RPT-Wall St pourrait encore profiter de l'élan du secteur bancaire

le
0
    par Sinead Carew et Chuck Mikolajczak 
    NEW YORK, 5 décembre (Reuters) - Wall Street a marqué une 
pause vendredi en raison d'une correction de ses valeurs 
financières mais ces dernières pourraient amplifier l'élan qui 
les porte depuis la victoire inattendue de Donald Trump à 
l'élection  présidentielle du 8 novembre si ce dernier applique 
son programme. 
    Vendredi, l'indice Dow Jones  .DJI  a cédé 0,11% mais le 
S&P-500  .SPX , plus large, a pris 0,04% et le Nasdaq Composite 
 .IXIC  a avancé de son côté +0,09%. 
    Ce surplace de la Bourse de New York a surtout été le fait 
de l'indice S&P 500 du secteur financier  .SPSY , qui accusé 
vendredi la plus forte baisse du jour avec un recul de 0,94%. 
    Mais, malgré ce repli, cet indice affiche un gain de plus de 
13% depuis le succès électoral de Donald Trump, inscrivant la 
meilleure performance sectorielle sur la période, devant 
l'industrie  .SPLRCI  et l'énergie  .SPNY , qui ont tous deux 
pris quelque 7% depuis la clôture du 8 novembre. Le S&P 500 a 
lui gagné 2,4%. 
    Si on ne prend en compte que les banques, la progression est 
encore plus marquée, avec un gain de plus de 17% pour l'indice 
S&P 500 regroupant les grosses capitalisations boursières du 
secteur  .SPXBK  et un bond de plus de 20% pour l'indice S&P 600 
des petites capitalisations boursières  .SPSMCBKS . 
    A moins d'un mois de la fin de l'année, le S&P 500 affiche 
un gain de plus de 7% depuis le début de 2016 contre une hausse 
de plus de 16% pour le S&P 500 financier et le S&P 500 bancaire 
et une envolée de 33% pour le S&P 600 des petites 
capitalisations bancaires. 
    Les banques de petite taille pourraient voir leur bénéfice 
du quatrième 2017 augmenter de 40% si les projets de Donald 
Trump en matière de réglementation du secteur et de fiscalité 
des entreprises étaient mis en oeuvre, a estimé Brad Milsaps, 
analyste chez Sandler O'Neill. 
    Ce dernier n'a toutefois pas encore formellement changé ses 
estimations, préférant attendre de voir les premiers pas de la 
nouvelle administration Trump, qui s'installera à la Maison 
blanche le 20 janvier. 
     
    DERNIERS INDICATEURS AVANT LA RÉUNION DE LA FED 
    L'homme d'affaires n'a pas encore fini de constituer son 
équipe mais celui qu'il a choisi pour le poste de secrétaire au 
Trésor, Steven Mnuchin, a déjà dit mercredi vouloir réformer la 
fiscalité, réaffirmant la volonté de Donald Trump de ramener le 
taux de l'impôt sur les sociétés à 15% alors que son taux 
maximal est aujourd'hui de 35%. 
    Il a également critiqué la loi américaine de régulation 
bancaire Dodd-Frank, adoptée en 2010 après la crise financière, 
la jugeant trop compliquée et nuisible au crédit et à la 
croissance.   
    "Il faudra voir pendant combien de temps le rallye bancaire 
peut encore durer tant qu'on ne verra pas des signes concrets, 
de la part de la (nouvelle) administration, des changements à 
venir en matière de réglementation ou de taux d'imposition", a 
déclaré Brad Milsaps. 
    La perspective de voir les taux d'intérêt être relevés dans 
moins de deux semaines - plus de 90% des intervenants de marché 
en sont convaincus - a également été un facteur de soutien du 
secteur bancaire. 
    La semaine à venir sera marquée les derniers indicateurs 
macro-économiques - dont les commandes à l'industrie (mardi), 
les inscriptions hebdomaires au chômage (jeudi) et la première 
estimation de l'indice de confiance de l'université du Michigan 
(vendredi) - avant l'ultime réunion de politque monétaire de la 
Réserve fédérale de l'année 2016, prévue les 13 et 14 décembre. 
    Selon les analystes financiers, les petites banques 
domestiques devraient davantager bénéficier d'un changement de 
cadre réglementaire que les grands noms du secteur, dans le sens 
où elles pourraient croître plus vite et procéder à davantage 
opérations de croissance externe. 
    Ces établissements de taille modeste, centrées sur les 
Etats-Unis, sont également à l'abri des fluctuations des taux de 
change, le dollar ayant fortement progressé depuis la victoire 
de Donald Trump. 
    "Il y a sans conteste plus d'opportunités du côté des 
banques régionales", a déclaré David Lebovitz, chargé de la 
stratégie marchés mondiaux chez JPMorgan Asset Management. 
    Autre élément favorable pour les bénéfices des banques : 
l'augmentation de l'écart de rendement entre les emprunts du 
Trésor à long et ceux à court terme. Depuis l'élection du 8 
novembre, le "spread" entre les Treasuries à 10 ans et ceux à 
deux ans a augmenté de près de 30 points de base, inscrivant 
jeudi un pic d'un an.     
 
 (Benoit Van Overstraeten pour le service français) 
  
 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant