RPT-RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (07/06)

le , mis à jour à 12:33
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(Répète troisième entrée) GARMISCH-PARTENKIRCHEN, Allemagne - Les dirigeants du Groupe des Sept (G7) sont réunis aujourd'hui et demain dans les Alpes bavaroises pour un sommet à l'ordre du jour bousculé par la crise de la dette grecque et la poursuite des violences en Ukraine. Le rendez-vous de Schloss Elmau devait initialement se focaliser sur le climat, Angela Merkel espérant obtenir, à six mois de la conférence internationale de Paris (COP21), un engagement ferme de ses hôtes en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'Allemagne a également inscrit à l'agenda les questions de santé mondiale (Ebola, antibiotiques, maladies tropicales). Mais Angela Merkel, qui recevra pendant deux jours ses homologues américain, britannique, canadien, français, italien et japonais au château d'Elmau, un luxueux hôtel au pied des Alpes, a dû décrocher son téléphone samedi soir pour s'entretenir avec François Hollande et le Premier ministre grec Alexis Tsipras. Les trois dirigeants se verront mercredi à Bruxelles, selon le gouvernement grec. Cette quatrième conversation téléphonique du trio en dix jours témoigne des efforts fournis par Berlin et Paris pour tenter de sortir de l'impasse entre Athènes et ses créanciers, alors que la Grèce risque le défaut de paiement en fin de mois. L'intensification des violences dans l'est de l'Ukraine devrait également prendre une part importante des discussions entre les chefs d'Etat et de gouvernement du G7, qui pourraient adresser une mise en garde au président russe Vladimir Poutine. --- ISTANBUL - Les Turcs votent à l'occasion d'élections législatives qui s'annoncent comme les plus serrées en plus de dix ans, le bilan économique contesté du pays étant susceptible de stopper le président Recep Tayyip Erdogan dans sa volonté de concentrer encore plus de pouvoirs entre ses mains. Le ralentissement de la croissance, la hausse du chômage et la progression de l'endettement des particuliers pourraient même voir l'AKP, le Parti pour la justice et le développement fondé par Erdogan, perdre sa majorité absolue au Parlement pour la première fois depuis 2002. La question kurde est revenue sur le devant de la scène après que deux explosions, survenues vendredi lors d'un rassemblement du parti d'opposition pro-kurde HDP à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, ont fait deux morts et plus de 200 blessés. Recep Tayyip Erdogan, dirigeant turc le plus populaire mais aussi le plus controversé, veut une majorité des deux tiers (au moins 367 des 550 élus du Parlement) de l'AKP afin de pouvoir instaurer le régime présidentiel pour lequel il milite ardemment sans en passer par un référendum. --- SANAA - Un raid de la coalition arabe au Yémen contre le QG de l'armée à Sanaa a fait ce matin au moins 44 morts et une centaine de blessés, rapporte l'agence de presse Saba, contrôlée par les milices chiites houthies. L'agence ajoute que des femmes et des enfants figurent parmi les victimes, l'attaque ayant détruit des habitations dans le quartier de Tahrir où se trouve le quartier général. D'après des habitants, quatre explosions ont secoué le complexe militaire, où les soldats alliés aux Houthis étaient rassemblés depuis samedi soir, afin de toucher leur solde. Les autorités légales ont fourni un bilan d'une vingtaine de soldats tués. --- SARAJEVO - Le pape François a demandé hier aux habitants de Bosnie de rechercher la paix et l'harmonie dans un pays toujours en proie aux divisions ethniques et religieuses, vingt ans après la fin de la guerre civile. "Le cri des gens de Dieu monte une fois de plus de cette ville, le cri de tous les hommes et femmes de bonne volonté : plus jamais la guerre", a déclaré le souverain pontife lors d'une messe qui a rassemblé 65.000 personnes au stade Koevo de Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine. Ce séjour de 24 heures est la troisième visite effectuée par un pape en Bosnie depuis la fin de la guerre civile qui a fait 100.000 morts entre 1992 et 1995. Il y a 18 ans, en 1997, le pape Jean Paul II avait appelé au "courage du pardon" dans les ruines de la ville. Ce dernier s'était à nouveau rendu en Bosnie en 2003, à Banja Luka. --- POITIERS, Vienne - L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, flanqué de l'homme d'affaires Matthieu Pigasse, se livre à une charge en règle contre la politique économique du gouvernement, au moment où se tient à Poitiers le congrès du PS. "Hébétés, nous marchons droit vers le désastre", écrivent-ils en invoquant une possible accession du Front national au pouvoir. "L'absurde conformisme bruxellois de la politique économique de la France actuelle est devenue une gigantesque fabrique à suffrages du Front national." Arnaud Montebourg a quitté le gouvernement en août 2014 sur des désaccords avec la politique économique du chef de l'Etat, François Hollande, et de son Premier ministre, Manuel Valls. Il ne participe pas au congrès de Poitiers, où Manuel Valls s'est efforcé hier de satisfaire toutes les composantes du PS lors d'un discours rassembleur. --- PARIS - Le PDG d'Orange Stéphane Richard a assuré hier que son groupe n'avait aucune intention de quitter Israël, après une polémique liée à son intention de mettre fin à ses accords avec un opérateur local. Le gouvernement israélien a protesté cette semaine après l'annonce, faite par Stéphane Richard depuis Le Caire, de son intention de mettre un terme à un accord de licence avec Partner Communications, s'exposant à l'accusation d'avoir cédé à des pressions en faveur d'un boycott des intérêts d'Israël. "Orange ne soutient aucune forme de boycott, en Israël ou ailleurs dans le monde", a dit Stéphane Richard dans une déclaration transmise à l'AFP, dont le contenu a été confirmé par un porte-parole d'Orange.

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