RPT-Wall Street rebondit avec la consommation et les "techno"

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    * Le Dow a gagné 0,74%, le S&P-500 0,64% et le Nasdaq 0,92% 
    * La confiance des consommateurs US à un pic de 9 ans 
    * Relèvements d'objectif de cours sur les "technos" 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mardi soir) 
    par Noel Randewich 
    NEW YORK, 28 septembre (Reuters) - La Bourse de New York a 
rebondi mardi après deux séances de baisse, revigorée par une 
amélioration inattendue du moral des consommateurs américains et 
par une série de relèvements d'objectif de cours sur les valeurs 
technologiques.  
    Autre facteur de soulagement chez nombre d'investisseurs: 
l'issue du premier débat télévisé entre Hillary Clinton et 
Donald Trump lundi soir en vue de l'élection présidentielle du 8 
novembre aux Etats-Unis. Pour les observateurs et les instituts 
de sondage, la candidate démocrate, dont une victoire serait 
perçue comme un gage de stabilité, a dominé son adversaire 
républicain, considéré comme une source d'incertitudes. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a fini en hausse de 133,47 points, 
soit 0,74%, à 18.228,30. Le S&P-500  .SPX , plus large et 
principale référence des investisseurs, a gagné 13,83 points, 
soit 0,64%, à 2.159,93. Avec sa forte pondération technologique, 
le Nasdaq Composite  .IXIC  a connu une progression plus 
vigoureuse, de 0,92%, soit 48,22 points, à 5.305,71. 
    "Sur le marché, à tort ou à raison, on considère que Mme 
Clinton, ce serait sécurisant, qu'il y aurait très peu 
d'incertitudes", dit Brad McMillan, responsable de 
l'investissement chez Commonwealth Financial. 
    Le débat télévisé de lundi soir a néanmoins coûté cher aux 
gestionnaires de prisons Corrections Corp  CXW.N  et Geo Group 
 GEO.N , qui ont perdu respectivement 7,39% et 3,82%, Hillary 
Clinton ayant critiqué le recours à de tels opérateurs privés. 
    Après avoir ouvert en petite hausse, Wall Street a accéléré 
sa progression lorsque les investisseurs ont appris que la 
confiance des consommateurs américains avait été bien meilleure 
que prévu en septembre, au point d'atteindre son niveau le plus 
élevé depuis août 2007, selon l'enquête mensuelle de 
l'organisation patronale Conference Board.   
     
    AMAZON BRILLE 
    Cette annonce a logiquement profité au secteur des biens de 
consommation discrétionnaire  .SPLRCD  (+0,99%), qui a perdu 
2,5% au cours des deux derniers mois. 
    "La statistique (du Conference Board) a été bien meilleure 
que prévu et donc les titres liés à la consommation semblent 
rattraper un peu de terrain après avoir connu une période 
difficile depuis un ou deux mois", a commenté Mark Spellman, 
gestionnaire de portefeuilles chez Alpine Funds à New York. 
    La meilleure performance sectorielle du jour est néanmoins à 
mettre à l'actif des valeurs technologiques  .SPLRCT  (+1,15%), 
dans le sillage de Facebook  FB.O  (+1,08%) et d'Alphabet 
 GOOGL.O  (+1,01%), maison-mère de Google, qui ont, parmi 
d'autres, bénéficié d'un relèvement d'objectif de cours de la 
part de JPMorgan. 
    Le géant du commerce en ligne Amazon  AMZN.O , au confluent 
de la consommation et des nouvelles technologies, a lui aussi 
tiré parti d'une décision favorable de JPMorgan à son égard avec 
une progression de 2,12%. 
    A l'inverse, le secteur de l'énergie  .SPNY  a cédé 0,46% 
avec le recul de près de 3% des cours du pétrole, plombés par 
l'incapacité apparente des membres de l'Opep à s'entendre sur un 
gel des niveaux de production pour résorber l'excédent d'offre 
sur le marché mondial.   
    La chute a été particulièrement rude pour Chesapeake 
 CHK.N , qui a perdu 5,89%, plus forte baisse du S&P-500, les 
investisseurs ayant accueilli avec inquiétude l'annonce du 
départ de deux de ses administrateurs, dont l'un représentait 
l'investisseur Carl Icahn. 
    Les loueurs de voitures Avis  CAR.O  (-8,12%) et Hertz 
 HTZ.N  (-10,03%) ont été encore plus lourdement sanctionnés 
après les déclarations du directeur financier d'Avis faisant 
état d'un chiffre d'affaires décevant cet été en Europe en 
raison notamment des attentats et du vote britannique en faveur 
d'une sortie de l'Union européenne. 
    Le laboratoire Gilead Sciences  GILD.O  en recul de 1,7%, a 
été le principal frein à la progression du S&P-500 et du Nasdaq 
à la suite d'un abaissement de recommandation de la part de 
Leerink. 
    Environ 6,2 milliards d'actions ont été échangés au cours de 
la séance sur les différents marchés américains, contre 6,9 
milliards en moyenne sur les 20 séances précédentes. 
    Sur le marché des changes, le dollar s'est raffermi après la 
performance d'Hillary Clinton dans le débat télévisé pour la 
présidentielle américaine. Le billet vert a progressé de 0,18% 
face à un panier de devises de référence  .DXY  et de 0,32% face 
à l'euro  EUR= , revenu un peu au-dessus de 1,12 dollar. 
    Les déboires juridiques de Deutsche Bank, menacée d'une 
amende de 14 milliards de dollars aux Etats-Unis, incitent 
néanmoins les investisseurs à une forme de prudence et à se 
tourner vers les emprunts d'Etat allemands et américains. Le 
rendement à 10 ans des obligations du Trésor américain 
 US10YT=RR  a ainsi reculé de trois points de base à 1,558%, un 
plus bas de plus de deux semaines. 
 
 (Avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore; Bertrand Boucey pour 
le service français) 
  
 
 

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