RSI : 500 artisans et commerçants en colère ont manifesté

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RSI : 500 artisans et commerçants en colère ont manifesté
RSI : 500 artisans et commerçants en colère ont manifesté

Peintre, coiffeuse, chauffagiste ou boulanger, environ 500 travailleurs indépendants, artisans et commerçants ont manifesté ce lundi en région parisienne pour dénoncer à nouveau les dysfonctionnements du régime social des indépendants (RSI) et demander «des actes» au gouvernement. Venus notamment de Dordogne, Bretagne ou Picardie, ils ont d'abord mené une opération escargot sur le périphérique parisien avant de se rassembler à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), devant les bureaux du RSI, en début d'après-midi.

Le cortège, émaillé de gilets jaunes et de pancartes — «RSI, demain RSA», «SOS entreprises en détresse» ou «RSI = Racket» — a ensuite marché en direction du bâtiment où sont installés les services du RSI au son des cornes de brume et des sifflets, dans une atmosphère tendue face à plusieurs dizaines de policiers.

A l'appel de l'association «Sauvons nos entreprises» (SNE), les manifestants étaient venus dénoncer les dysfonctionnements de leur régime de protection sociale et le montant des cotisations. Ils ont jugé que les propositions formulées par le gouvernement n'étaient pas suffisantes. «La réforme, nous l'attendons. Nous, ce qu'on aimerait bien ce n'est pas que des paroles, c'est surtout des écrits», a résumé une manifestante.

Les cotisations baissent en 2015

Au lendemain d'une importante manifestation à Paris, début mars, le gouvernement avait annoncé de nouveaux remèdes pour résoudre les dysfonctionnements du RSI, et la création d'une mission parlementaire pour réfléchir à des réformes. Fin mars, le Premier ministre, Manuel Valls, s'était dit favorable à une réforme de ce régime, qu'il qualifiait de «désastre». «C'est une enquête parmi tant d'autres, une de plus, pour calmer la colère», a jugé le président de l'association, Pascal Geais, à propos de la mission parlementaire, avant d'ajouter : «C'est deux suicides par jour, il faut que le problème s'arrête de ...

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