RPT-Recours devant le Conseil d'Etat pour la vente de Toulouse-Blagnac

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(Répétition titre) TOULOUSE, 17 décembre (Reuters) - Un recours pour "excès de pouvoir" doit être déposé vendredi devant le Conseil d'Etat pour tenter d'empêcher la vente au consortium chinois Symbiose d'une participation de 49,99% dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac pour 308 millions d'euros. Le ministère de l'Economie avait annoncé le 4 décembre avoir choisi comme "acquéreur pressenti" le consortium chinois Symbiose, constitué du groupe de transport public Shandong Hi-Speed Group et du gestionnaire d'actifs Friedmann Pacific Asset Management avec l'appui technique du groupe canadien d'ingénierie et de construction SNC-Lavalin. ID:nL6N0TO4NC Le Collectif contre les nuisances aériennes de l'agglomération toulousaine, qui regroupe les riverains de 28 quartiers de Toulouse et de douze communes de l'agglomération ainsi que des élus socialistes et Verts, se sont associés pour cette action devant la plus haute juridiction administrative. Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique et social de Midi-Pyrénées, considère que la société d'exploitation de la plate-forme "doit rester dans le périmètre de compétence et de gestion" de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Toulouse, actionnaire à hauteur de 25%, des trois collectivités locales (5% chacune) et de l'Etat qui ne conservera plus que 10,01% du capital à l'issue de l'opération. En marge du recours pour "excès de pouvoir", Me Christophe Lèguevaques a déclaré à Reuters qu'il allait déposer un référé-suspension pour éviter la vente des actions de l'Etat avant que l'affaire ne soit jugée sur le fond. "Dans ce dossier, ni les riverains, ni les salariés n'ont été consultés. C'est une violation de la loi qu'il faut sanctionner par une nullité de la procédure", a-t-il dit. L'avocat toulousain estime que l'Etat français n'a "pris en compte que le paramètre financier" sans étudier les conséquences environnementales et les questions de sécurité que pose le projet des repreneurs chinois de tripler d'ici 2013 le trafic de l'aéroport, établi en 2013 de 7,5 millions de passagers. "Plusieurs arguments de procédure ou de fond permettent de critiquer cette privatisation. Nous contestons la décision même de lancer cette procédure alors que la société d'exploitation de l'aéroport est rentable et a réussi à s'autofinancer dans des proportions importantes. Pourquoi en faire cadeau à des privés ?", s'interroge Me Lèguevaques. L'annonce de cette action devant le Conseil d'Etat intervient au lendemain de la rencontre entre les représentants du consortium Symbiose et les salariés de la plate-forme aéroportuaire. Le comité d'entreprise de la société Aéroport de Toulouse, consulté sur le contenu du projet comme le prévoit le code du travail, a demandé la nomination d'un expert et un délai de deux mois pour rendre son avis. (Johanna Decorse, édité par Yves Clarisse)


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  • rodde12 le mercredi 17 déc 2014 à 20:22

    Que peut faire un gouvernement soutenu par 14% de Français et complètement fauché? sinon des aneries?