RUGBY. Chalmers, le gardien du temple

le , mis à jour à 09:59
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RUGBY. Chalmers, le gardien du temple
RUGBY. Chalmers, le gardien du temple

Ce 3 juillet 1994, Hugh, alors âgé de neuf ans, est à l'Eden Park à Auckland pour assister en famille à Nouvelle-Zélande - France. Ce fils d'un manageur d'une entreprise d'agrochimie et d'une mère anglaise et psychologue pleure quand les Bleus, menés 20-16, s'imposent grâce à l'essai mythique de Sadourny, sur une offrande de Guy Accoceberry. Celui-là même qui vingt ans plus tard à l'autre bout du monde célébrera son union à Bordeaux avec Audrey, en tant que maire adjoint aux sports : « La France et moi, c'est une histoire qui dure... C'est mon deuxième pays. Mais je n'oublierai jamais d'où je viens. »

 

Une enfance heureuse, entourée de ses trois frères et de sa sœur dans un petit village côtier du Northland, un ballon ovale forcément en main dès l'âge de quatre ans mais aussi une curiosité, une soif d'apprendre chevillée au corps. A 17 ans, il obtient un diplôme de journalisme, avant d'être embauché comme rédacteur sportif au journal « The Aucklander ». Mais l'appel du grand large et du rugby sont les plus forts. Il traverse la planète, direction l'Angleterre : « J'ai fait un essai de trois mois aux London Irish. Mais je n'ai pas été conservé et c'était la galère ensuite. »

 

À Montluçon, il découvre la tarte aux patates et le Ricard

 

Pour pouvoir vivre à Londres, il devient même garçon au pair, puis animateur pour les enfants. « J'ai appris des chansons qui m'ont servi avec mes deux filles », sourit-il. Hugh Chalmers traverse ensuite la Manche pour jouer à Montluçon (Allier) : « J'y ai rencontré des gens géniaux. » Il y découvre la tarte aux patates (!) et le Ricard puis décide de rentrer au pays.

 

Pas pour longtemps, car il revient dans l'Hexagone quelques mois plus tard à Bobigny en Fédérale 1 : « Quand je suis arrivé là-bas, je me suis dit : c'est ça les Champs-Elysées ? Plus sérieusement, j'en garde un superbe souvenir. »

 

Il y laisse ...

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