RPT-Wall Street finit en hausse de 1%, Apple toujours en vedette

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 (Répétition sans changement de la dépêche diffusée jeudi) 
    * Le Dow a gagné 0,99%, le S&P-500 1,01%, le Nasdaq 1,47% 
    * Apple (+3,4%) toujours porté par l'euphorie autour de 
l'iPhone 7 
    * Les valeurs de l'énergie en hausse avec le rebond du 
pétrole 
    * Les indicateurs éloignent la perspective d'une hausse de 
taux 
    * Oracle manque le consensus, le titre recule en 
après-Bourse 
 
    par Noel Randewich 
    NEW YORK, 15 septembre (Reuters) - Wall Street a fini en 
nette hausse jeudi, portée par l'euphorie autour du nouvel 
iPhone d'Apple, par la remontée des cours du pétrole et par des 
indicateurs économiques médiocres qui éloignent la perspective 
d'une hausse de taux à court terme aux Etats-Unis. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a gagné 177,71 points, soit 0,99%, 
à 18.212,48 points avec ses 30 composantes en territoire positif 
et le Standard & Poor's-500  .SPX , plus large, a pris 21,49 
points ou 1,01% à 2.147,26. 
    Le Nasdaq Composite  .IXIC , à forte pondération 
technologique, s'est adjugé de son côté 75,92 points (1,47%) à 
5.249,69. 
    Apple  AAPL.O , en hausse pour la quatrième séance de suite, 
a continué de surfer sur le lancement de son iPhone 7 dont la 
commercialisation débute vendredi. Principal moteur de la hausse 
des trois grands indices et plus forte progression du Dow Jones, 
le titre de la première capitalisation boursière mondiale a 
gagné 3,40% à 115,57 dollars après avoir atteint un pic de 2016 
à 115,73. 
    Sur le front des indicateurs, l'annonce d'une baisse plus 
forte que prévu des ventes au détail et de la production 
industrielle en août a réduit encore un peu plus la probabilité 
d'une hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale dès la 
semaine prochaine, à l'issue de la réunion de son comité de 
politique monétaire.    
    Les nouvelles inscriptions au chômage ont toutefois augmenté 
moins qu'attendu la semaine dernière, témoignant toujours d'un 
marché du travail robuste -- un critère important pour la 
politique monétaire aux Etats-Unis.   
    "La Fed reste dans un vrai dilemme. Elle voudrait relever 
ses taux et les indicateurs des dernières semaines allaient dans 
ce sens, mais maintenant on a ces données des ventes au détail 
qui affaiblissent son argumentaire", commente Aaron Clark, 
gérant chez GW&K Investment Management à Boston. 
    "Certes cette statistique ne milite pas pour une hausse de 
taux, mais elle n'est pas non plus catastrophique", nuance-t-il. 
    Selon le baromètre FedWatch de CME Group qui mesure les 
anticipations des traders, la probabilité d'une hausse de taux 
la semaine prochaine n'est plus que de 12% contre 15% avant 
l'avalanche de statistiques du jour. Pour décembre, FedWatch 
donne un pronostic à 50-50 mais la probabilité est plus proche 
de 70% selon des économistes interrogés par Reuters. 
  
     
    LES FOURNISSEURS D'APPLE À LA FÊTE 
    Les dix grands indices sectoriels S&P ont fini en hausse 
avec en tête celui les technologiques  .SPLRCT  (+1,7%), dopé 
par Apple qui a pris quelque 11% en quatre jours, sa meilleure 
série depuis avril 2014 quand le titre avait pris 12,9% après la 
publication de solides résultats trimestriels accompagnés de 
l'annonce d'un programme de rachat d'actions. 
    L'envolée du fabricant de l'iPhone a aussi profité à ses 
fournisseurs comme Skyworks Solutions  SWKS.O , plus forte 
hausse du S&P avec un gain de 6,38%, Cirrus Logic  CRUS.O  
(+7,56%), qui dépend d'Apple pour 70% de son chiffre d'affaires, 
ou Jabel Circuit  JBL.N  (+4,67%). 
    Le compartiment de l'énergie  .SPNY  a pris pour sa part 
1,09%, avec notamment un gain de 1,10% pour Chevron  CVX.N , 
grâce au rebond des cours du pétrole après deux séances de forte 
baisse.   
    En queue de peloton, les financières  .SPSY  ont limité leur 
hausse à 0,67% alors que s'estompent les chances d'une hausse de 
taux.     
    Parmi les valeurs individuelles, le fabricant de pneus 
Goodyear Tire  GT.O  a gagné 5,12% à 32,39 dollars, au plus haut 
depuis avril, après l'annonce d'une majoration de son dividende 
et d'un programme de rachat d'actions de quatre milliards de 
dollars.     
    Aux techs, l'éditeur de logiciels Oracle  ORCL.N  s'est 
octroyé 1,51% avant la publication de ses résultats à la clôture 
mais ces derniers sont ressortis sous les attentes et le titre 
retombait dans les échanges d'après-Bourse.   
    Twitter  TWTR.N  a pris 1,22% dans l'attente de sa première 
diffusion en streaming d'un match de la NFL, le championnat de 
football américain. En tout, le site de micro-blogging 
retransmettra 10 matches de NFL en espérant ainsi s'affirmer 
comme plate-forme de live vidéo. 
    Quelque 6,7 milliards de titres ont changé de mains sur les 
différents marchés américains, à comparer à une moyenne de 6,5 
milliards sur les 20 dernières séances, selon les données 
Thomson Reuters.  
    Le dollar a peu réagi aux statistiques du jour, s'échangeant 
autour de 1,1240 pour un euro en fin de séance, mais la courbe 
des rendements s'est pentifiée sur le marché obligataire. Le 
rendement de l'emprunt à 30 ans a progressé d'un point de base à 
1,70% et son écart avec celui du papier à 30 ans s'est creusé à 
130 points de base, le plus large depuis le 27 juin. 
 
 (avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore, Véronique Tison pour 
le service français) 
  
 
 

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