RPT-Wall Street résiste à la salve de Trump sur les pharmas

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    * Gains de 0,5% pour le Dow, de 0,28% pour le S&P, de 0,21% 
pour le Nasdaq 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mercredi 
soir) 
    par Yashaswini Swamynathan et Sinead Carew 
    NEW YORK, 12 janvier (Reuters) - Wall Street a terminé en 
hausse une séance durant laquelle les déclarations faites par le 
président élu américain Donald Trump ont provoqué quelques 
remous, surtout pour les valeurs de la pharmacie. 
    La Bourse de New York avait tout d'abord fléchi sous le coup 
d'une nouvelle salve de critiques formulées par Donald Trump 
contre la politique des prix des grands laboratoires.  
    Donald Trump a sinon promis de renoncer à ses multiples 
activités commerciales et financières lors de la toute première 
conférence de presse donnée depuis son élection, laquelle a été 
dominée par l'affaire des documents prétendument compromettants 
que la Russie détiendrait à son sujet.   
    Le rendez-vous avec les médias, qui a duré plus longtemps 
que la plupart ne le prévoyaient, n'a rien apporté de neuf, de 
l'avis des analystes.  
    Les promesses de baisse des impôts, d'ouverture de chantiers 
de grands travaux et de dérégulation de l'homme d'affaires ont 
dopé les valeurs américaines depuis sa victoire du 8 novembre.  
    Les investisseurs, qui se demandent désormais s'il sera en 
mesure de tenir ses engagements au-delà de son investiture le 20 
janvier, espéraient qu'il apporterait quelque clarté sur ses 
intentions face à la presse. 
    Ces mêmes investisseurs attendent également la publication 
des résultats d'entreprise trimestriels, qui débute vendredi 
avec les banques. Les sociétés composant l'indice S&P-500 
devraient annoncer des bénéfices en hausse de 5,8% au quatrième 
trimestre, selon Thomson Reuters I/B/E/S, soit leur plus forte 
croissance trimestrielle en trois ans. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a pris 98,75 points (0,50%) à 
19.954,28 points. Le S&P-500  .SPX  a gagné 6,42 points (0,28%) 
à 2.275,32 points. Le Nasdaq Composite  .IXIC  a avancé de 11,83 
points (0,21%) à 5.563,65 points.  
    Témoin de la volatilité de la séance, l'indice du CBOE 
 .VIX  la mesurant, dit encore "indice de la peur", termine sur 
une perte de 2,35%, alors qu'il avait gagné jusqu'à plus de 6% 
dans le courant des échanges. 
    Si la cote dans son ensemble s'en est bien tirée, il en va 
autrement du compartiment des valeurs de la santé, dont l'indice 
sectoriel  .SPXHC  affiche une perte de 1,04%. C'est l'un des 
trois des 11 grands indices sectoriels du S&P-500 à finir dans 
le rouge, avec celui des télécoms  .SPLRCL  et celui de 
l'immobilier  .SPLRCR  qui laissent tous deux 0,48%. 
    L'indice des biotechnologiques du Nasdaq  .NBI  abandonne 
lui pratiquement 3%. Cet indice et le sectoriel du Nasdaq 
avaient auparavant monté durant six séances d'affilée. 
    Les choses se sont un peu calmées pour les pharmaceutiques 
lorsque les gérants ont constaté que Donald Trump n'avait rien 
dit de précis quant à ses objectifs pour le secteur de la santé, 
observe Michael Scanlon (Manulife Asset Management). 
    A contre-courant du segment, Merck  MRK.N  s'adjuge 2,9%, 
plus forte hausse de l'indice sectoriel S&P. Le laboratoire a 
pris de l'avance face à ses concurrents dans la course au 
développement de traitements du cancer du poumon associant 
l'immunothérapie et d'autres médicaments.   
    A l'inverse, Bristol Myers Squibb  BMY.N  ou encore Mylan 
 MYL.O  figurent parmi les plus forts reculs du même indice, en 
cédant 5,3% et 4,3% respectivement. 
    Le volume a représenté 7,2 milliards de titres échangés 
contre une moyenne de 6,57 milliards sur les 20 dernières 
séances. 
    Sur le marché des changes, l'indice du dollar  .DXY  a 
touché un plus bas d'un mois en réaction à la conférence de 
presse de Donald Trump, alors qu'il était en hausse auparavant. 
    Les cambistes qui jouaient le dollar en hausse, et qui 
attendaient de sa part des déclarations volontaristes pour ce 
qui est de la croissance économique, en ont été pour leurs 
frais. 
    Le dollar, qui avait inscrit un pic d'une semaine de 102,950 
contre un panier de devises de référence avant la conférence de 
presse, est ensuite tombé à 101,280, au plus bas depuis le 14 
décembre. Il est par la suite remonté à 101,720, un recul de 
0,28%. Le billet vert avait atteint un sommet de 14 ans de 
103,820 le 3 janvier. 
    Ce fléchissement du dollar a été bénéfique au marché 
pétrolier, dont les cours ont connu leur hausse la plus marquée 
depuis plus d'un mois. 
    Les propos de Trump ont enfin eu pour effet de faire baisser 
les rendements des Treasuries. Le rendement du 10 ans 
 US10YT=RR  est tombé jusqu'à 2,329%, au plus bas depuis le 30 
novembre, en réaction aussi au succès d'une adjudication de 20 
milliards de dollars de papier de même durée. 
    Le Trésor doit adjuger pour 56 milliards de dollars de 
papier long cette semaine.      
     
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
  
 
 

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