Rugby, France-Australie : bienvenue chez les petits

le , mis à jour à 09:38
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Rugby, France-Australie : bienvenue chez les petits
Rugby, France-Australie : bienvenue chez les petits

Un camouflet. Pire. Une humiliation avant d'en découdre. Il faut le faire quand même. Il a suffi de quelques noms couchés sur une feuille de papier — 23 exactement — pour que les Australiens renvoient les Bleus au rang d'une aimable bande de tricoteurs du ballon ovale, bravaches peut-être mais tellement godiches qu'ils ne méritent pas qu'on s'arrête à Saint-Denis, ou si peu.

 

Ce soir, donc, dans un Stade de France gonflé à coup de billets bradés, des Wallabies novices, à peine sortis de l'œuf, vont jouer à saute-mouton sur les orgueils bafoués de coqs dont les griffes ne font plus peur à personne. Pas de Folau. Pas de Hooper. Pas de Moore. Pas de star, ni d'habituel capitaine. Onze changements par rapport à l'équipe type victorieuse des Ecossais samedi dernier (23-22). Du jamais-vu. Les chiffres claquent et les noms ronflent, cruels.

 

Désormais, même l'Ecosse (moins de 50 000 licenciés, presque dix fois moins que dans l'Hexagone) passe devant nos Bleus. Nos tout petits Bleus. Une gentille plaisanterie, juste une passade avant de défier les ogres irlandais la semaine prochaine. On croit rêver. Les hommes de Novès ont pulvérisé les terribles guerriers samoans samedi dernier à Toulouse (52-8) tout de même ! Ils ont planté sept essais, couru comme des dératés, soulevé le cœur de la foule. Non mais ! Crions-le. Les Bleus existent. On les a vus !

 

Ce dédain est presque pire que la déculottée subie face aux Blacks il y a un an à Cardiff (62-13) en quart de finale de la Coupe du monde. Au moins, Carter et McCaw étaient sur le terrain, eux. Un tel mépris choque, on s'en doute, les prédécesseurs de nos coquelets. « Ça me fait peur, tout ça, peste Philippe Dintrans, 59 ans, ancien capitaine tricolore (51 sélections). J'aimerais qu'on mette cinquante pions à ces Australiens, ça les déglinguerait et ils verraient alors qu'ils ont eu tort de se moquer de nous. Par contre, si on perd, ça voudra dire qu'on ...

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