RPT-Schulz juge bizarre l'alliance reconduite de Tsipras avec AN.EL

le , mis à jour à 10:49
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(Répétition titre) PARIS, 21 septembre (Reuters) - Le président social-démocrate allemand du Parlement européen a salué lundi la victoire d'Alexis Tsipras aux élections grecques mais jugé "bizarre" son intention de reconduire sa coalition gouvernementale avec le parti populiste des Grecs indépendants. Martin Schulz a raconté à France Inter qu'il avait appelé dès dimanche soir le Premier ministre sortant pour le féliciter mais qu'il l'avait rappelé un peu plus tard pour lui demander pourquoi il maintenait son alliance avec "ce parti étrange". "Je trouve ça bizarre" pour un "Premier ministre de gauche qui est réélu (...) Il y avait d'autres options", a-t-il dit. "Il est très très habile, surtout au téléphone ; il m'a raconté des choses qui sonnent convaincantes mais qui sont finalement pour moi un peu bizarres", a-t-il ajouté. Alexis Tsipras est contesté par d'anciens amis politiques d'extrême gauche, qui l'accusent d'avoir trahi son mandat et les électeurs grecs en acceptant les conditions imposées par l'Union européenne pour le sauvetage financier de la Grèce. Moins de neuf mois après son élection en janvier, il a néanmoins gagné son pari après avoir remis son mandat. Avec 35,47% des suffrages et 145 élus au Parlement, son parti, Syriza, est en léger recul par rapport aux élections du 25 janvier mais devance le principal parti de droite, Nouvelle Démocratie, et reste en mesure de former un gouvernement. "C'était vraiment une oeuvre d'art de la stratégie politique ce que Tsipras a fait", a dit Martin Schulz. "Mais ensuite (...) ce mandat renouvelé avec ce parti de l'extrême droite, ce parti populiste, ça je ne comprends pas." Pour le président du Parlement européen, la Grèce a besoin dans l'immédiat d'investisseurs étrangers qui lui fassent confiance et de réformes, pas de débats sur des programmes. Il a dit espérer qu'Alexis Tsipras serait notamment assez fort pour surmonter le clientélisme dans son pays. "Si Syriza arrive à surmonter (le) clientélisme, la Grèce a une chance", a-t-il souligné. Quand à Tsipras, "s'il veut rejoindre le camp de la social-démocratie en Europe, il est le bienvenue." (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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