RPT-Wall Street finit en baisse, Apple pèse encore

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 (Répétition sans changement de la dépêche diffusée jeudi soir) 
    * Le Dow a perdu 1,17%, le S&P-500 0,92%, le Nasdaq 1,19% 
    * Apple (-3,1%) a encore pesé sur la tendance 
    * Facebook bondit de 7,2% après ses résultats meilleurs que 
prévu 
    * St Jude et DreamWorks s'envolent de 25% après des OPA 
    * Le statu quo surprise de la BoJ fait chuter le dollar/yen 
 
    par Laila Kearney 
    NEW YORK, 29 avril (Reuters) - Wall Street a subi jeudi sa 
plus forte baisse en trois semaines, plombée par les 
technologiques et notamment Apple en dépit de l'annonce de 
plusieurs opérations de fusions et acquisitions et d'un bond de 
plus de 7% de Facebook après d'impressionnants résultats 
trimestriels. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a cédé 210,79 points, soit 1,17%, 
à 17.830,76, avec l'ensemble de ses 30 composantes en baisse, et 
le Standard & Poor's 500  .SPX , plus large, a perdu 19,34 
points ou 0,92% à 2.075,81. 
    Le Nasdaq Composite  .IXIC , à forte pondération 
technologique, a reculé de 57,85 points (1,19%) à 4.805,29.  
    Le marché avait ouvert en repli, dans le sillage des places 
européennes et de la Bourse de Tokyo, après la déception causée 
par la Banque du Japon (BoJ) qui a maintenu sa politique 
monétaire inchangée alors qu'une nouvelle baisse de ses taux 
était anticipée. Le S&P est ensuite revenu rapidement en 
territoire positif grâce à Facebook avant de repartir à la 
baisse en fin de séance sous l'influence d'Apple. 
    La firme à la pomme, première capitalisation boursière 
mondiale, a encore perdu 3,08% à 94,81 dollars au lendemain 
d'une chute de plus de 6% qui faisait suite à ses résultats 
trimestriels marqués par une baisse de ses ventes d'iPhone. 
    L'investisseur activiste Carl Icahn a révélé sur CNBC avoir 
vendu la totalité de ses actions Apple en se disant inquiet pour 
les ventes du groupe en Chine, son deuxième marché.   
    Sur le marché des changes, le dollar a chuté de plus de 3% 
face au yen, sa plus forte baisse face à la devise japonaise 
depuis mars 2011, après le statu quoi inattendu de la BoJ 
 . "Cela montre vraiment l'impact des banques 
centrales sur les marchés", souligne Jack Ablin, directeur des 
investissements chez BMO Private Bank. 
     La veille, la Réserve fédérale a elle aussi maintenu ses 
taux, comme attendu cette fois par les marchés, et son 
communiqué de politique monétaire a montré qu'elle n'était pas 
pressée de les relever, ce qui a aussi pesé sur le dollar. 
  
    Selon le baromètre FedWatch de l'opérateur boursier CME 
Group, les traders ne prévoient qu'une seule hausse des taux de 
la Fed cette année, après celle de décembre dernier qui était la 
première depuis dix ans. 
    L'annonce d'une estimation préliminaire de 0,5% pour la 
croissance aux Etats-Unis au premier trimestre, la plus faible 
depuis deux ans, ne milite pas non plus en faveur d'une hausse 
de taux lors de la prochaine réunion de la Fed en juin, même si 
ce ralentissement semble passager.   
    Sur le marché obligataire, la statistique a fait reculer le 
rendement de l'emprunt à deux ans  US2YT=RR  à 0,786%, son plus 
bas niveau depuis plus d'une semaine. 
     
    L'EXCEPTION FACEBOOK  
    Neuf des dix grands indices sectoriels S&P-500 ont fini en 
repli à Wall Street, avec les technologiques  .SPCOMT  (-1,37%) 
et l'énergie  .SPNY  (-1,35%) en queue de peloton.  
    Apple a accusé la plus forte baisse du Dow Jones mais Cisco 
 CSCO.O , IBM  IBM.N , Microsoft  MSFT.O  et Intel  INTC.O  ont 
également plombé l'indice vedette avec des reculs de plus de 2%. 
    Facebook  FB.O , en hausse de 7,2% à 116,73 dollars, a fait 
exception, atteignant même en séance un record à 120,79. Les 
investisseurs ont salué l'annonce par le réseau social d'un 
bénéfice net pratiquement triplé au premier trimestre, à 1,5 
milliard de dollars, et d'un chiffre d'affaires en progression 
de 52%  .  
    Avec sa hausse du jour, Facebook a boosté sa capitalisation 
boursière de 22 milliards de dollars (19 milliards d'euros), 
alors qu'Apple et Alphabet  GOOGL.O  avaient vu la leur amputée 
de respectivement 36 milliards et près de 30 milliards de 
dollars au lendemain de leurs publications. 
    "Facebook continue de générer une croissance à la fois très 
élevée et très rentable, c'est une combinaison extrêmement 
rare", commente Mark Mahaney, analyste chez RBC Capital Markets. 
    Egalement en vedette, le fabricant d'appareils médicaux St. 
Jude Medical  STJ.N  s'est envolé de 25,6% à 77,79 dollars après 
l'annonce d'une OPA amicale de 25 milliards de dollars d'Abbott 
Laboratories  ABT.N , lequel a cédé 7,78%.   
    Le studio d'animation DreamWorks Animation  DWA.O , racheté 
par le câblo-opérateur Comcast  CMCSA.O  pour 3,8 milliards de 
dollars, n'a pas été en reste avec un gain de 24% à 39,95. 
  
    Parmi les valeurs de second rang, Domino's Pizza  DPZ.N  
(-9,85%), l'éditeur de logiciels anti-virus Symantec  SYMC.O  
(-6,90%) et l'équipementier pour semi-conducteurs Teradyne 
 TER.N  (-8,48%) ont été sanctionnés après des résultats 
décevants. 
    Le voyagiste Priceline  PCLN.O  a cédé 2,67% après l'annonce 
du départ de son directeur général Darren Huston, contraint à la 
démission pour avoir eu une relation intime avec une employée.  
    Les valeurs de l'énergie ont de leur côté subi des prises de 
bénéfice malgré une poursuite du rally des cours du pétrole, qui 
ont atteint des plus hauts de l'année sur le Nymex pour la 
troisième journée consécutive.   
    Quelque 8,1 milliards de titres ont changé de mains sur les 
différents marchés américains, à comparer à une moyenne de 6,9 
milliards sur les 20 séances précédentes. 
 
 (avec Tanya Agrawal, Véronique Tison pour le service français) 
  
 
 

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