RPT-Les Bourses européennes hésitent à la mi-séance

le
0
LA BOURSE DE PARIS DANS LE VERT À LA MI-SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS DANS LE VERT À LA MI-SÉANCE

Répétition du titre

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont hésitantes mardi à mi-séance, après leur net recul de lundi, et Wall Street est attendue en légère hausse, les inquiétudes sur les implications du plan de sauvetage des banques chypriotes continuant à dominer la tendance et à freiner tout rebond.

Toutes les banques de Chypre sont fermées ce mardi pour le 11e jour consécutif et leur réouverture, prévue jeudi, sera encadrée par un strict contrôle des mouvements de fonds pour éviter une fuite des capitaux et une panique des épargnants après l'accord sur le renflouement du pays. Le ministre des Finances, Michael Sarris, a déclaré dans la matinée que les plus gros clients des banques pourraient perdre environ 40% de leurs dépôts.

À Paris, l'indice CAC 40 reprend 0,47% à 3.745,43 points vers 11h50 GMT. À Francfort, le Dax regagne 0,13% et à Londres, le FTSE est stable. En revanche, l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 recule encore de 0,27% à ce stade.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,2% à 0,4% à ce stade, en attendant la publication d'une nouvelle série d'indicateurs macroéconomique .

Les valeurs bancaires, qui avaient mené la baisse lundi, restent faibles. L'indice sectoriel des banques perd 0,4% après avoir perdu 1,9% lundi. Société générale perd 1%, l'espagnole BBVA 1,9% et les italiennes Intesa San Paulo et Unicredit respectivement 2,1% et 2,6%.

"Dans le secteur bancaire, je pense que le marché va être plus prudent, mais il va également faire le tri entre les bonnes et mauvaises et c'est ce que l'on commence à voir, les banques les plus fragiles faisant l'objet d'un fort courant de ventes", dit Vincent Guenzi, analyste technique chez Cholet Dupont, qui s'attend à ce que BNP Paribas (+0,6%) en sorte gagnante.

Les télécoms essuient la plus forte baisse sectorielle, avec un indice européen des télécoms en recul de 1,34%. L'opérateur espagnol Telefonica (-4,14%), recul le plus marqué de l'indice pan-européen EuroStoxx 50, poursuit son recul après avoir placé un peu moins de 2% de son capital détenu en autocontrôle, pour 975 millions d'euros.

Après avoir touché un plus bas de quatre mois face au dollar lundi, l'euro reste faible, autour de 1,2870 dollar. Les analystes estiment que la crainte d'une mise à contribution des dépôts bancaires dans les prochains plans de sauvetage pourrait continuer à peser sur la devise.

Sur le marché obligataire, la tendance est hésitante aussi, les investisseurs essayant de savoir si le plan chypriote constituera effectivement, oui ou non, un précédent en zone euro.

Dans un entretien accordé lundi à Reuters et au Financial Times, le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a déclaré que le plan de sauvetage élaboré pour Chypre constituait un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires dans la zone euro et que d'autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire.

Mais il a ensuite semblé faire marché arrière, laissant les marchés dans l'incertitude.

Ceci étant, la Commission européenne a déclaré qu'il n'était pas exclu qu'une nouvelle loi européenne prévoie la mise à contribution des dépôts bancaires de plus de 100.000 euros en cas de sauvetage d'une banque.

Le pétrole se stabilise, avec un baril de Brent toujours au-dessus des 108 dollars après sa forte hausse de la veille en réaction à la sortie de crise à Chypre. La prime du Brent sur le brut léger américain est tombée à son plus bas niveau en huit mois, à 12,84 dollars contre 23,45 en février, l'augmentation de la production de schistes bitumineux aux Etats-Unis ayant limité les besoins d'importation du pays en pétrole en provenance d'Afrique et de Mer du Nord.

Juliette Rouillon pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant