RPT-Wall Street, prudemment optimiste, espère amplifier son rebond

le , mis à jour le
0
 (Répétition sans changement d'une dépêche diffusée dimanche) 
    par Caroline Valetkevitch 
    NEW YORK, 7 mars (Reuters) - Après un début d'année 
tumultueux, Wall Street a retrouvé le chemin de la hausse ces 
dernières semaines et les investisseurs affichent désormais un 
optimisme prudent sur la capacité du marché à poursuivre son 
rebond.  
    Mais cela dépendra en grande partie des prochains 
indicateurs économiques, la remontée récente des cours étant 
liée pour une bonne part à une salve de statistiques solides qui 
ont dissipé les craintes diffuses d'une récession aux 
Etats-Unis.  
    Le rapport mensuel sur l'emploi publié vendredi a confirmé 
cette tendance, les créations de postes non-agricoles ayant 
dépassé les attentes en février.   
    L'indice Standard & Poor's 500  .SPX  a terminé en hausse 
dix séances sur 15 depuis le plus bas touché le 11 février et 
vendredi, il a clôturé au-dessus de sa moyenne mobile à 100 
jours pour la première fois de l'année.  
    La moitié des dix grands secteurs de l'indice phare du 
marché américaine - dont celui de l'énergie, lourdement 
sanctionné auparavant - sont désormais dans le vert pour 2016. 
    Autre signe favorable, l'indice Dow Jones des transports 
 .DJT , considéré comme un baromètre de la conjoncture 
économique américaine, affiche des performances supérieures à 
celles de l'ensemble du marché avec une hausse de 1,9% depuis le 
31 décembre, en grande partie liée à la remontée des cours du 
pétrole.  
    Le S&P 500, lui, a ramené à moins de 2,2% son recul depuis 
le début de l'année.  
     
    LA MENACE D'UNE RÉCESSION S'EST ÉLOIGNÉE 
    "Si vous aviez intégré dans les cours l'hypothèse d'une 
récession, il est temps de faire machine arrière", estime Jim 
Paulsen, responsable de la stratégie d'investissement de Wells 
Capital Management. Il ajoute que le S&P 500 pourrait désormais 
repartir tester son pic de mai 2015, lorsqu'il avait inscrit un 
record de clôture de 2.130,82 points, soit 6,54% au-dessus de 
celle de vendredi.  
    Comme d'autres professionnels du marché, Jim Paulsen 
s'attend à ce que les indicateurs économiques continuent de 
conforter l'hypothèse d'une poursuite de la croissance. 
    Ils ajoutent toutefois que différents autres facteurs sont 
susceptibles d'influencer le marché, à commencer par les 
spéculations sur la poursuite du relèvement des taux de la 
Réserve fédérale.  
    La hausse des dernières semaines a en effet été favorisée 
par la conviction que la Fed va pour l'instant maintenir le 
statu quo sur les taux, explique Donald Selkin, responsable de 
la stratégie de marché de National Securities à New York. 
    La majorité des spécialistes en valeurs du Trésor interrogés 
par Reuters vendredi après les statistiques de l'emploi ont 
déclaré s'attendre à ce que la banque centrale se contente de 
deux relèvements de taux d'ici la fin de l'année, soit une de 
moins qu'attendu jusqu'à présent.   
     
    LE BARIL NE DOIT PAS REPASSER SOUS 30 DOLLARS 
    L'agenda des indicateurs américains pour la semaine à venir 
est relativement léger, tout comme celui des interventions 
publiques de dirigeants de la Fed, dont le comité de politique 
monétaire se réunira les 15 et 16 mars.  
    Dans ce contexte, plusieurs facteurs extérieurs sont 
susceptibles d'influencer la tendance à Wall Street, à commencer 
par l'évolution des cours du pétrole.  
    "Il ne faut pas que les prix pétroliers retombent sous 30 
dollars", prévient Donald Selkin.  
    L'indice S&P de l'énergie, pire performance sectorielle de 
2015, affiche aujourd'hui une hausse de plus de 20% par rapport 
à son point bas du 20 janvier.  
    La stabilisation des cours du brut pourrait favoriser 
l'amélioration des bénéfices des sociétés cotées américaines, 
attendus en baisse sur janvier-mars pour le troisième trimestre 
consécutif.  
    "Je crois que les risques ont diminué (...) mais l'un des 
éléments qui nous incite à rester prudents, c'est la révision 
des estimations de bénéfice et de chiffre d'affaires", dont la 
tendance est peu encourageante, explique Dan Suzuki, responsable 
senior de la stratégie actions américaines de Bank of America 
Merrill Lynch.  
    La baisse relative du dollar est également considérée comme 
un facteur de soutien potentiel à Wall Street. De ce point de 
vue, les investisseurs suivront jeudi les décisions de la Banque 
centrale européenne (BCE), qui pourrait annoncer à la fois une 
nouvelle baisse de son taux de dépôt et une amplification 
supplémentaire de son programme d'achats de titres sur les 
marchés. 
    Autre grand sujet de préoccupation pour les marchés: la 
Chine, qui doit publier au cours des prochains jours des 
statistiques attendues sur ses réserves de change, sa masse 
monétaire et sa balance commerciale.  
     
 
 (Marc Angrand pour le service français) 
  
 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant