RPT-Vote de confiance en Grèce, premières dissensions

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Répétition du titre.

par Gareth Jones et Harry Papachristou

ATHENES (Reuters) - Le gouvernement de Lucas Papadémos devrait obtenir confortablement la confiance du Parlement grec mercredi mais les dissensions apparues dans la coalition de crise pourraient compliquer la mise en place des réformes visant à sauver le pays de la faillite.

Investie vendredi, cette coalition réunit le parti socialiste de l'ancien Premier ministre George Papandréou (Pasok), la Nouvelle Démocratie d'Antonis Samaras (conservateurs) et le parti LAOS d'extrême droite.

Si les sondages montrent que près de trois quarts des Grecs soutiennent Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), le nouveau programme d'austérité a du mal à passer auprès de la population.

Mercredi matin, le principal syndicat de l'énergie GENOP-DEH a coupé l'électricité pendant quatre heures au ministère de la Santé, afin de dénoncer le nouvel impôt sur la propriété foncière.

"Le gouvernement demande la confiance du Parlement. Cela ne devrait pas être considéré comme acquis en raison de la grande majorité (dont nous disposons). C'est une action politique, symbolique", a estimé mardi le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, lors d'un débat sur le vote de confiance.

"Nous nous aiderons et nous aiderons la zone euro si nous faisons ce que nous avons à faire maintenant, rapidement, de façon responsable, pour que la Grèce soit toujours membre de la zone euro et que la zone euro continue d'exister, et pour écarter définitivement le risque de faillite."

Le vote de confiance est prévu à 16h00 GMT.

Le chef de file de Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, a annoncé qu'il voterait la confiance afin de permettre le déblocage de la sixième tranche d'aide au pays. Il a cependant refusé de signer un engagement écrit de respecter les modalités du dernier plan de sauvetage de la Grèce.

"Y a-t-il plus grand engagement que de voter la confiance au gouvernement qui a été formé pour cette raison ?", a-t-il déclaré au parlement.

MANIFESTATION JEUDI À ATHÈNES

Le dirigeant conservateur a répété qu'il jugeait nécessaire pour la paix sociale d'organiser des élections anticipées d'ici trois mois.

La priorité de Lucas Papadémos est d'assurer le versement de la dernière tranche de huit milliards d'euros du premier plan d'aide de 110 milliards et rétablir la confiance des inspecteurs de la troïka (Fonds monétaire international, UE et Banque centrale européenne) afin de bénéficier d'un deuxième plan de sauvetage de 130 milliards d'euros ayant fait l'objet d'un accord à Bruxelles fin octobre.

Les députés de Nouvelle Démocratie ont refusé de signer l'engagement écrit de respecter les modalités du dernier plan de sauvetage de la Grèce.

"Les diktats de Bruxelles ne peuvent constituer une politique légitime", a déclaré Nikos Dendias, un élu conservateur, au parlement.

Cette position pourrait mettre à mal la patience et la confiance des partenaires européens d'Athènes qui n'hésitent plus désormais à s'interroger publiquement sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro.

Signe du manque d'unité au sein du gouvernement, 101 députés socialistes ont signé une pétition mardi pour dénoncer la coopération avec Nouvelle Démocratie et le LAOS.

Le nouveau gouvernement se prépare par ailleurs à vivre sa première manifestation jeudi qui devrait faire descendre dans les rues d'Athènes des dizaines de milliers de personnes opposées aux nouvelles mesures d'austérité.

"Nous nous attendons jeudi à une mobilisation massive car cela fait trop longtemps que la colère gronde", prévient Mary Bossis, professeur à l'université du Pirée. "Des incidents ne sont pas à exclure."

Cette mobilisation fera figure de test pour la nouvelle équipe gouvernementale.

Le défilé du 17-Novembre marque chaque année l'anniversaire de la répression sanglante du soulèvement étudiant de 1973 par le régime des colonels, qui devait être renversé l'année suivante.

Marine Pennetier, Clément Guillou et Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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  • birmon le mercredi 16 nov 2011 à 17:35

    Ce manque de clarté signifie que la Grèce ne respectera pas ses engagements vis à vis de la Communauté européenne. Peut-être la zone Euro dans sa grande candeur lui accordera-t-elle un nouveau sursis dans quelques mois. On recule sans cesse l'échéance mais les observateurs de bon sens voient bien que rien n'est réglé.