RPT-Wall Street a cédé du terrain malgré l'envolée du pétrole

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    * Le Dow Jones a gagné 0,01% mais le S&P 500 a perdu 0,27% 
et le Nasdaq Composite 1,05% 
    * Sur le mois de novembre, le Dow Jones a gagné 5,4%, sa 
meilleure performance mensuelle depuis mars 
    * Le compartiment pétrolier a bondi de 4,82% dans la foulée 
de l'accord Opep 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche initialement publiée 
mercredi) 
    par Caroline Valetkevitch 
    NEW YORK, 1er décembre (Reuters) - La Bourse de New York a 
fini sur une note mitigée mercredi, l'envolée des valeurs 
pétrolières à la suite d'un accord sur la réduction de la 
production de brut conclu par l'Opep ayant notamment été 
contre-balancée par la chute des "utilities", valeurs sensibles 
à la hausse des taux d'intérêt. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a gagné 0,01%, soit 1,98 point à 
19.123,58, inscrivant en séance un nouveau pic historique à 
19.225,29.  
    Le S&P-500  .SPX , plus large, a finalement perdu 5,85 
points, soit 0,27%, à 2.198,81 après également enregistré une 
session un nouveau record à 2.214,10. Et le Nasdaq Composite 
 .IXIC  a reculé de son côté de 56,24 points (-1,05%) à 
5.323,68. 
    Sur l'ensemble du mois de novembre, surtout caractérisé par 
la victoire inattendue de Donald Trump à l'élection 
présidentielle américaine du 8 novembre, le Dow Jones a gagné 
5,4%, le S&P 500 3,4% et le Nasdaq Composite 2,6%. Il s'agit de 
la meilleure performance mensuelle du Dow Jones depuis mars. 
    Après avoir longtemps redouté l'accession de Donald Trump à 
la Maison blanche, les investisseurs pensent désormais que ce 
dernier prendra des mesures favorables au marché actions, 
retenant notamment les promesses d'une hausse des dépenses dans 
les infrastructures et celles d'une simplification de la 
réglementation dans le secteur bancaire ou encore celui de la 
santé. 
    Steven Mnuchin, choisi par Donald Trump pour le poste de 
secrétaire au Trésor, a déclaré dans la journée que la réforme 
de la fiscalité et la remise en cause de certains accords 
commerciaux seraient les priorités économiques de la future 
administration, avec pour objectif d'atteindre 3% à 4% de 
croissance.   
    "On a ce cycle haussier post-électoral (...) Les actions ont 
fait plus que monter, elles ont connu une ascension verticale", 
a déclaré Mark Luschini, chargé de la stratégie investissements 
chez Janney Montgomery Scott. 
    Le sentiment que la croissance américaine va s'accélérer 
sous une administration Trump a donné un nouveau coup de fouet 
au dollar, avec un gain de 0,6% du billet vert face à un panier 
de devises internationales  .DXY , qui reprend sa marche en 
avant vers un pic de 14 ans. 
     
    BOND DU PÉTROLE 
    Sur la seule séance de ce mercredi, ce sont surtout les 
valeurs pétrolières qui se sont distinguées, avec l'indice S&P 
les regroupant  .SPNY  terminant sur une hausse de 4,82%. 
    L'Opep a conclu mercredi le premier accord de réduction de 
sa production depuis 2008, un compromis qui aura nécessité des 
mois de pourparlers et au final un effort particulier de 
l'Arabie saoudite ainsi que des concessions à l'Iran pour tenter 
de faire remonter les cours. 
    La Russie, qui ne fait pas partie du cartel, participera 
elle aussi à la réduction de l'offre excédentaire mondiale, du 
jamais vu depuis 15 ans.   
    L'effet sur le prix du baril a été spectaculaire avec un 
Brent qui a clôturé à 50,47 dollars  LCOc1 , en hausse de 8,82%, 
tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, 
WTI) a pris 9,31% à 49,44 dollars  CLC1 . 
    Derrière l'indice pétrolier, le compartiment financier 
 .SPSY , dopé par les propos de Steven Mnuchin, a pris 1,33% et 
celui réunissant les valeurs liées aux matières premières 
 .SPLRCM  1,07%. 
    Mais les sept autres grands indices sectoriels du S&P 500 
ont terminé dans le rouge, avec notamment un recul de 3,18% de 
celui regroupant les "utilities"  .SPLRCU  et de 2,12% du 
compartiment télécoms  .SPLRCL . 
    Les actions des entreprises de ces secteurs, qui versent 
généralement de généreux dividendes, tendent à baisser quand les 
taux d'intérêt augmentent. 
    "(...) A mesure que la croissance économique gagne en 
vigueur, la possibilité de voir la Fed accélérer son rythme de 
hausses des taux augmente. Il peut s'agir d'une réallocation du 
capital", a déclaré Tim Ghriskey, chargé des investissements 
chez Solaris Group.  
    Les courtiers estiment actuellement à 89% les chances d'une 
hausse des taux à l'issue de la prochaine réunion de comité de 
politique monétaire de la Réserve fédérale, prévue dans deux 
semaines. 
    "Depuis l'élection, les perspectives d'une hausse des taux 
se sont précisées et les données macro-économiques publiées 
aujourd'hui étaient bonnes", a noté Randy Frederick, 
vice-président du courtage et des dérivés chez Charles Schwab. 
    Parmi les indicateurs du jours a notamment figuré l'enquête 
ADP sur l'emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis, qui a 
montré que ce dernier avait créé 216.000 emplois en novembre, un 
chiffre au plus haut depuis le mois de juin et supérieur aux 
estimations les plus optimistes des économistes.   
    Le bond du pétrole ainsi que les statistiques meilleures que 
prévu ont déclenché un mouvement de ventes des emprunts du 
Trésor américain, le rendement du papier à 10 ans, évoluant 
inversement par rapport au prix, a ainsi atteint un pic depuis 
juillet 2015. 
    Quelque 9,5 milliards d'actions ont été échangés au cours de 
la séance, un total nettement plus élevé que la moyenne 
quotidienne de 7,9 milliards enregistrée au cours des 20 
dernières sessions, selon des données Thomson Reuters. 
 
 (Benoit Van Overstraeten pour le service français) 
  
 
 

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