RPT-LEAD 1-L'économie grecque a moins souffert qu'attendu au 3e trimestre

le , mis à jour à 14:45
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* Recul de 0,5% du PIB au T3 * Les économistes tablaient sur -2,7% * Vers une contraction moins marquée cette année (Répétition §1) ATHENES, 13 novembre (Reuters) - L'impact sur l'économie grecque des mesures de contrôle des capitaux a été moins violent qu'attendu cet été, montrent les chiffres officiels publiés vendredi. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,5% sur juillet-septembre selon les données corrigées des variations saisonnières (CVS) publiées par l'institut national de la statistique Elstat, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une chute de 2,7%. Athènes a imposé fin juin des mesures de contrôle des capitaux fin juin pour endiguer le mouvement de retraits massifs des dépôts bancaires déclenché par le regain d'inquiétude l'aide financière internationale et le risque de sortie de la Grèce de la zone euro. La quasi-totalité des agences bancaires du pays sont restées fermées pendant trois semaines. Les craintes se sont en partie apaisées après l'accord conclu le 13 juillet à Bruxelles entre le gouvernement d'Alexis Tsipras et les bailleurs de fonds. "Il s'agit d'un chiffre nettement meilleur que prévu, qui confirme la résistance de l'économie déjà reflétée par d'autres indicateurs comme les ventes au détail et la production industrielle", a déclaré Nikos Magginas, économiste de la Banque nationale de Grèce, à propos de la première estimation du PIB. Selon lui ces données suggèrent que la Grèce s'oriente vers une récession moins marquée que prévu et que le recul du PIB pourrait être inférieur à 1% sur l'ensemble de l'année 2015. Un avis partagé par Platon Monokroussos, économiste d'Eurobank. "Ces données suggèrent une récession d'une ampleur bien inférieure à 1% cette année, probablement d'environ 0,6%", a-t-il indiqué. L'institut Elstat -- qui a également révisé en baisse la croissance du deuxième trimestre, à 0,4% contre 0,9% annoncé auparavant -- prévoit pour sa part une contraction du PIB de 1,4% cette année. La Commission européenne et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s'attendent à une contraction du même ordre, tandis que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) table sur une baisse de 1,5% du PIB grec en 2015. Pour l'ensemble de ces organisations, l'économie grecque pourrait renouer avec la croissance l'an prochain mais cela dépend largement des réformes économiques et bancaires mises en oeuvre. En rythme annuel, le PIB grec a baissé de 0,4% au troisième trimestre alors que les économistes tablaient sur une contraction de 1,9%. (George Georgiopoulos et Michele Kambas; Marc Angrand et Myriam Rivet pour le service français)

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