RPT-Valls plaide l'union pour "casser le triptyque du terrorisme"

le , mis à jour à 10:06
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 (Répétition mastic) 
    MARSEILLE, 17 août (Reuters) - Manuel Valls a appelé 
mercredi le pays à l'unité pour "casser le triptyque du 
terrorisme", notamment par un nécessaire changement de la 
culture de la sécurité. 
    "Nous avons un triptyque infernal à casser: la peur, la 
surenchère et le renoncement", a affirmé le Premier ministre 
dans un entretien à La Provence, préférant lui opposer un 
triptyque bâti "sur le sang froid, la maîtrise et le respect de 
l'Etat de droit". 
    "Tous les jours, des attentats sont évités. Mais, nous le 
savons, le risque zéro n'existe pas", a-t-il souligné. 
    Manuel Valls estime qu'il faut sortir de la culture du bouc 
émissaire, selon laquelle "c'est la faute de l'Etat", pour 
développer une culture de la sécurité collective.  
    "Chaque Français doit être un acteur de la sécurité 
nationale", dit-il. 
    Pour le Premier ministre, l'ennemi est combattu en Syrie et 
en Irak. "Un jour viendra où cet ennemi, grâce à notre action, 
perdra pied et sera éliminé. C'est pour ça que c'est une guerre 
longue", indique-t-il 
    Manuel Valls désigne clairement l'Etat islamique (EI) - un 
"proto-Etat incomplet avec une armée de terroristes" - comme 
l'ennemi à combattre, y compris sur le front intérieur. 
    "Nous n'avons jamais été confrontés à un tel terrorisme: la 
radicalisation de plusieurs milliers d'individus, 700 français 
ou résidents encore présents au Levant, 191 décédés en Irak ou 
Syrie et plusieurs centaines qui veulent revenir ou sont en 
transit", déclare-t-il. 
    "C'est pour ça qu'il faut être intraitable sur tous les 
signes de cet islamisme politique, radical, dévoyé, en 
s'appuyant sur le maillage psychiatrique, l'expulsion des 
prêcheurs de haine, la lutte contre la guerre idéologique de 
propagande sur internet", ajoute-t-il. 
    Il précise ainsi que 82 imams ont été à ce jour expulsés de 
France pour avoir tenu un "discours de haine tombant sous le 
coup de la loi".     
    Manuel Valls, qui fera sa rentrée politique le 29 août à 
Colomiers, se dit "frappé par la dérive populiste " de ceux qui 
"courent derrière l'extrême droite". 
    "Je pense que l'unité - mais pas l'unité du Parti socialiste 
ou de la gauche - l'unité du pays s'impose plus que tout. Ce 
sera le sens de cette rentrée", a-t-il conclu.  
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Myriam Rivet) 
 
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