RPT-Les craintes liées au Brexit et aux taux pèsent sur Wall Street

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    * Le Dow a perdu 0,47%, le S&P-500 0,50% et le Nasdaq 0,21% 
    * Le FMI abaisse sa prévision de croissance pour les USA 
    * Apple et les banques limitent le recul des grands indices 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mardi soir) 
    par Noel Randewich 
    NEW YORK, 5 octobre (Reuters) - La Bourse de New York a fini 
en baisse mardi avec les inquiétudes suscitées par les modalités 
du Brexit, l'abaissement par le Fonds monétaire international 
(FMI) de sa prévision de croissance de l'économie américaine 
cette année et la perspective d'une prochaine hausse de taux aux 
Etats-Unis. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 85,40 points, soit 0,47%, 
à 18.168,45. Le S&P-500  .SPX , plus large et principale 
référence des investisseurs, a cédé 10,71 points, soit 0,50%, à 
2.150,49. Avec sa forte pondération technologique, le Nasdaq 
Composite  .IXIC  a davantage bénéficié de la hausse du titre 
Apple  AAPL.O  et a mieux résisté avec un repli limité à 0,21%, 
soit 11,22 points, à 5.289,66. 
    Il s'agit de la deuxième séance consécutive de baisse à Wall 
Street, où l'on se demande si la sortie de la Grande-Bretagne de 
l'Union européenne ne sera pas sans quelques dégâts après les 
déclarations au cours du week-end de la Première ministre 
britannique, Theresa May. Cette dernière a donné l'impression de 
vouloir que la Grande-Bretagne reprenne le contrôle de son 
immigration quitte à ne plus avoir accès au marché unique 
européen. 
    Ces propos ont contribué à faire tomber la livre sterling 
mardi à un plus bas de 31 ans face au dollar  GBP=D4 , à 1,2720 
dollar. 
    "Il est évident que cela a fait des vagues avec la 
perspective d'une séparation de la Grande-Bretagne de l'UE 
légèrement plus désordonnée", dit Bill Northey, chez U.S. Bank. 
    Apple a pris 0,43% à 113 dollars et a été le principal 
soutien du S&P-500 et du Nasdaq. La firme à la pomme a étendu la 
portée mondiale de son système de paiement Apple Pay en 
annonçant son lancement dans un 10e pays, la Russie. 
    Le fabricant de l'iPhone n'a guère pâti des annonces 
largement attendues de Google  GOOGL.O , qui a présenté un 
nouveau smartphone, un casque de réalité virtuelle et un 
assistant numérique à commande vocale dans le cadre de ses 
efforts pour commercialiser des appareils en son nom propre et 
de mieux concurrencer Apple.   
    Le titre Alphabet, maison-mère de Google, a fini sur un gain 
modeste de 0,3% à 802,79 dollars. 
     
    LE SECTEUR FINANCIER SEUL EN HAUSSE 
    L'abaissement par le FMI de sa prévision de croissance aux 
Etats-Unis cette année était lui aussi attendu mais il a tout de 
même pesé sur le moral des investisseurs. 
    Dans ses perspectives économiques d'automne, le FMI ne 
prévoit plus que 1,6% de croissance pour l'économie américaine 
en 2016, contre 2,2% prévu mi-juillet, du fait d'un mouvement 
prolongé de réduction des stocks et de la faiblesse de 
l'investissement des entreprises.   
    "Le FMI a démontré par le passé qu'il était plutôt bon dans 
sa capacité à prédire la croissance mondiale et assurément 
lorsqu'il y a un abaissement, le marché a tendance à le traduire 
par un mouvement de ventes", dit Randy Frederick, directeur 
exécutif du trading et des dérivés chez Charles Schwab à Austin. 
    Les investisseurs sont d'autant plus prudents qu'ils 
continuent de s'interroger sur le calendrier de relèvement des 
taux de la Réserve fédérale, alors que les prises de position de 
responsables de la Fed se multiplient en faveur d'un prochain 
tour de vis monétaire. 
    Mardi, c'est le président de la Fed de Richmond, Jeffrey 
Lacker, qui a assuré qu'il se serait prononcé en faveur d'une 
hausse de taux lors de la dernière réunion de politique 
monétaire de la Fed s'il avait pu voter.   
    Les investisseurs estiment à 63% la probabilité d'une hausse 
de taux en décembre aux Etats-Unis, selon le baromètre FedWatch 
de CME Group. 
    En conséquence, le secteur financier  .SPSY  a été le seul 
des 10 grands indices sectoriels du S&P à finir dans le vert, 
avec une progression de 0,32% et des hausses de 0,86% à 1,53% 
pour JPMorgan Chase  JPM.N , Bank of America  BAC.N  et 
Citigroup  C.N . 
    Sears Holdings  SHLD.O  a bondi de 6,42% à 12,10 dollars en 
réaction à des informations de Bloomberg sur une prochaine 
cession de la marque d'outillage Craftsman, qui pourrait être 
valorisée jusqu'à deux milliards de dollars (1,8 milliard 
d'euros).   
    Environ 7,2 milliards d'actions ont été échangées au cours 
de la séance sur les différents marchés américains, contre 7,1 
milliards en moyenne sur les 20 séances précédentes, selon les 
données Thomson Reuters. 
    Au-delà de la dépréciation de la livre sterling, le dollar a 
progressé face à un panier de devises de référence  .DXY  
(+0,45%), mais aussi face au yen  JPY= , jusqu'à près de 103 
yens pour un dollar, et face à l'euro  EUR= , aux alentours de 
1,12 dollar pour un euro. 
    Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des 
obligations du Trésor américain  US10YT=RR  a grimpé à 1,6899% 
contre 1,624% lundi. 
 
 (Avec Yashaswini Swaminathan; Bertrand Boucey pour le service 
français) 
  
 
 

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