RPT-SYNTHESE-La police étudie la piste d'explosions coordonnées près de NY

le , mis à jour à 07:13
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 (Mastic première puce) 
    * Les 29 blessés de l'explosion de New York sortis de 
l'hôpital 
    * Trois des 9 blessés du Minnesota encore hospitalisés 
    * L'EI revendique l'attaque du Minnesota 
    * Pas de revendication pour les explosions de NY et du New 
Jersey 
    * Lien possible entre ces deux attaques 
 
    par Daniel Trotta et Dustin Volz 
    NEW YORK/WASHINGTON, 19 septembre (Reuters) - La police 
américaine tente de déterminer les liens entre deux explosions 
survenues samedi à New York et dans le New Jersey, bien que la 
piste terroriste reste encore incertaine. 
    Trois attaques ont frappé les Etats-Unis ce week-end, 
faisant plusieurs blessés, notamment à New York, où 29 personnes 
ont été touchées, et dans le Minnesota, où 9 personnes ont été 
la cible d'une attaque au couteau revendiquée par l'Etat 
islamique.  
    Les autorités décrivent les trois attaques comme délibérées, 
et recherchent les indices témoignant de potentiels "actes de 
terrorisme", mais n'ont toutefois pas encore précisé le mobile  
des trois attaques. 
    Samedi soir vers 20h30, une bombe artisanale, faite d'une 
cocotte-minute remplie de débris métalliques a explosé dans le 
quartier huppé de Chelsea, à New York. Un engin similaire non 
explosé a été retrouvé par la police à proximité. Les 29 blessés 
sont sortis de l'hôpital dimanche.    
    Une petite bombe artisanale a explosé samedi matin dans une 
station balnéaire du New Jersey, à Seaside Park, à une centaine 
de kilomètres au sud de New York, et n'a fait ni blessé ni 
dégât.  
    Aucune revendication n'a été émise pour l'explosion de New 
York ni pour l'explosion dans le New Jersey. Selon CNN, la 
police examine des vidéos de surveillance montrant un même homme 
déposer les différents engins explosifs. 
    Faire exploser une bombe à New York "est évidemment un acte 
terroriste", a affirmé dimanche le gouverneur de l'Etat, Andrew 
Cuomo, rejetant toutefois à ce stade la piste du "terrorisme 
international". Aucun suspect n'a pour le moment été identifié. 
    Le même jour, neuf personnes ont été attaquées au couteau 
dans un centre commercial à St Cloud, dans le Minnesota, à plus 
de 2.000 km, dans une attaque revendiquée par l'organisation 
djihadiste Etat islamique (EI) et qualifiée d'"acte 
potentiellement terroriste" par la police.    
    Trois victimes sont toujours hospitalisées mais leurs jours 
ne sont pas en danger. 
    L'agresseur, qui a été tué par un policier qui n'était pas 
en service, a fait référence à Allah et demandé à une personne 
au moins si elle était musulmane, selon la police, qui n'a pas 
divulgué son identité. Des médias locaux l'ont identifié comme 
un étudiant d'origine somalienne né aux Etats-Unis. 
    Aucun lien n'a été fait pour le moment entre l'attaque de St 
Cloud et les bombes de New York et du New Jersey, à quelques 
jours de l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies 
dans la ville mardi.  
    Quelque 135 chefs d'Etat ou de gouvernement sont attendus et 
les forces de l'ordre ont annoncé avoir déployé 1.000 policiers 
et membres de la Garde nationale supplémentaires pour 
l'occasion. 
     
    DES ENGINS "RUDIMENTAIRES" 
    Les experts du FBI examinent les restes des deux engins 
explosifs qui ont explosé à Chelsea et dans le New Jersey, ainsi 
que la bombe intacte retrouvée à New York.  
    Les trois appareils ressemblent aux bombes artisanales 
utilisées par les frères Tsarnaev en 2013 lors de l'attentat du 
marathon de Boston, construites d'après les instructions du 
magazine en ligne du groupe radical Al Qaïda, "Inspire". 
    "Le caractère rudimentaire des engins dans les trois cas 
n'indique certainement pas un groupe qui aurait développé (des 
bombes artisanales) depuis plusieurs années", a déclaré un 
responsable américain prenant part à l'enquête, qui a requis 
l'anonymat. 
    Au vu de la fabrication artisanale des bombes et de la 
faible planification des attaques, certains enquêteurs se 
demandent même s'il ne s'agissait pas d'un essai destiné à 
évaluer les mesures de sécurité en vigueur à New York, ajoute-on 
de même source. 
    "C'est ce qui nous inquiète: était-ce une sorte d'essai, pas 
seulement des engins, mais aussi de la surveillance (policière) 
à New York et de sa réaction?", a-t-il déclaré. 
    Les Etats-Unis ont été la cible de plusieurs attaques 
meurtrières menées par des hommes armés se réclamant de l'EI 
l'année dernière. Un homme se revendiquant de l'organisation 
djihadiste a tué 50 personnes dans une boîte de nuit gay 
d'Orlando, en Floride, en juin, six mois après le massacre de 14 
personnes à San Bernardino, en Californie, par un couple ayant 
prêté allégeance au groupe. 
    Les experts du FBI vont comparer les trois engins explosifs, 
mais un responsable proche du dossier prévient que la similarité 
des bombes ne constituera pas une preuve du lien entre les 
attaques. 
    "Presque n'importe qui aurait pu fabriquer ces bombes et 
utiliser des téléphones portables comme détonateurs à 
retardement", juge ce responsable, "les instructions sont 
partout sur internet". 
 
 
 (Avec Mark Hosenball et John Walcott à Washington, Robert 
MacMillian à New York et Alex Dobuzinskis à Los Angeles; Julie 
Carriat pour le service français) 
 
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