RPT-LEAD 2-Wall Street finit en hausse malgré IBM

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(Bien lire "un pourcentage moyen de 63%" au §10) * Le Dow a gagné 0,12%, le S&P-500 0,91%, le Nasdaq 1,35% * L'indice de volatilité du CBOE perd 15,6% * IBM a pesé sur le Dow Jones mais d'autres sociétés ont compensé par Chuck Mikolajczak et Yasmeen Abutaleb NEW YORK, 20 octobre (Reuters) - Wall Street a terminé en hausse lundi, le Dow Jones, longtemps plombé par les résultats décevants d'IBM, ayant réussi in extremis à terminer dans le vert, tandis que le S&P-500 et surtout le Nasdaq Composite affichent eux des gains plus convaincants. D'autres résultats, ressortis supérieurs au consensus comme ceux d'Halliburton HAL.N (+0,6% en clôture) et de Gannett GCI.N (+5,0%) ont soutenu le marché, apaisant les craintes liées à l'évolution de la croissance mondiale qui ont affecté les places boursières de la planète ces derniers jours. "Certaines des craintes de la semaine passée se sont atténuées", a observé Jack Ablin (BMO Private Bank). "Plus on se concentrera exclusivement sur les valeurs fondamentales, les bénéfices et les chiffres d'affaires et moins sur les gros titres, et plus la Bourse aura l'opportunité de remonter". IBM IBM.N a perdu 7,11% en clôture après avoir fait état d'une chute de 4% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre et revu à la baisse ses prévisions de bénéfices pour 2015. IBM a également annoncé lundi la cession à GlobalFoundries de son activité déficitaire de fabrication de semiconducteurs, un désengagement pour lequel il déboursera 1,5 milliard de dollars sur trois ans. ID:nL6N0SF2PF ID:nL6N0SF1XZ L'action IBM a été de loin la plus grosse perte des indices Dow Jones et S&P-500. IBM "est inexistant dans le mobile et faible dans le 'cloud' et il a annoncé qu'il payait quelqu'un pour reprendre ses semiconducteurs", constate Art Hogan (Wunderlich Securities). "Mais il faut considérer les ratés dans les résultats de la manière qu'ils doivent l'être, c'est-à-dire propres à telle société donnée". Le Dow Jones .DJI gagne 19,26 points (0,12%) à 16.399,67. Le S&P-500 .SPX prend 17,26 points (0,91%) à 1.904,02. Le Nasdaq Composite .IXIC avance de 57,64 points (1,35%) à 4.316,07. Les "small caps" ont également rebondi, avec un indice Russell 2000 .TOY en hausse de 1,2%. L'indice de volatilité du CBOE .VIX a terminé en chute de 15,6% à 18,57 et en deçà de sa moyenne mobile de 14 jours. Cet indice avait gagné 51% en deux semaines. EN ATTENDANT LA FED La saison des résultats va connaître une accélération brutale cette semaine avec pas moins de 130 sociétés de l'indice S&P-500 qui doivent publier leurs comptes trimestriels. Selon des données Thomson Reuters, sur 87 sociétés de cet indice qui ont annoncé leurs résultats, 63,2% ont battu le consensus, soit à peu près le pourcentage moyen de 63% depuis 1994, contre 67% pour les quatre trimestres précédents. Les bénéfices des sociétés sont attendus en hausse de 6,7% et les chiffres d'affaires en progression de 3,6%. Aux valeurs encore, BlackBerry BB.TO BBRY.O a gagné 8,5%après la publication d'informations selon lesquelles le chinois Lenovo 0922.HK pourrait formuler une offre. ID:nL6N0SF3TU Apple AAPL.O , qui a publié ses comptes trimestriels après la clôture, avait fini en hausse de 2,1% et gagnait 1,3% en après-Bourse. ID:nL6N0SF516 On dénombre 2.281 hausses contre 811 baisses sur le Nyse et 1.845 hausses contre 833 baisses sur le Nasdaq. Le volume représente 6,4 milliards de titres échangés, en deçà de la moyenne du mois de 8,5 milliards, selon BATS Global Markets. Sur le marché des changes, les grandes monnaies ont évolué dans des marges étroites, après une semaine d'intenses fluctuations et en l'absence d'indicateurs économiques de poids. L'euro a toutefois progressé à la fois contre le dollar et le yen en dépit des dernières statistiques allemandes qui ont fait pâle figure. Les volumes s'étiolent sur le marché des changes, dans la perspective de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale la semaine prochaine. Les Treasuries ont monté car les intervenants s'interrogent sur les répercussions pour l'économie américaine de l'atonie européenne et parient en outre que la Réserve fédérale, qui se réunit les 28 et 29 octobre, ne relèvera pas les taux avant la fin de l'an prochain. Les conflits au Moyen-Orient et le virus Ebola font en outre que le rendement de l'emprunt de référence à 1à ans reste très peu éloigné du seuil des 2%. (Wilfrid Exbrayat pour le service français)

 

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