RPT-Macron invite l'Europe au dialogue avec Russie et Turquie

le , mis à jour à 17:24
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 (Répétition mot manquant § 1) 
    STRASBOURG, 31 octobre (Reuters) - Emmanuel Macron s'est 
inquiété mardi à Strasbourg des dérives "autoritaires" de 
certains membres du Conseil de l'Europe, dont la Russie et la 
Turquie, tout en défendant le maintien du dialogue plutôt qu'une 
politique de sanctions selon lui inefficace. 
    Le président français s'exprimait devant les juges de la 
Cour européenne des droits de l'homme et les représentants 
permanents des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, 
l'organisation de défense de l'Etat de droit. 
    "Nous sommes aujourd'hui dans une situation où plusieurs 
Etats membres ne respectent pas de manière évidente, presque 
revendiquée, les termes mêmes de la Convention (européenne des 
droits de l'homme). En Turquie, en Russie pour ne citer que ces 
Etats, mais ils ne sont pas les seuls, ce risque est avéré", a 
déclaré le président français. 
    "Nous assistons au retour en force de régimes autoritaires 
ou d'une fascination dans de nombreux endroits européens, pour 
les démocraties illibérales", a-t-il ajouté, y voyant une 
situation qui "peut collectivement nous affaiblir si nous 
décidions de ne pas la traiter". 
    La Russie, après avoir promulgué, en décembre 2016, une loi 
permettant à sa cour constitutionnelle d'annuler les arrêts de 
la Cour européenne, a suspendu en juin dernier sa contribution 
au budget du Conseil de l'Europe en réaction à l'attitude jugée 
anti-russe de son Assemblée parlementaire. 
    Celle-ci avait suspendu les droits de vote de la délégation 
russe, en avril 2014, pour sanctionner l'approbation par le 
Parlement russe de l'annexion de la Crimée. 
    Les excès de l'état d'urgence proclamé en Turquie après la 
tentative de coup d'Etat de juillet 2016 menacent de leur côté 
la Cour européenne des droits de l'homme d'un afflux de milliers 
de plaintes propres à provoquer sa paralysie. 
    Face à ces évolutions, Emmanuel Macron a dit sa foi dans 
l'appartenance historique et culturelle des deux pays à la 
famille européenne et dans l'universalité des droits de l'homme. 
    "Rien ne sert d'exclure celles et ceux qui aujourd'hui ne 
respectent pas les droits fondamentaux, celles et ceux qui 
veulent tourner le dos à leur propre histoire", a-t-il affirmé 
en prônant l'approche diplomatique et le dialogue.  
    La France, qui présidera le Comité des ministres du Conseil 
de l'Europe de mai à novembre 2019 est pressentie pour 
accueillir un sommet de l'organisation si un consensus se 
dessine entre ses membres pour redéfinir le rôle de 
l'organisation et réaffirmer leur engagement démocratique. 
    François Hollande avait dit la disponibilité de la France 
lors de sa visite au Conseil de l'Europe, en octobre 2016.  
 
 (Gilbert Reihlac, édité par Yves Clarisse) 
 
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