RPT-LEAD 2-Urgences-Touraine annonce l'arrêt de la grève, l'Amuf surprise

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(RPT nom de Prudhomme, § 2) PARIS, 22 décembre (Reuters) - Marisol Touraine a annoncé lundi l'arrêt de la grève des médecins urgentistes, provoquant la surprise et la réprobation de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf). "Il est étonnant que la ministre annonce à la presse, avant même d'avoir contacté les principaux responsables, la fin d'un mouvement de grève. Ce n'est pas elle qui décide de qui est en grève ou pas", a déclaré Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Amuf, qui avait lancé l'appel à la grève à partir de ce lundi. "Pour l'instant, nous n'avons aucun écrit, aucun document signé de la ministre", a-t-il ajouté sur iTELE. "Ce sont des pratiques politiques qui ne sont pas à l'honneur des gens qui les utilisent." Marisol Touraine s'était auparavant félicitée "de l'issue favorable" des discussions avec les urgentistes et avait souhaité pouvoir avancer avec les autres professionnels de la santé bientôt engagés dans d'autres mouvements de grève. "La levée du préavis de grève des urgentistes est évidemment une excellente nouvelle", a-t-elle ajouté à la sortie du conseil des ministres. En réponse aux demandes des urgentistes, la ministre de la Santé a précisé qu'un décompte horaire du temps de travail serait mis en place "de la manière la plus rapide possible et en tout cas au premier semestre 2015". "Je souhaite que cette issue favorable puisse trouver, à court ou moyen termes, d'autres prolongements avec d'autres professionnels de santé", a poursuivi Marisol Touraine. L'Amuf et la CGT demandent en particulier que le temps de travail soit limité à 48 heures par semaine, la limite prévue par la législation européenne, et une rémunération supplémentaire au-delà de 39 heures. Les médecins généralistes sont quant à eux invités à fermer leur cabinet à partir de mardi pour obtenir la modification du projet de loi sur la santé que Marisol Touraine doit présenter au printemps. Ils contestent notamment la généralisation prévue du "tiers-payant", qui permettra aux patients de ne plus avancer le prix des consultations, mais qui pénalisera les médecins, selon les syndicats. Ils demandent par ailleurs une revalorisation de leurs honoraires. Les cliniques privées sont elles invitées à fermer à compter du 5 janvier pour protester contre ce texte qui menace leur avenir, selon leurs représentants. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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