RPT-Nouy (BCE) incite les banques à se plier aux "recommandations"

le , mis à jour à 18:38
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 (Répétition titre, texte sans changement) 
    FRANCFORT, 13 juin (Reuters) - Les banques de la zone euro 
pourraient être soumises à une surveillance et à des mesures de 
contrôle prudentiel renforcées si elles ne se conforment pas aux 
recommandations non contraignantes sur leur niveau de fonds 
propres, a dit lundi Danièle Nouy, la responsable de la 
supervision bancaire au sein de la BCE.  
    Si les exigences sur l'enveloppe total de fonds propres 
imposée aux banques pourraient ne pas augmenter après plusieurs 
années de durcissement en la manière à la suite de la crise 
financière de 2008, la BCE pourrait suggérer à certains 
établissements de faire des efforts supplémentaires et ils 
seraient bien inspirés de suivre cette recommandation, a-t-elle 
déclaré devant le Parlement européen. 
    "L'instrument que nous appelons les recommandations du 
pilier 2 serait complémentaire des exigences du pilier 2", 
a-t-elle déclaré lors d'une audition par la Commission des 
affaires économiques et monétaires. "Ne pas respecter les 
recommandations du pilier 2 ne constitue pas, d'un point de vue 
légal, une violation des exigences de fonds propres." 
    "Mais néanmoins, les banques doivent les prendre au sérieux: 
le non respect des recommandations du pilier 2 se traduirait par 
une supervision renforcée et des mesures spécifiques à 
l'établissement (concerné) destinées à rétablir un niveau de 
fonds propres prudent", a-t-elle ajouté. 
    Les recommandations du pilier 2 ne seront toutefois pas 
prises en compte pour déterminer le montant maximal qu'une 
banque peut verser au titre des bonus, des dividendes et des 
coupons sur certains de ses emprunts obligataires, a dit Danièle 
Nouy.  
    Elle a souligné que les niveaux de fonds propres des banques 
étaient bien supérieurs aux exigences réglementaires et que les 
principales inquiétudes des investisseurs portaient sur la 
faiblesse de leur rentabilité et le coût élevé du capital, pas 
sur les ratios de fonds propres.  
    "Les défis concernant le cycle de la rentabilité résultent 
de la combinaison d'une demande atone de crédit et des bas taux 
d'intérêt", a-t-elle souligné.  
    "Les banques sont aussi confrontées à d'autres défis qui 
sont de nature plus structurelle: premièrement, les prêts non 
performants continuent de peser sur l'offre de crédit dans 
certains pays ; de plus les coûts des banques reflètent des 
canaux de distribution qui peuvent être en surcapacité dans 
certains cas."   
 
 (Balazs Koranyi, Marc Joanny pour le service français, édité 
par Marc Angrand) 
 
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