RPT-SYNTHESE-France-Escalade de la tension autour de la loi Travail

le , mis à jour à 18:47
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 (Répétition technique) 
    * Les actions se multiplient dans le secteur pétrolier 
    * Sapin juge que les blocages ne sont pas légitimes 
    * Le Medef et la CGPME demandent que le gouvernement agisse 
    * Douze impacts de balles sur la façade d'un local du PS 
 
    PARIS, 23 mai (Reuters) - La tension est montée d'un cran 
lundi dans la contestation syndicale de la réforme du Code du 
Travail, des tirs à l'arme automatique d'origine inconnue contre 
le siège de la fédération socialiste de l'Isère venant ajouter 
au malaise social. 
    Douze impacts de balles de calibre 9 mm ont été retrouvés 
dans la nuit de dimanche à lundi sur la devanture de ce bâtiment 
situé à Grenoble et une enquête a été ouverte. 
    "Depuis des semaines, nous appelons l'ensemble de la classe 
politique et des responsables syndicaux à réagir à cette dérive 
funeste inconnue depuis les années 30. Un nouveau seuil a été 
franchi cette nuit", peut-on lire dans un communiqué du premier 
secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.   
    Le chef de l'Etat, le gouvernement et le principal parti de 
la majorité sont confrontés depuis deux mois à une vigoureuse 
contestation du projet de loi réformant le marché du Travail. 
    Cette contestation a donné lieu à de nombreux débordements 
violents, le plus souvent imputés à des "casseurs" qui ont 
saccagé à plusieurs reprises des centre-villes et s'en sont pris 
violemment aux forces de l'ordre, mais jamais par balles. 
    Sur le terrain, la situation reste difficile sur le plan de 
l'approvisionnement pétrolier avec une pénurie partielle, 
notamment dans le nord et l'ouest de la France.   
    "Cela va durer au moins la semaine", a déclaré sur RMC 
Emmanuel Lépine, responsable de la branche pétrole de la CGT. 
    "Il n'y a qu'une manière de débloquer la situation, c'est de 
retirer la loi Travail, c'est très simple", a-t-il ajouté en 
indiquant que, sur les huit raffineries françaises, "six sont 
arrêtées ou en phase d'arrêt". 
     
    "DÉSORDRE" 
    La CGT, fer de lance de la contestation qui comprend 
également FO, tente d'élargir le mouvement à d'autres secteurs 
avant la nouvelle journée de mobilisation prévue jeudi prochain, 
qui sera également une journée de grève à la SNCF.  
    Premier syndicat à la RATP, elle appelle à une grève 
illimitée à partir du 2 juin prochain dans les transports 
franciliens pour réclamer l'ouverture de négociations salariales 
et protester contre le projet de loi Travail.   
    Pour des analystes, laq CG, en perte de vitesse et de 
repères, joue à quitte ou double son avenir dans un bras de fer 
vec le gouvernement et agit comme si elle pariait sur une 
défaite de la gauche aux élections de 2017.   
    Le ministre des Finances, Michel Sapin, a estimé sur iTELE 
que ces actions n'étaient pas "dans les conditions où elles se 
déroulent des actions légitimes". 
    "Quand quelque chose n'est plus légitime, il n'y a plus de 
soutien et il n'y aura évidemment pas la moindre indulgence de 
la part du gouvernement", a-t-il ajouté en justifiant l'action 
des forces de l'ordre pour débloquer lundi les accès au dépôt 
Total de Cournon-d'Auvergne (Puy-de-Dôme). 
    Dans un communiqué, le Medef a demandé au gouvernement de 
rétablir d'urgence l'Etat de droit et de garantir aux salariés 
et aux entrepreneurs leur capacité à travailler. 
    "Nous ne pouvons plus tolérer qu'une poignée de militants 
irresponsables prennent la France en otage", a déclaré Pierre 
Gattaz, président de la principale organisation patronale. 
    La CGPME, syndicat patronal des PME, a également demandé au 
gouvernement d'agir pour lever les blocages. 
    "Le blocage des dépôts pétroliers et les grèves des 
transports viennent aujourd'hui parachever l'impression de 
désordre", dit-elle dans un communiqué, ajoutant que "c'est 
désormais l'ensemble de l'activité économique de notre pays qui 
risque de subir l'impact de mouvements qui pénalisent aussi bien 
les PME que leurs salariés". 
 
 (Service France, édité par Yves Clarisse) 
 

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