RPT-LEAD 1-Loi Travail-Le gouvernement promet d'écouter les contestataires

le , mis à jour à 13:41
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 (Répétition mot manquant, § 6) 
    * Le gouvernement dit "écouter" la mobilisation anti-loi 
Travail 
    * Les pistes évoquées par El Khomri ne touchent pas à 
l'essentiel 
    * La surcotisation des contrats courts déjà enjeu de 
négociations 
    * Manuel Valls recevra les organisations de jeunes vendredi 
 
    PARIS, 10 mars (Reuters) - Le gouvernement français a promis 
jeudi d'"écouter" les contestataires qui ont manifesté mercredi 
contre son projet de réforme du Code du travail et évoqué 
plusieurs pistes, qui restent cependant très en deçà des 
concessions demandées. 
    La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a ainsi dit sur 
France Info que la surtaxation des contrats courts et l'abandon 
d'une disposition pour les apprentis étaient "sur la table". 
    Manuel Valls a fait savoir qu'il recevrait vendredi matin 
les organisations de jeunes opposées au projet et a ajouté à la 
liste des partenaires sociaux consultés l'Union nationale des 
professions libérales (Unapl).  
    "Le Premier ministre est à l'écoute de tous", assure son 
entourage au lendemain de manifestations qui ont rassemblé 
224.000 personnes, selon le ministre de l'Intérieur, jusqu'à 
500.000, selon les organisateurs.   
    "Quel que soit le nombre de personnes, ça rend nécessaire 
l'écoute", a renchéri le ministre des Finances, Michel Sapin, 
lors d'un point presse. 
    La ministre du Travail a évoqué la piste d'une augmentation 
des cotisations patronales d'assurance-chômage pour les contrats 
courts mais admis que cela relevait avant tout des partenaires 
sociaux. 
    L'idée, avancée par les syndicats, est en effet déjà un des 
enjeux de leurs négociations avec le patronat sur une nouvelle 
convention d'assurance-chômage, engagées en février. (voir 
 ,   et  ) 
     
    APPRENTIS 
    La loi du 14 juin 2013 sur la sécurisation de l'emploi, qui 
reprend l'accord interprofessionnel du 11 janvier 2013, tente 
déjà de limiter le recours à ce type de contrats précaires. 
    Mais la surtaxation alors mise en place n'a pas suffi à 
enrayer la pratique de l'alternance accélérée de périodes de 
chômage indemnisé et de contrats très courts, parce que "plutôt 
modeste" et trop partielle, a estimé Myriam El Khomri. 
    "Donc, en effet, dans la discussion avec les partenaires 
sociaux sur la nouvelle convention assurance-chômage, cette 
question est posée sur la table (...) La proposition existe", 
a-t-elle ajouté. L'objectif étant, a-t-elle précisé, d'inciter 
les employeurs à recruter en contrats à durée indéterminée 
(CDI). 
    La deuxième piste évoquée par la ministre concerne plus 
directement son projet de loi, dont ce n'est cependant pas un 
des principaux éléments.    
    Le texte prévoit que les apprentis de moins de 18 ans 
pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour et 40 heures par 
semaine "à titre exceptionnel ou lorsque des raisons objectives 
le justifient", dans des secteurs déterminés par décret et après 
simple information de l'inspecteur et du médecin du travail. 
    "La possibilité de travailler 40 heures par semaine existe 
déjà (...) avec une autorisation de l'inspection du travail", a 
expliqué Myriam El Khomri. "Ce qui était proposé dans le projet 
de loi, c'était de rester à droit constant et de passer à un 
régime de déclaration." 
     
    INDEMNITÉS PRUD'HOMALES 
    "Cette question a provoqué des questionnements légitimes 
(...) et, en effet, c'est sur la table, pour retirer cette 
proposition", a ajouté la ministre du Travail. 
    La CGT, Force ouvrière et les organisations de jeunes qui 
ont manifesté mercredi et envisagent de nouvelles journées de 
mobilisation exigent pour leur part la suspension ou le retrait 
pur et simple de l'ensemble du texte, de même que la gauche de 
la gauche ou certains élus "frondeurs" du Parti socialiste. 
    Une grande partie du PS, dont la maire de Lille Martine 
Aubry et ses amis, demandent une réécriture plus ou moins 
complète du projet de loi ( ), de même que les 
syndicats réformistes, CFDT en tête. 
    Un des points de blocage est le plafonnement des indemnités 
prud'homales pour licenciement abusif, une disposition clef pour 
le patronat mais dont la CFDT demande l'abandon. 
    "Manuel Valls n'a jamais dit que les indemnités prud'homales 
n'étaient pas négociables", a assuré sur Radio Classique et LCI 
le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie 
Le Guen. "On peut discuter des modalités (...) Cette mesure, 
ainsi que d'autres (...) peuvent évidemment bouger." 
 
 (Emmanuel Jarry, avec Elizabeth Pineau et Myriam Rivet, édité 
par Yves Clarisse) 
 
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  • M9941825 il y a 9 mois

    Faut supprimer les retraites chapeau mais -------il faut augmenter le plafond des indemnités prudhommales = Va comprendre ! ! ! !