RPT-Réunions diplomatiques en série dans la zone euro

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NOMBREUSES RÉUNIONS DIPLOMATIQUES AVANT UN MOIS DE SPETEMBRE CRUCIAL POUR LA ZONE EURO
NOMBREUSES RÉUNIONS DIPLOMATIQUES AVANT UN MOIS DE SPETEMBRE CRUCIAL POUR LA ZONE EURO

Répétition mastic titre.

ATHÈNES/MADRID (Reuters) - Après une brève accalmie estivale, les dirigeants de la zone euro se préparent à une nouvelle série de rendez-vous diplomatiques avant un mois de septembre qui pourrait se révéler déterminant dans la crise de la dette qui secoue la région depuis maintenant deux ans et demi.

Le président François Hollande se rendra à Berlin jeudi pour y rencontrer la chancelière Angela Merkel, a-t-on appris de source gouvernementale allemande.

Le lendemain, c'est le Premier ministre grec Antonis Samaras qui sera à Berlin pour s'entretenir avec la chancelière allemande, avant de se rendre à Paris samedi pour y discuter avec le président français, a-t-on ajouté de même source.

Selon des responsables gouvernementaux grecs et allemands, Antonis Samaras verra auparavant la semaine prochaine le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker.

Angela Merkel, actuellement au Canada, rencontrera le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy début septembre, d'après ce dernier, tandis que le président du Conseil italien Mario Monti a indiqué qu'il se rendrait à Berlin d'ici la fin du mois.

Ce foisonnement de rendez-vous diplomatiques augure d'une période cruciale pour la zone euro après l'apaisement apporté par les propos du président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, qui s'est dit prêt à faire tout ce qu'il faudrait pour sauver la monnaie unique, y compris intervenir sur les marchés de la dette pour faire baisser les coûts d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie.

Le 6 septembre, lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire, la BCE pourrait exposer plus précisément comment elle interviendrait sur les marchés obligataires si des pays en faisaient la demande. Les marchés seront à l'affût de tout signe d'opposition au sein de l'institution, alors que le président de la banque centrale allemande Jens Weidmann a clairement fait part de ses réserves sur ce plan.

Six jours plus tard, le 12 septembre, la cour constitutionnelle allemande qui siège à Karlsruhe rendra sa décision sur la légalité du fonds de secours permanent de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (MES). Berlin ne peut faire ratifier le MES sans ce feu vert constitutionnel.

Des élections se tiendront le même jour aux Pays-Bas.

Selon des juristes, la Cour de Karlsruhe devrait donner son feu vert au MES mais pourrait y fixer des conditions.

GRÈCE ET ESPAGNE DANS LE VISEUR

Mario Draghi a déjà prévenu que la BCE n'interviendrait sur les marchés obligataires que si un pays sollicitait au préalable les fonds de secours européens et acceptait en contrepartie de souscrire à des conditions strictes.

Les 14 et 15 septembre, les ministres des Finances de l'Union européenne se réuniront à Chypre. D'ici là, la "troïka" des bailleurs de fonds de la Grèce voisine (UE, Fonds monétaire international et BCE) auront peut-être rendu leur verdict sur les progrès d'Athènes en termes de désendettement.

Antonis Samaras rencontrera Angela Merkel le 24 août pour la première fois depuis son entrée en fonction et devrait insister sur sa détermination à mettre un oeuvre un plan d'austérité de quelque 11,5 milliards d'euros, condition sine qua non pour que le pays continue de recevoir les fonds de l'UE et du FMI et évite ainsi le défaut de paiement ainsi qu'une possible sortie de la zone euro.

Mais l'Espagne est actuellement la principale préoccupation des dirigeants de la zone euro : une aide directe à l'Etat espagnol et non plus seulement au secteur bancaire du pays, pèserait très lourd sur les finances de la région.

Après avoir assuré que Madrid n'aurait pas besoin d'aide souveraine, Mariano Rajoy a récemment laissé entendre qu'il pourrait envisager de demander une nouvelle aide, en plus de celle de 100 milliards d'euros déjà promise aux banques du pays, mais qu'il souhaitait d'abord connaître les intentions de la BCE. D'ici trois semaines, il pourrait avoir obtenu une réponse et être prêt à dévoiler ses propres cartes.

Harry Papachristou à Athènes et Fiona Ortiz à Madrid, Natalie Huet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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  • gustav10 le jeudi 16 aout 2012 à 16:12

    ainsi font font font les petites marionettes ...

  • gvigner3 le jeudi 16 aout 2012 à 15:19

    Tourne tourne manège

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