RPT-Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES ACCENTUENT LEURS PERTES À MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES ACCENTUENT LEURS PERTES À MI-SÉANCE

Répétition: mot manquant au deuxième paragraphe.

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes accentuent leurs pertes à mi-séance et Wall Street est attendue en baisse, les investisseurs restant prudents avant les chiffres de l'emploi américain.

Ces derniers, publiés à 12h30 GMT, seront d'autant plus suivis que les inscriptions au chômage ont enregistré leur plus forte hausse en quatre mois durant la semaine au 30 mars.

"Les anticipations sur l'emploi publiées aujourd'hui ont été revues à la baisse. Les investisseurs craignent un coup de bambou printanier, un revers pour la croissance", déclare Philip Tyson, stratège chez ICAP.

Par ailleurs, les ventes au détail dans la zone euro ont reculé de 0,3%, laissant planer un doute sur la prochaine sortie de la récession de la zone euro. Les économistes avaient anticipé une baisse limitée à 0,2%.

À Paris, le CAC 40 perd 0,99% (-36,85 points) à 3.689,31 points vers 10h30 GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,37% et à Londres, le FTSE baisse de 1,15%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 recule de 0,75%.

Le secteur aérien accuse la plus forte baisse sectorielle en Europe. Air France-KLM (-5,83%) signe le plus fort repli du SBF 120 à Paris, les investisseurs s'inquiétant des conséquences d'une nouvelle pandémie de grippe en Chine. Lufthansa (-5,28%) marque la plus forte baisse de l'EuroFirst 300.

A rebours de la tendance, EDF progresse de 1,89%, la plus forte hausse de l'indice parisien, HSBC ayant relevé son objectif de cours.

Sur le marché des changes, le yen poursuit sa hausse face au dollar, les cambistes prenant leurs bénéfices après le plus bas en trois ans et demi atteint hier. Cette hausse pourrait se poursuivre si les chiffres de l'emploi américain étaient jugés décevants.

Sur le marché obligataire, l'annonce par la Banque du Japon (BoJ) d'un assouplissement spectaculaire de sa politique monétaire a pour conséquence une forte baisse des rendements de obligations des Etats européens bénéficiant d'une bonne notation.

Ainsi, le rendement des obligations néerlandaises à dix ans est tombé à 1,44% et celui de l'OAT française à 10 ans à un plus bas record de 1,81%, les investisseurs privilégiant des actifs aux rendements plus élevés que ceux des Bunds.

Le baril de Brent est reparti en baisse et évolue proche des 106 dollars, après avoir touché un plus bas de cinq mois de 105,29 dollars la séance précédente, en raison des doutes concernant la vigueur de la reprise de l'économie américaine.

Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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