RPT-USA-Deuxième journée de manifestations anti-Trump

le , mis à jour à 09:26
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 (Répétition, rectifie erreurs typographiques) 
    par Ian Simpson et Gina Cherelus 
    NEW YORK/WASHINGTON, 11 novembre (Reuters) - Pour la 
deuxième journée de suite, des manifestants ont défilé dans les 
rues de nombre de villes américaines pour protester contre la 
victoire inattendue de Donald Trump à l'élection présidentielle 
du 8 novembre, exprimant les craintes de voir l'accession de 
l'homme d'affaires à la Maison blanche porter un coup aux droits 
civils dans le pays. 
    Sur la côte Est, il y a eu des rassemblements à Washington, 
à Baltimore, à Philadelphie et à New York tandis que, sur la 
côte Ouest, les manifestants se sont réunis à Los Angeles, à San 
Francisco, à Oakland et à Portland. 
    Dans leur grande majorité, les manifestations se déroulaient 
de manière pacifique et disciplinée même si des cas isolés de 
désobéissance civile ont été répertoriés ça et là. 
    Les rassemblements de ce jeudi ont été, dans leur ensemble, 
moins importants que ceux de mercredi, la foule bigarrée restant 
surtout composée d'adolescents et de jeunes adultes. 
    La police a mis en place dans la journée des barrières de 
sécurité devant le nouvel hôtel de Donald Trump à Washington, et 
une rangée de plots de béton maintenait les passants à distance 
de la Trump Tower à New York. 
    Dans la capitale du pays, une centaine de personnes ont 
manifesté non loin de la Maison blanche, où Donald Trump et 
Barack Obama se sont entretenus pendant une heure et demie pour 
préparer la transition.   
    Après une campagne particulièrement acrimonieuse, au cours 
de laquelle Donald Trump a fustigé des pans entiers de la 
population, dont les musulmans et les immigrés, le président élu 
a adopté un ton conciliant depuis sa victoire, lançant un appel 
à l'unité du pays. 
    Il a toutefois condamné les manifestants dans un tweet : "Je 
viens de connaître une élection présidentielle très ouverte et 
réussie. Maintenant, des protestataires professionnels, incités 
par les médias, manifestent. Très injuste". 
    Auparavant, Rudy Giuliani, ancien maire de New York et grand 
partisan de Donald Trump, avait parlé des contestataires comme 
d'un "tas d'enfants gâtés et de pleurnichards". 
     
    D'AUTRES MANIFESTATIONS PRÉVUES 
    Mercredi, des rassemblement anti-Trump ont eu lieu dans au 
moins dix villes américaines de Boston à Berkeley, où les 
participants ont scandé "Ce n'est pas mon président!" et "Non à 
Trump!". 
    A San Francisco, plus de 1.000 étudiants ont fait l'école 
buissonnière jeudi matin pour aller défiler dans le quartier 
financier en agitant des drapeaux arc-en-ciel représentant les 
communautés LGBT, mais aussi des drapeaux mexicains et des 
pancartes hostiles à Trump. 
    Plusieurs centaines d'étudiants de l'Université de l'Etat du 
Texas, à San Marcos, se sont rassemblés sur le campus en 
s'indignant de l'élection de Donald Trump. 
    Des appels à manifester ont été lancés pour le week-end, 
mais aussi pour le 20 janvier, jour de l'investiture du nouveau 
président. 
    Dans la journée, une association de défense des droits 
civiques des musulmans américains a dit suivre de près des 
rapports d'incidents visant des musulmans aux Etats-Unis depuis 
la victoire du candidat républicain Donald Trump. 
    Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a 
appelé le président élu, qui au cours de sa campagne a un temps 
prôné "une fermeture totale et complète de l'entrée des 
musulmans aux Etats-Unis", a dénoncer ces agressions. 
  
 
 (Eric Faye et Benoît Van Overstraeten pour le service français) 
 
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  • M2266292 il y a un mois

    ces socialos qui n'aiment pas la démocratie quand elle ne va pas dans leur sens