RPT-LEAD 1-Pétrole-Un accord pour six mois au coeur des discussions

le , mis à jour à 20:55
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 (Répétition mot manquant §1) 
    * Réunion mercredi de pays Opep et hors Opep 
    * L'Arabie saoudite se dit favorable un accord 
    * La Russie se déclare disposée à soutenir un gel de la 
production 
 
    par Rania El Gamal et Olesya Astakhova 
    ISTANBUL, 11 octobre (Reuters) - L'Opep entamera mercredi 
des discussions avec plusieurs pays producteurs extérieurs à 
l'organisation sur les modalités d'un accord visant à plafonner 
la production pétrolière pendant au moins six mois, un projet 
auquel la Russie a fini par apporter son soutien. 
    Les ministres de l'Organisation des pays exportateurs de 
pétrole profitent du Congrès mondial de l'énergie d'Istanbul, 
qui a débuté dimanche, pour réaffirmer leur soutien au projet, 
ébauché à la fin du mois dernier à Alger et qu'ils espèrent 
adopter définitivement fin novembre. 
    "Je peux affirmer que de nombreux pays extérieurs à l'Opep 
sont disposés à s'y joindre (...) nous ne parlons pas de 
soutien, nous parlons de contributions", a déclaré à Reuters 
mardi le ministre saoudien de l'Energie, Khalid al Falih.  
    Des représentants de plusieurs pays membres ou non de 
l'Opep, dont la Russie, l'Azerbaïdjan et peut-être le Mexique, 
participeront à une réunion prévue à 11h00 GMT mercredi en marge 
du congrès d'Istanbul, ont déclaré des ministres du cartel. 
    Tout accord issu de ces discussions s'appliquerait dans un 
premier temps pour six mois et serait ensuite réévalué, a 
précisé le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo. 
    "Nous sommes confiants dans le fait que les autres 
producteurs non-Opep se joindront (à l'accord) parce qu'il sert 
les intérêts de tous les producteurs (...) et aussi des 
consommateurs", a-t-il ajouté. 
    Eulogio Del Pino, le ministre du Pétrole du Venezuela, s'est 
quant à lui prononcé en faveur d'un accord valable d'emblée pour 
un an afin qu'il couvre les périodes de pic de la production des 
différents pays.  
    Le mois dernier à Alger, l'Opep a conclu un accord de 
principe sur une réduction limitée de sa production, censée 
revenir entre 32,5 et 33,0 millions de barils par jour (bpj) 
alors qu'elle évolue actuellement autour de 33,6 millions de 
bpj, un plus haut historique.  
    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a estimé mardi 
que l'offre mondiale de pétrole pourrait diminuer plus 
rapidement pour s'adapter à la baisse de la demande si l'Opep et 
la Russie s'accordaient sur une réduction suffisamment 
importante de la production, tout en expliquant que la durée de 
ce processus d'ajustement était difficile à évaluer. 
  
     
    CERTAINS PAYS POSENT LEURS CONDITIONS 
    L'impact d'un accord éventuel issu des discussions entre 
producteurs risquerait d'être atténué par le fait que les stocks 
mondiaux se sont accumulés ces dernières années pour atteindre 
trois milliards de barils, ainsi que par la volonté affichée de 
la Libye et du Nigeria, tous deux membres de l'Opep, d'augmenter 
leur production, diminuée ces derniers temps par des conflits 
sur leur sol. 
    Quant à l'Iran, troisième producteur de l'Opep après 
l'Arabie saoudite et l'Irak, il affiche sa volonté de ne pas 
réduire ses pompages avant d'avoir atteint quatre millions de 
bpj, un niveau correspondant à celui d'avant 2012, année de 
l'entrée en vigueur des sanctions internationales liées à son 
programme nucléaire, levées partiellement depuis janvier. 
    Pour ce qui est de la Russie, le ministre de l'Energie, 
Alexander Novak, a déclaré mardi que son pays maintiendrait sa 
production à son niveau actuel même en cas d'accord. En 
septembre, Moscou a produit au total de 11,1 millions de bpj. 
    Lundi, le président Vladimir Poutine avait déclaré être 
disposé à se joindre à l'initiative de plafonnement de la 
production des pays de l'Opep. 
    Mais Igor Setchine, le PDG de la compagnie Rosneft  ROSN.MM  
et dirigeant le plus influent du secteur pétrolier russe, a 
affirmé que son groupe n'entendait pas diminuer ses pompages. 
    
    Le Saoudien Khalid al Falih a précisé qu'il ne participerait 
pas directement aux discussions de mercredi en raison d'autres 
engagements mais il s'est entretenu avec son homologue russe 
avant de quitter Istanbul et son ministère a précisé qu'une  
nouvelle rencontre aurait lieu avant la fin du mois à Ryad. 
    "Les ministres ont souligné que leurs deux pays étaient 
déterminés à coopérer entre autres et avec d'autres producteurs, 
de l'Opep et hors Opep, pour améliorer les fondamentaux du 
marché pétrolier, ce qui bénéficiera aux producteurs, aux 
consommateurs, à l'industrie de l'énergie et à l'économie 
mondiale", ajoute le communiqué saoudien.  
     
 
 (avec Parisa Hafezi; Marc Angrand pour le service français) 
 

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