RPT-Pétrolières et valeurs de consommation ont pesé sur Wall Street

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    * Perte de 0,29% pour le Dow, de 0,3% pour le S&P, de 0,27% 
pour le Nasdaq 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise lundi soir) 
    par Yashaswini Swamynathan 
    NEW YORK, 18 octobre (Reuters) - Wall Street a terminé en 
légère baisse une séance heurtée en ce tout début de semaine, 
entraînée par les valeurs de l'énergie, qui ont pâti du nouveau 
recul des prix pétroliers, tandis qu'Amazon et Netflix ont pesé 
sur les valeurs des biens de consommation non essentiels. 
    Le marché pétrolier souffre d'une situation d'engorgement, 
de la fermeté du dollar et aussi d'une hausse du nombre de 
forages aux Etats-Unis. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 51,98 points (0,29%) à 
18.086,40 points. Le S&P-500  .SPX , plus large, a cédé 6,48 
points (0,30%) à 2.126,50 points. Le Nasdaq Composite  .IXIC  a 
laissé 14,34 points (0,27%) à 5.199,82.  
    La Bourse a du mal à s'orienter ces dernières semaines, en 
raison de l'important rendez-vous électoral de la présidentielle 
du 8 novembre et des divers signaux envoyés par des responsables 
de la Réserve fédérale sur l'évolution possible des taux. 
    Wall Street, toujours à l'affût d'indices sur ce que 
pourrait être l'évolution des taux d'intérêt à très brève 
échéance, attendait, entre autres choses les déclarations du 
vice-président de la Réserve Fédérale Stanley Fischer. 
    Ce dernier a dit que l'économie américaine pourrait 
s'exposer à des récessions plus longues et plus profondes si les 
taux devaient rester à leurs bas niveaux actuels, ajoutant 
toutefois qu'il n'était "pas si simple" de relever ces derniers. 
  
    "Fischer n'est dépassé en importance que par Janet Yellen 
c'est pourquoi quand il parle on écoute attentivement", a dit 
Art Hogan (Wunderlich Securities). "Pour moi, ça se vaut. La Fed 
veut à tout prix augmenter les taux encore une fois cette année 
et ça se fera sans doute en décembre". 
    La période de publication des trimestriels des sociétés est 
à présent bien lancée et les investisseurs espèrent toujours que 
le second semestre sera meilleur que le premier. 
    Avec 7% des sociétés composant l'indice S&P-500 ayant déjà 
annoncé leurs chiffres, les bénéfices sont attendus en baisse de 
0,1% au troisième trimestre, selon des données de Thomson 
Reuters, ce qui est mieux que le recul de 0,5% prévu le 1er 
octobre. 
    Bank of America  BAC.N , deuxième banque des Etats-Unis par 
les actifs, a annoncé lundi la première hausse de son bénéfice 
en trois trimestres, grâce aux bons résultats de ses activités 
de courtage obligataire et à la baisse de ses dépenses. 
  
    L'action a gagné 0,3% à 16,05 dollars. 
    Netflix  NFLX.O , qui a publié ses comptes après la clôture, 
a cédé 1,6% et Amazon.com  AMZN.O  1,2%, une troisième perte 
d'affilée pour le géant du commerce électronique. Les deux 
valeurs ont amené l'indice des valeurs de biens de consommation 
non essentiels  .SPLRCD  a laisser 0,77%, plus forte perte 
sectorielle, suivi de l'indice des valeurs de l'énergie  .SPNY  
(-0,44%). 
    En revanche, Netflix a bondi de 19% en après-Bourse, ayant  
gagné au troisième trimestre bien plus d'abonnés que les 
analystes ne le prévoyaient, attirant le chaland grâce à de 
nouveaux programmes.   
    IBM  IBM.N , qui a annoncé lui aussi ses trimestriels après 
la clôture, a annoncé  un chiffre d'affaires trimestriel 
meilleur que prévu grâce à la croissance continue de ses 
services d'analyse et de sécurité et de son informatique 
dématérialisée ("cloud"). L'action était en léger recul à 153,50 
dollars en après-Bourse.    
    Le volume a été de quelque 5,15 milliards de titres 
échangés, bien en deçà de la moyenne quotidienne de 6,54 
milliards des 20 dernières séances.  
    Sur le marché des changes, le dollar a subi des prises de 
bénéfices, en particulier à la suite des déclarations de Stanley 
Fischer, après avoir gagné 3,5% ces deux derniers mois face à un 
panie de devises de référence  .DXY .  
    Les Treasuries ont eux tiré parti du recul de Wall Street et 
de la dégradation inattendue de l'activité manufacturière dans 
la région de New York.   
 
 (Avec Karen Bretell et Richard Leong, Wilfrid Exbrayat pour le 
service français) 
  
 
 

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