RPT-SYNTHESE-La zone euro entrevoit un accord sur la Grèce

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(Répétition sans changement) * Objectif: conclure un accord mercredi soir à l'Eurogroupe * Les bases d'un compromis réunies, selon Hollande * Beaucoup de travail reste à faire, souligne Merkel * La BCE relève encore les fonds d'urgence-source * La Bourse d'Athènes s'envole par Renee Maltezou et Jan Strupczewski BRUXELLES, 23 juin (Reuters) - Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro ont salué lundi les nouvelles propositions de réformes du gouvernement d'Alexis Tsipras en jugeant qu'elles pourraient servir de base à un accord dès cette semaine pour permettre au pays d'obtenir une aide financière et éviter ainsi un défaut sur sa dette. Le président du Conseil européen Donald Tusk, qui présidait à Bruxelles un sommet extraordinaire des dirigeants du bloc de 19 pays, a déclaré que l'objectif était désormais de conclure un accord "réformes contre argent frais" lors d'une nouvelle réunion de l'Eurogroupe mercredi soir, puis de le faire valider le lendemain matin par les chefs d'Etat et de gouvernement, qui se réunissent jeudi et vendredi pour un Conseil européen. Il a toutefois souligné qu'il fallait parvenir à un accord technique détaillé avec les représentants des gouvernements européens, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international. L'accueil globalement positif réservé par les responsables européens aux propositions grecques a créé un climat d'optimisme dont ont profité dans la journée les principales Bourses européennes, en premier lieu Athènes, dont le principal indice .ATG a bondi de 9%, avec une envolée de plus de 20% pour le secteur bancaire grec. Un compromis paraît nécessaire avant le 30 juin, date à laquelle Athènes aura à rembourser 1,6 milliard d'euros au FMI sous peine d'être déclarée en défaut de paiement, une situation qui pourrait précipiter une sortie de la Grèce de la zone euro. "Je suis convaincu que nous allons trouver un accord parce que nous devons trouver un accord. Comme on dit sur les terrains de football, on ne peut pas jouer les prolongations", a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à l'issue du sommet de Bruxelles. La chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays est le principal créancier de la Grèce, a toutefois souligné ne pouvoir "donner aucune garantie" sur la conclusion d'un accord. "Il y a encore beaucoup de travail à faire", a-t-elle dit. TSIPRAS VEUT UNE SOLUTION GLOBALE ET VIABLE Pour le président français François Hollande, selon qui les bases d'un accord sont aujourd'hui réunies, le travail qui reste à accomplir consiste à mesurer, en terme de recettes et de croissance, l'impact des mesures annoncées par Athènes et de voir quelles réformes structurelles peuvent être ajoutées aux mesures fiscales et budgétaires envisagées. ID:nL8N0Z84CZ Les propositions de la Grèce vont dans le sens des exigences de ses créanciers puisqu'Athènes propose de porter progressivement l'âge de la retraite à 67 ans, de réduire les opportunités de départ anticipé et d'accepter un taux normal de TVA de 23% en limitant la portée des taux réduits. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, élu en janvier sur la promesse de mettre fin à cinq ans d'austérité, aurait tenu bon sur le non-relèvement de la TVA sur l'électricité ou le maintien des règles protégeant les salariés sur le marché du travail. Il a estimé à l'issue du sommet extraordinaire que la balle était dans le camp des créanciers. "Nous souhaitons une solution globale et viable qui sera suivie d'un ensemble de mesures fort sur la croissance et permettra dans le même temps de rendre viable l'économie grecque", a dit le chef du parti de gauche Syriza. Jean-Claude Juncker a déclaré qu'un programme de relance de la croissance de 35 milliards d'euros étalé jusqu'à 2020 avait été proposé à Athènes. Plusieurs voix ont cependant tempéré l'optimisme ambiant dans la journée. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble s'est montré le plus négatif, déclarant n'avoir rien vu de réellement nouveau de la part des Grecs. MANIFESTATION PRO-EURO À ATHÈNES Selon des participants à la réunion de l'Eurogroupe qui s'est déroulée à la mi-journée, Wolfgang Schäuble s'est inquiété des prêts d'urgence qui continuent d'être accordés aux banques grecques par la Banque centrale européenne. Il a exigé que la Grèce se prépare à mettre en place des contrôles de capitaux faute d'accord dans la semaine. Dans la matinée, la BCE a relevé pour la troisième fois en six jours le montant des liquidités d'urgence (ELA) auxquelles peuvent avoir accès les banques grecques, confrontées à d'importants retraits des épargnants craignant justement l'instauration d'un contrôle des capitaux. On ignore le montant du nouveau plafond, déjà porté la semaine dernière à quasiment 86 milliards d'euros selon des sources bancaires. Un responsable grec a déclaré que le président de la BCE, Mario Draghi, avait confié à Alexis Tsipras, lors d'un entretien privé, que la banque centrale continuerait à soutenir les banques grecques tant qu'Athènes resterait bénéficiaire d'un programme de renflouement. Les participants à l'Eurogroupe ont également indiqué que la directrice du FMI Christine Lagarde avait douté lors de la réunion que les propositions grecques soient suffisantes. "Nous avons encore beaucoup de travail à faire au cours des prochaines 48 heures. Nous ne sommes pas au bout du chemin", a-t-elle dit à l'issue du sommet. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées lundi soir devant le parlement à Athènes pour réclamer le maintien de la Grèce dans la zone euro. ID:nL8N0Z844H LIENS: ENCADRE-Que se passera-t-il si la Grèce ne rembourse pas le FMI ? ID:nL5N0Z3382 CHRONOLOGIE de la crise de la dette grecque ID:nL5N0Z60CI VERBATIM-Cinq mois de joutes verbales dans la crise de la dette grecque ID:nL8N0Z705A GRAPHIQUES: La dette et le déficit grecs http://link.reuters.com/car38s Le taux de chômage grec par catégorie d'âge http://link.reuters.com/dab48s Le PIB de la Grèce par habitant depuis 2007 http://link.reuters.com/xug94w La croissance du PIB réel http://link.reuters.com/gyg94w (Avec les rédactions de Bruxelles et Athènes; Bertrand Boucey et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • M5707335 le mardi 23 juin 2015 à 10:14

    Mais qui va y croire?

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