RPT-Les Britanniques se prononcent sur l'appartenance à l'UE

le , mis à jour à 07:03
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 (Répétition sans changement) 
    * Les enquêtes d'opinion montrent que le "In" et le "Out" 
sont quasiment à égalité 
    * Deux sondage publiés mercredi soir suggèrent que le 
"Remain" a le vent en poupe 
    * La livre atteint un pic de six mois face au dollar après 
ces sondages 
    * Volatilité attendue sur les marchés financiers quel que 
soit le résultat 
 
    par Elizabeth Piper 
    LONDRES, 23 juin (Reuters) - Les Britanniques se prononcent 
jeudi sur l'avenir de leur pays au sein de l'Union européenne à 
l'occasion d'un référendum qui a donné lieu à une âpre campagne, 
marquée par de profondes divisions et le choc de l'assassinat 
d'une députée travailliste en faveur du maintien au sein de 
l'UE. 
    Sous la pression du parti conservateur au pouvoir et de la 
montée en puissance de la frange anti-européenne de ce dernier, 
le Premier ministre David Cameron a été à l'initiative ce 
référendum, espérant mettre un terme à des décennies de débat 
relatif à la place de la Grande-Bretagne en Europe et à ses 
liens avec Bruxelles. 
    La plupart des enquêtes d'opinion placent les camps du 
"Leave" et du "Remain" au coude à coude au terme d'une campagne 
dominée par les thèmes de l'immigration et de l'économie. 
    Les deux dernières en date, publiées mercredi soir, semblent 
cependant suggérer une balance qui penche en faveur du maintien 
dans l'Union européenne, ce qui s'est traduit par une hausse de 
0,6% de la livre par rapport au dollar, qui, à 1,4847, se traite 
à son plus haut de l'année face au billet vert. 
    Une enquête téléphonique menée par l'institut ComRes pour le 
compte du journal le Daily Mail et la chaîne de télévision ITV 
montre en effet que le camp du "Remain" est crédité de 48% des 
intentions de vote, contre 42% pour les partisans du "Leave". 
    Un précédent sondage de ComRes, pour le quotidien The Sun, 
avait donné le 14 juin une avance limitée à un point pour les 
partisans d'un maintien au sein de l'Union européenne. 
    Publié par The Times, un sondage YouGov a de son côté donné 
le camp du "In" à 51% contre 49% pour les tenants d'une sortie 
de l'UE. Une précédente enquête YouGov menée pour le même 
journal avait placé le camp du "Out" en tête. 
    Cependant, un sondage Opinium publié plus tôt mercredi avait 
crédité le camp des partisans d'une sortie de l'UE d'un point 
d'avance sur ceux du maintien.  ID:nL8N19E3WH  
    Les partisans d'une rupture avec l'UE estiment que 
l'économie du pays bénéficierait d'un "Brexit" tandis que David 
Cameron a dit qu'une telle issue provoquerait un chaos 
financier. 
    Les investisseurs, les courtiers et les entreprises se 
préparent à une forte volatilité sur les marchés financiers, 
quel que soit le résultat du vote. 
    Tout dépendra de la participation, les jeunes Britanniques 
étant vus comme étant de plus chauds partisans de l'Union 
européenne que leurs aînés mais moins enclins à se rendre aux 
urnes. 
     
    PROFONDES DIVISIONS 
    Mercredi, les deux camps ont jeté mercredi leurs dernières 
forces dans la bataille pour tenter de faire basculer les 
indécis, qui détiennent l'une des clefs du scrutin. 
 ID:nL8N19E25F  
    L'issue de cette consultation, sur fond de montée de 
l'euroscepticisme à l'échelle continentale, déterminera aussi 
l'avenir de la construction européenne. Et une victoire du 
Brexit serait de nature à déclencher une tempête sur les marchés 
financiers, déjà très nerveux. 
    "C'est très serré, nul ne sait ce qui va se passer", déclare 
David Cameron mercredi dans le Financial Times. Même en cas de 
victoire du "Remain", le Premier ministre britannique pourrait 
éprouver des difficultés à rassembler un parti conservateur 
déchiré, voire à conserver son poste. 
    Les enquêtes d'opinion ont dressé le tableau d'une 
Grande-Bretagne profondément divisée, avec de grandes 
différences entre les personnes âgées et les plus jeunes et 
entre une Ecosse et une ville de Londres pro-européennes et un 
centre du pays eurosceptique. 
    Quel que soit le résultat du vote, l'accent mis au cours de 
la campagne sur l'immigration en Grande-Bretagne, en forte 
hausse ces dernières années, pourraient accentuer les fractures 
d'un pays, également marqué par creusement de l'écart de 
richesse entre les pauvres et les plus fortunés. 
    Le vote de jeudi se déroulera une semaine jour pour jour 
après le meurtre de la députée travailliste Jo Cox, qui militait 
pour le maintien.  
    Depuis sa mort, certains instituts de sondage font état 
d'une progression du "In", mais les intentions de vote restent 
extrêmement serrées et l'écart entre les deux camps se situe 
souvent dans la marge d'erreur. 
    Jeudi, les bureaux, ouverts dès 05h00 GMT, fermeront à 21h00 
GMT. L'institut de sondage YouGov a prévu de livrer 
immédiatement une première estimation qui sera diffusée sur 
SkyNews.  
    Les grands diffuseurs n'ont en revanche pas prévu de 
réaliser leur propre sondage sortie des urnes, la marge d'erreur 
étant à leurs yeux trop importante devant un résultat qu'on 
annonce serré. 
    Des premiers résultats partiels et les chiffres de la 
participation seront connus dans la nuit à partir de 01h00 GMT. 
Le résultat officiel ne devrait être proclamé que vendredi 
matin, sans doute après 06h00 GMT. 
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur le référendum:   
    ENCADRE Les points à surveiller après la clôture du scrutin: 
  
 
 (Eric Faye, Henri-Pierre André, Nicolas Delame et Jean-Philippe 
Lefief et Benoît Van Overstraeten pour le service français) 
 
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