RPT-Wall St recule, l'incertitude politique et les banques pèsent

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    * Le Dow a perdu 0,91%, le S&P-500 0,86%, le Nasdaq 0,91% 
    * Nervosité avant le premier débat Clinton-Trump 
    * Deutsche Bank a tiré les financières à la baisse 
    * Pfizer a pesé sur le secteur de la santé 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche initialement publiée 
lundi) 
    NEW YORK, 27 septembre (Reuters) - La Bourse de New York a 
fini en baisse lundi, pénalisée par l'incertitude sur l'issue de 
la campagne présidentielle américaine à quelques heures du 
premier débat Clinton-Trump, mais aussi par le repli des valeurs 
financières en raison des doutes sur la santé de Deutsche Bank. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 166,62 points, soit 0,91%, 
à 18.094,83. Le Standard & Poor's 500  .SPX  a cédé 18,59 points 
(-0,86%) à 2.146,10 et le Nasdaq Composite  .IXIC  a reculé de 
48,26 points (-0,91%) à 5.257,49.  
    Si la campagne pour la succession de Barack Obama a jusqu'à 
présent eu peu d'impact sur les marchés financiers, ceux-ci 
commencent à s'y intéresser, d'autant que les sondages d'opinion 
les plus récents montrent un resserrement de l'écart entre la 
démocrate Hillary Clinton et Donald Trump, le candidat du Parti 
républicain. 
    A six semaines du scrutin, certains investisseurs craignent 
que cette incertitude n'alimente la volatilité dans certains 
secteurs concernés directement par les enjeux de la campagne, 
comme l'assurance santé, la pharmacie et l'industrie. 
    "Pour l'instant, Wall Street penche pour Hillary parce 
qu'elle est connue. Trump, c'est l'inconnu", explique Jake 
Dollarhide, directeur général de Longbow Asset Management. "Mais 
je ne pense pas qu'il soit trop tard pour que Wall Street se 
laisse séduire par Trump." 
    Beaucoup d'analystes estiment qu'une victoire d'Hillary 
Clinton le 8 novembre serait défavorable aux valeurs 
pharmaceutiques, en raison des critiques répétées de la 
candidate sur le prix élevé de certains médicaments.  
     
    DEUTSCHE BANK FAIT BAISSER GOLDMAN SACHS ET JPMORGAN 
    De son côté, Donald Trump a promis de revenir sur 
l'"Obamacare", la réforme de l'assurance santé pour les 
Américains défavorisés, qui a profité aux compagnies d'assurance 
depuis 2010.     
    Mais si le géant de la pharmacie Pfizer  PFE.N  a cédé 1,81% 
sur la journée, c'est surtout parce qu'il a annoncé renoncer 
pour l'instant à se scinder en deux entités indépendantes. 
  
    Le titre a été le principal contributeur au repli de 1,23% 
de l'indice S&P de la santé  .SPXHC . 
    L'indice des "biotechs" du Nasdaq  .NBI  a lui cédé 1,3%, le 
spécialiste de l'oncologie Celgene  CELG.O  2,85%. 
    Autre motif de préoccupation pour le marché actions: les 
déboires de Deutsche Bank, la première banque allemande, qui a 
dû assurer qu'elle  était capable de résoudre seule - donc sans 
l'aide de l'Etat allemand - les problèmes liés à la menace de la 
justice américaine d'une amende de 14 milliards de dollars dans 
un litige sur des produits financiers.   
    Le titre Deutsche Bank coté à New York a perdu plus de 7% et 
touché un plus bas historique. Dans son sillage, Goldman Sachs 
 GS.N , plus forte baisse du Dow Jones, a reculé de 2,21% et 
JPMorgan  JPM.N  2,19%, le S&P des financières 1,54%  .SPSY . 
    L'indice de volatilité du CBOE  .VIX , surnommé "l'indice de 
la peur", a quant à lui bondi de 17,5%, sa plus forte hausse en 
pourcentage en près de deux semaines. 
     
    NERVOSITÉ 
    "Les investisseurs deviennent extrêmement nerveux concernant 
le débat (Clinton-Trump). Cela souligne le fait que le marché ne 
se concentre pas sur la santé de l'économie, les taux d'intérêt 
et les événements géopolitiques", dit Robert Pavlik, responsable 
de stratégie de Boston Private Wealth. 
    Aux fusions-acquisitions, le chimiste Chemtura  CHMT.N  a 
bondi de 15,8% après son rachat par l'allemand Lanxess pour un 
total de 2,4 milliards d'euros.   
    Twitter  TWTR.N  a encore pris 3,31%, les médias américains 
continuant d'évoquer la possibilité de son rachat. Nouveau venu 
parmi les acquéreurs potentiels cités dans la presse, Disney 
 DIS.N  a cédé 1,4%. 
    Bats Global Markets  BATS.Z  a en revanche cédé 4,6% malgré 
l'annonce de son rachat par CBOE Holdings  CBOE.O , le titre 
ayant déjà bondi vendredi après des informations de presse sur 
l'imminence d'un accord. CBOE a perdu 5,2%.   
    Environ 5,9 milliards d'actions ont été échangées au cours 
de la séance sur les différents marchés américains, contre 6,8 
milliards en moyenne sur les 20 séances précédentes.  
    Sur le marché des changes, le dollar a cédé du terrain après 
des déclarations du gouverneur de la Banque du Japon laissant 
présager d'une poursuite de la politique monétaire actuelle, 
donc d'une appréciation du yen.  
    Le billet perdait en fin de journée 0,7% face à la devise 
japonaise  JPY= , juste au-dessus de 100 yens, et 0,24% face à 
l'euro, à 1,1252  EUR= . 
    Les emprunts d'Etat, eux, ont bénéficié du repli des 
actions, le rendement à dix ans revenant à 1,589%  US10YT=RR  
contre 1,615% vendredi soir.  Il a touché en séance un plus bas 
de trois semaines à 1,574%. 
     
 
 (Noel Randewich, avec Yashaswini Swamynathan; Marc Angrand pour 
le service français) 
  
 
 

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