marcoussis.

"C'est la première fois que ça passe aussi vite. Franchement, je n'ai pas vu passer les trois semaines. D'habitude, tu t'ennuies toujours un peu", dit l'international de 26 ans qui compte 29 sélections et donc pas mal de passages au CNR qui fut un temps baptisé Marcatraz.

Aujourd'hui, de l'avis de tout le groupe, l'ambiance est excellente et l'entente optimale. "Quand on gagne, c'est toujours plus facile", lance Fulgence Ouedraogo, la mine réjouie, la houpe de cheveux bien travaillée.

Deux matches, deux titularisations, deux bonnes performances individuelles, deux victoires : le Montpelliérain a de quoi savourer et il ne s'en cache pas. "Je ne me suis jamais aussi bien senti en équipe de France que sur ces deux derniers matches. Pour l'instant, ce sont mes meilleurs souvenirs avec les Bleus, j'espère qu'il y en aura d'autres", juge-t-il.

"ÇA DONNE DES AILES"

Longtemps second choix en sélection nationale dans l'ombre des Julien Bonnaire, Imanol Harinordoquy ou encore Thierry Dusautoir, Fulgence Ouedraogo profite de cette tournée d'automne au maximum.

Associé en troisième ligne à son ami de toujours Louis Picamoles - ils ont tout deux été formés à Montpellier - et au décisif Yannick Nyanga, Ouedraogo loue les qualités de capitaine de Pascal Papé, qui a su souder le groupe.

"C'est un homme qui a la fibre amicale et qui base toute sa communication dessus, il est super sympa, il rigole tout le temps", dit-il. "Bon, après, quand tu joues en club et que tu l'as en face de toi, il n'est pas marrant du tout", nuance-t-il.

Quand on lui demande s'il sait que Pascal Papé est surnommé "Le Président" et si c'est mérité, le Montpelliérain est surpris. "Le Président ? Je ne savais pas du tout. Nous on le surnomme 'le rouquin' en fait !", lance-t-il, hilare.

Le sérieux reprend le dessus quand il aborde le match de samedi face aux Samoans.

"On est prévenu, c'est sûr, mais ça ne nous affole pas plus que ça. Les Australiens et les Argentins n'ont pas été tendres non plus. On ne pourra pas éviter l'affrontement mais on va essayer de les fatiguer", analyse-t-il.

Et puis, très vite, la légèreté refait surface.

"Quand on a vu leur match face aux Gallois, on n'a pas pu s'empêcher de se chambrer entre nous. Tu peux cibler un ou deux joueurs à la vidéo, repérer les plus agressifs, etc., mais une fois sur le terrain, c'est toujours une autre histoire !"

Confronté au fait que le Stade de France sera a priori à moitié vide samedi au moment du coup d'envoi, à 18h00, Ouedraogo est lucide et compréhensif.

"C'est dommage, mais je comprends les supporters. Venir au stade a un coût et, franchement, je comprends qu'ils aient préféré l'affiche France-Australie", dit-il.

Il se souvient néanmoins des ambiances des deux derniers matches au Stade de France, déjà, et à Lille : "Ça donne des ailes", lâche-t-il.

Edité par Jean-Paul Couret et Chrystel Boulet-Euchin

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant