RPT-Six mois avec sursis requis pour le survol d'une centrale

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UNE PEINE DE SIX MOIS DE PRISON AVEC SURSIS REQUISE POUR LE SURVOL DE LA CENTRALE DE BUGEY
UNE PEINE DE SIX MOIS DE PRISON AVEC SURSIS REQUISE POUR LE SURVOL DE LA CENTRALE DE BUGEY

Répétition: bien lire 2 mai 2012 au deuxième paragraphe.

BOURG-EN-BRESSE, Ain (Reuters) - Le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse a requis mercredi une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis à l'encontre d'un militant de Greenpeace qui avait survolé en ULM la centrale nucléaire de Bugey (Ain).

Kai Emmanuel Von Stietencron, un médecin allemand de 29 ans, avait entrepris le 2 mai 2012 le survol du site - interdit - avant d'être contraint d'atterrir en raison des turbulences provoquées par les cheminées de refroidissement.

Il était parvenu à déposer auparavant un fumigène sur le réacteur n°3 de la centrale. La scène du survol, filmée par un drone, avait été mise en ligne sur YouTube dans le but de dénoncer des failles dans la sécurité des centrales nucléaires. L'acte avait été revendiqué le jour même par Greenpeace.

Le pilote avait été appréhendé quelque temps plus tard par les gendarmes, ainsi qu'un second militant de Greenpeace présent à proximité du site, Jonathan Palais, un Français de 33 ans.

"L'action du pilote présentait une dangerosité certaine, elle aurait pu entraîner son décès. Et il aurait pu chuter sur les salariés de la centrale", a relevé mercredi le procureur.

Les faits sont passibles d'une peine maximum d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende. Le parquet a requis l'abandon des poursuites contre le second militant.

Le jugement a été mis en délibéré au 27 mars.

Catherine Lagrange, édité par Sophie Louet

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  • rodde12 le mercredi 6 fév 2013 à 17:59

    Pourquoi tant de mansuétude. Il savait ce qu'il risquait. Il vient mendier une remise de peine?