RPT-Les portiques virtuels en pointe pour la sécurité des transports

le , mis à jour à 18:41
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 (Répétition coquille) 
    * Contrôles mêlant biométrie et analyse des passeports 
    * Des profileurs derrière les caméras de surveillance 
    * Créer des aléas pour les terroristes potentiels 
    * Les queues aux portiques traditionnels créent des cibles 
    * La SNCF multiplie les expérimentations 
 
    par Cyril Altmeyer 
    PARIS, 30 mai (Reuters) - Multiplier les caméras de 
surveillance et les portiques ne suffit pas : dans les gares et 
les aéroports, où il faut avoir des yeux partout, les contrôles 
virtuels vont se multiplier, alliant technologies de pointe et 
profileurs, estiment des responsables de la sécurité. 
    Les portiques virtuels, utilisant notamment la biométrie et 
l'analyse en temps réel des passeports, permettront à terme de 
renforcer la sécurité, a déclaré à Reuters Augustin de Romanet, 
le PDG de Groupe ADP  ADP.PA , exploitant des aéroports de 
Roissy et d'Orly. 
    "Vous aurez des caméras qui vous verront à l'entrée de 
l'aéroport et regarderont si votre visage est fiché", 
explique-t-il. 
    Objets d'un éphémère débat à l'issue de l'attentat du 22 
mars à l'aéroport de Bruxelles, les portiques traditionnels 
n'ont pas leur place à l'entrée des aérogares, estime-t-il. 
    "Il ne faut pas créer de file d'attente dans les zones 
publiques pour ne pas donner des cibles aux terroristes", 
souligne Augustin de Romanet. 
    Dans le cadre des portiques virtuels, le PNR (Passenger name 
record), finalement adopté mi-avril par le Parlement européen et 
déjà utilisé aux Etats-Unis, sera une source cruciale de 
renseignement sur le passager dès la commande du billet d'avion. 
  
    Une fouille plus détaillée de tout individu figurant dans 
une "watch list" pourrait ainsi être déclenchée afin de lutter 
contre le retour en Europe de djihadistes. 
     
    INTÉGRER LES EQUIPEMENTS PLUTÔT QUE LES MULTIPLIER 
    La clé, c'est non seulement de combiner divers types de 
caméras, mobiles ou pas, des petits radars, des portiques et des 
badges, mais surtout de bien intégrer tous ces équipements, 
explique Marc Darmon, directeur général adjoint de Thales 
 TCFP.PA  chargé des systèmes de défense et sécurité. 
    "Comment choisir parmi ce que l'on voit ? Ce n'est pas la 
peine d'avoir des centaines de caméras si on n'a pas un système 
intelligent pour le suivre", souligne-t-il. 
    Distinguer un évènement anormal - un passager qui ne se 
trouve pas dans la salle d'embarquement correspondant à son 
billet par exemple - permet de déclencher une intervention si 
nécessaire. 
    Et plus le criblage sera efficace, mieux les libertés 
individuelles seront respectées, estime un responsable de la 
sécurité. 
    "Eviter de mettre des gens à Guantanamo juste parce qu'il a 
un nom qui ressemble à un autre, on doit pouvoir faire mieux", 
juge-t-il. 
    La SNCF, gérant un dense réseau de gares encore plus 
complexes à sécuriser que des aéroports, multiplie les mesures 
additionnelles et les expérimentations que le PDG de Groupe ADP 
dit suivre de très près. 
    L'entreprise teste différents logiciels intelligents qui 
analysent en temps réel ou en différé les images provenant des 
quelque 40.000 caméras dont elle est propriétaire.  
    "Nous devrions donc pouvoir nous doter de ces logiciels, les 
généraliser et faire savoir à nos clients que ces outils 
fonctionnent à leur service pour leur sécurité et leur 
sérénité", explique son secrétaire général Stéphane Volant. 
     
    CRÉER DES ALÉAS 
    La SNCF va recruter une vingtaine de profileurs parmi les 
agents de la police ferroviaire pour déceler des "signaux 
faibles", des comportements suspects et les analyser en direct 
pour décider d'une éventuelle intervention. 
    L'objectif majeur de ces dispositifs est de créer un maximum 
d'aléas pour les terroristes potentiels, le plus souvent 
fébriles au moment de passer à l'acte, expliquent les 
responsables de la sécurité.        
    "Il y a une espèce de course contre la montre. Plus vous 
rendez difficile les choses aux terroristes, plus vous leur 
compliquez la tâche, plus ils vont devoir trouver des parades et 
 plus ils risquent de s'exposer et avoir un comportement 
suspect", explique l'un d'entre eux. 
    Des portiques mobiles pourraient être utilisés de façon 
extrêmement souple (à certaines heures, sur certains quais, dans 
certaines gares) en fonction des analyses faites de la menace et 
des flux de clients prévisibles, explique Stéphane Volant. 
    Parallèlement, depuis la mi-janvier à l'entrée des quais de 
la gare Montparnasse et la gare de Marseille Saint-Charles, la 
SNCF expérimente des portiques de contrôle des billets auxquels 
des dispositifs de détection des explosifs et des armes 
pourraient être ajoutés. 
    La SNCF, qui consacre chaque année plus de 400 millions à la 
sûreté, expérimente aussi depuis plusieurs mois un appareil 
appelé Itemizer qui permet de détecter la présence de traces 
d'explosifs sur les bagages abandonnés. 
    D'ici la mi-juin, à temps pour le début de l'Euro de 
football en France, une trentaine de chiens renifleurs seront en 
outre déployés pour détecter les explosifs et permettre de facto 
une multiplication des contrôles, précise aussi la SNCF. 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 

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  • opelin il y a 6 mois

    Il n'y a qu'à "pucer" les gens fichés, comme les animaux domestiques. Comme ça une simple appli sur vôtre smartphone et hop ça sonne dès qu'un indésirable entre dans vôtre champ. Et dire qu'il y a quelques années ces pratiques nous auraient horrifiés et auraient déclenché une révolution.