RPT-Wall Street termine en repli, inquiétudes sur la croissance

le , mis à jour à 06:00
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    * 14e mois de contraction de l'activité manufacturière 
chinoise 
    * Pfizer, plus forte hausse du Dow après ses résultats 
    * Apple finit en hausse après plus d'une semaine de baisse 
    * Le Dow a perdu 0,78%, le S&P 0,87% et le Nasdaq 1,13% 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche publiée mardi soir) 
    par Caroline Valetkevitch 
    NEW YORK, 4 mai (Reuters) - Wall Street a fini en repli 
mardi, rattrapée par les craintes d'un ralentissement mondial 
après une nouvelle contraction de l'activité manufacturière en 
Chine et la baisse du pétrole. 
    L'activité manufacturière chinoise s'est contractée pour le 
quatorzième mois de suite au mois d'avril, dans un contexte de 
stagnation de la demande dans le pays.   
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 140,25 points, soit 0,78%, 
à 17.750,91. Le S&P-500  .SPX , plus large, a abandonné 18,06 
points, soit 0,87%, à 2.063,37. Le Nasdaq Composite  .IXIC  a 
reculé de son côté de 54,37 points (-1,13%) à 4.763,22 points.  
    L'indice S&P 500 a fait un bond en avant de 14% depuis se 
points bas de mi-février, soutenu par la reprise du pétrole et 
le ton accommodant de la Federal Réserve américaine. Mais 
l'indice est retombé la semaine dans un contexte de publications 
de résultats trimestriels et d'indicateurs économiques mitigés. 
    "Les investisseurs réagissent aux mauvaises nouvelles venant 
de Chine et d'Europe et attendent les chiffres de l'emploi", dit 
Kim Forrest, analyste de marché chez Fort Pitt Capital Group.  
    "Le marché espère de meilleurs indicateurs économiques pour 
justifier les cours actuels et tant que l'on n'aura pas eu 
l'emploi, on pourrait avoir quelques jours de baisse." 
    Le rapport sur l'emploi aux Etats-Unis au mois d'avril doit 
être publié vendredi. Les économistes interrogés par Reuters 
anticipent 200.000 créations d'emplois. 
    Autre facteur de baisse : la banque centrale australienne a 
abaissé contre toute attente son taux directeur d'un quart de 
point à 1,75%, soit son plus bas niveau historique.   
     
    YEN À UN PIC DE 18 MOIS FACE AU DOLLAR 
    La baisse du pétrole a aussi nettement pesé sur la cote, 
avec un repli d'environ 2% du brut dans un regain d'inquiétudes 
face au déséquilibre entre l'offre et la demande mondiales. 
    Exxon  XOM.N  a perdu 1,14% et Chevron  CVX.N  1,93%. 
    L'indice des valeurs liées à l'énergie  .SPNY  a cédé 2,24% 
et celui des valeurs financières  .SPSY  (-1,33%) a pesé aussi. 
    JPMorgan  JPM.N  et Bank of America  BAC.N  ont perdu 
respectivement 1,93% et 2,78%, pesant sur l'indice S&P 500. 
    Pfizer  PFE.N  a annoncé mardi un chiffre d'affaires 
trimestriel largement supérieur au consensus et a relevé ses 
objectifs annuels, ce qui a fait grimper l'action du géant 
pharmaceutique de 2,74% à 33,70 dollars, de loin la plus forte 
des rares hausses du Dow Jones. 
    Parmi les hausses figure également Apple  AAPL.O , en 
progression de 1,64% à 95,18 dollars. Le titre a interrompu une 
séquence de baisse de plus d'une semaine en raison des 
inquiétudes liées aux ventes de son iPhone. 
    A l'inverse, l'assureur American International Group (AIG) 
 AIG.N  a perdu 1,15% à 55,94 dollars après un bénéfice 
inférieur aux attentes pour un troisième trimestre consécutif. 
  
    Le fabricant de cosmétiques Estee Lauder  EL.N  a perdu 
3,95% après l'annonce d'un bénéfice supérieur aux attentes pour 
le troisième trimestre de son exercice à la faveur de report de 
certaines dépenses qui, selon des analystes, limite la capacité 
du groupe a améliorer ses résultats à venir. La croissance du 
chiffre d'affaires, hors effets de change, a par ailleurs déçu. 
    Même si les bénéfices des sociétés cotées au S&P-500 ont 
pour l'instant plutôt dépassé les attentes des analystes, ils 
restent globalement attendus en recul de 5,7% par rapport à 
l'année dernière, selon les données Thomson Reuters. 
    Le dollar a touché un plus bas de 18 mois face au yen  JPY=  
dans un climat de scepticisme sur la volonté de la banque du 
Japon d'intervenir pour freiner l'envolée du yen malgré les 
déclarations dans ce sens des dirigeants japonais.   
    Les rendements des obligations du Trésor à échéance de cinq 
à 30 ans ont touché leurs plus bas niveaux depuis le 20 avril. 
 
 (Tanya Agrawal, Juliette Rouillon pour le service français) 
  
 
 

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