RPT-LEAD 1-Paris, Berlin et Rome affichent un front commun après le "Brexit"

le , mis à jour à 21:18
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 (Répétition mot manquant, § 1) 
    * Propositions à trois pour le Conseil européen de Bruxelles 
    * Aucune négociation avant la notification du "Brexit" 
    * "Rien n'est pire que l'incertitude", dit Hollande 
 
    par Elizabeth Pineau 
    BERLIN, 27 juin (Reuters) - La France, l'Allemagne et 
l'Italie ont affiché lundi un front commun sur la crise 
politique créée par le référendum britannique sur la sortie de 
l'UE et promis de faire ensemble des propositions afin de 
relancer la construction européenne. 
    François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi se sont 
réunis à Berlin à la veille du Conseil européen "post-Brexit" de 
Bruxelles pour débattre de la stratégie à adopter après une 
décision britannique qu'ils entendent respecter. 
    "Il n'y a pas de temps à perdre", peut-on lire dans une 
déclaration commune des trois dirigeants.   
    Ils ont précisé qu'il n'y aurait pas de négociation avec le 
Royaume-Uni tant qu'il ne déclencherait pas l'article 50 du 
traité de Lisbonne qui formalisera sa volonté de quitter l'UE.   
      
    Un message adressé au Premier ministre britannique, David 
Cameron, qui a réaffirmé lundi devant la chambre des Communes 
qu'il laisserait à son successeur, qui sera désigné en 
septembre, le soin d'enclencher le processus de sortie. 
    "Le gouvernement britannique n'invoquera par l'article 50 
pour le moment", a-t-il dit tout en insistant sur le fait qu'il 
fallait respecter la décision des Britanniques, coupant court 
aux spéculations sur la possibilité de revenir sur le vote. 
    Seul le gouvernement britannique peut invoquer cet article, 
ce qui ouvrira une négociation d'une durée pouvant aller jusqu'à 
deux ans pour organiser le retrait. 
    Des tractations permettront parallèlement de définir les 
relations entre les "Vingt-Sept" et le Royaume-Uni, notamment 
sur l'accès au marché unique, mais sans limite de temps. 
     
    "NE PAS FAIRE TRAÎNER LES CHOSES" 
    A la chancellerie allemande, François Hollande, Angela 
Merkel et Matteo Renzi, ont estimé qu'il ne fallait pas traîner, 
une réponse aux interrogations sur l'unité du couple 
franco-allemand sur la manière de traiter le Royaume-Uni. 
    "La responsabilité, c'est de ne pas perdre de temps, ne pas 
perdre de temps pour traiter convenablement la question du 
départ du Royaume-Uni, ne pas perdre de temps non plus pour 
traiter la question de la nouvelle impulsion que nous devons 
donner à l'Union européenne à 27", a déclaré le président 
français lors d'une conférence de presse conjointe. 
    "Nous devons réduire le temps de l'incertitude", a-t-il 
ajouté. "Rien n'est pire que l'incertitude : l'incertitude elle 
génère des comportements politiques souvent irrationnels, 
l'incertitude elle génère aussi des comportements financiers qui 
peuvent être également irrationnels", a dit François Hollande.  
    Après avoir donné le sentiment de vouloir laisser du temps à 
Londres pour gérer cette nouvelle situation, Angela Merkel s'est 
mise au diapason de Paris et Rome, répétant qu'il ne fallait 
"pas faire traîner les choses" et "veiller à ce que les choses 
ne traînent pas en longueur". 
    Les trois pays - fondateurs de la Communauté européenne et 
les plus peuplés - sont convenus de la nécessité de relancer 
l'UE dans le domaines de la sécurité, de la croissance, ainsi 
que de l'harmonisation fiscale et sociale dans la zone euro. 
    "Nous proposerons demain aux chefs d'État et de gouvernement 
et aux institutions européennes de lancer un processus, selon un 
calendrier strict et un ensemble précis d'engagements, afin de 
répondre aux défis présentés par le résultat du référendum 
britannique et de développer des solutions concrètes pour un bon 
avenir aux Européens au sein de l'Union européenne", peut-on 
lire dans leur déclaration.  
    "Une rencontre spéciale des dirigeants en septembre sera 
consacrée aux défis communs auxquels les 27 États membres sont 
confrontés et aux priorités essentielles sur lesquelles ils 
devront décider. Ils devraient aussi se mettre d'accord sur des 
projets concrets à réaliser en Europe dans les six prochains 
mois pour la croissance et la sécurité." 
     
 
 (avec Chine Labbé à Paris, édité par Yves Clarisse) 
 
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