RPT-LEAD 2-France 2017-Ralliements à Fillon, les pro-Juppé résistent

le , mis à jour à 12:17
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 (Répétition coquille, § 1) 
    * Les sarkozystes votent Fillon 
    * Les partisans de Juppé misent sur sa capacité de 
rassemblement 
    * Juppé assure que sa détermination est "infaillible" 
 
    PARIS, 21 novembre (Reuters) - François Fillon, grand 
vainqueur dimanche du premier tour de la primaire de droite pour 
l'élection présidentielle de 2017, a continué lundi à engranger 
les ralliements mais les partisans de son rival du second tour, 
Alain Juppé, ne s'avouent pas battus.   
    Le président du parti Les Républicains (LR) a annoncé sur 
France 2 qu'il voterait dimanche prochain pour l'ancien Premier 
ministre au second tour de la primaire de la droite pour 
l'élection présidentielle de 2017. 
    "Je pense que c'est celui qui défendra le mieux les valeurs 
de la droite", a déclaré Laurent Wauquiez, qui soutenait 
l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, éliminé dimanche. 
    "Il faudra entendre le message de ceux qui ont voté pour 
Nicolas Sarkozy et qui ont demandé une alternance qui soit une 
alternance forte", a-t-il ajouté. "Et je pense que François 
Fillon est celui qui pourra le mieux le prendre en compte."  
    L'ancien Premier ministre a créé la surprise dimanche, en 
remportant haut la main le premier tour de cette primaire avec 
plus de 44% des suffrages, loin devant celui qui faisait figure 
de favori, Alain Juppé (28,6%).   
    Deux anciens ministres de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux 
et Rachida Dati, ont pour leur part appelé à voter Fillon. 
    "Nous sommes engagés aujourd'hui à ses côtés. Notre soutien 
sera loyal, total, entier et à la hauteur de ce que François 
Fillon souhaitera", a déclaré Brice Hortefeux sur RTL. 
    François Fillon avait déjà engrangé dimanche les ralliements 
de Nicolas Sarkozy, dont il fut le Premier ministre entre 2007 
et 2012, et de Bruno Le Maire, autre perdant du premier tour. 
         
    LE PORTE-PAROLE DE LE MAIRE VOTE JUPPÉ 
    Le porte-parole de Bruno Le Maire, le député LR Franck 
Riester, a en revanche annoncé lundi qu'il voterait dimanche 
prochain pour Alain Juppé, le plus à même selon lui de faire 
gagner la droite en 2017 mais qui n'avait jusqu'ici recueilli le 
ralliement que de Nathalie Kosciusko-Morizet, quatrième. 
    "Parce qu'il rassemble large, parce qu'il rassemble les 
différentes sensibilités de la droite et du centre, bien mieux à 
mon sens que François Fillon", a-t-il expliqué à iTELE. 
    "Et puis deuxièmement, sur les questions de société, 
François Fillon est beaucoup plus conservateur qu'Alain Juppé et 
moi je me retrouve beaucoup plus dans cette vision de la société 
qu'a Alain Juppé", a-t-il ajouté. 
    L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, un des 
principaux soutiens du maire de Bordeaux, a estimé sur BFM TV 
que la primaire n'était pas jouée, malgré l'écart de près de 16 
points séparant François Fillon et Alain Juppé au premier tour. 
    "Je ne pensais pas que l'on puisse passer de 10% à 40% en si 
peu de temps", a-t-il dit en jugeant que cela restait "fragile". 
    Il a estimé qu'Alain Juppé était "le meilleur candidat" face 
à la présidente du Front national, que tous les sondages donnent 
qualifiée pour le second tour de la présidentielle. 
    "Le programme d'Alain Juppé est faisable de A à Z. Je crois 
que le programme de François Fillon est un programme qu'il ne 
pourra pas tenir", a ajouté Jean-Pierre Raffarin. "Le débat de 
jeudi soir (entre les deux candidats) va être déterminant." 
    Le président de l'UDI (centre), Jean-Christophe Lagarde, a 
pour sa part déclaré sur Europe 1 qu'il ferait campagne pour le 
maire de Bordeaux "jusqu'au bout". 
    "Nous ne souhaitions pas que Nicolas Sarkozy puisse être le 
candidat de la droite et du centre. Le problème de personnalité 
étant réglé, je pense qu'on va avoir un débat plus apaisé." 
    Si François Fillon remporte le second tour de la primaire 
dimanche prochain, il faudra "nécessairement avoir une 
discussion sur un programme législatif", a-t-il ajouté.  
    "Nous avons des divergences évidentes sur les problèmes de 
société. Sur l'économie nous avons des différences de degré ; il 
n'y a pas de blocage de nature", a conclu le président de l'UDI. 
    Alain Juppé a pour sa déclaré lundi dans un message à ses 
électeurs potentiels que sa détermination était "infaillible". 
    "Je veux tourner la page d'une décennie désastreuse", 
explique-t-il. "Je veux des réformes crédibles pour ramener 
l'autorité de l'Etat et assurer la sécurité de chacun (...) Je 
veux une France audacieuse et indépendante, ne prenant ses 
ordres ni a Bruxelles, ni a Washington, ni a Moscou." 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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