RPT-LEAD 1-Cameron refuse de payer les 2,1 mds réclamés par l'UE

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(Répétition titre, texte sans changement) par Alastair Macdonald BRUXELLES, 24 octobre (Reuters) - Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré vendredi que le Royaume-Uni ne paierait pas la contribution supplémentaire de 2,1 milliards d'euros au budget de l'Union européenne qui lui est demandé, qualifiant la demande des Vingt-Huit d'"absolument inacceptable". "Ce n'est pas acceptable. C'est une façon horrible de se conduire", a déclaré un David Cameron visiblement en colère lors d'une conférence de presse à Bruxelles, en martelant qu'il ne paierait pas lors de l'échéance le 1er décembre. "Je ne paierai pas cette somme à la date du 1er décembre. Si certains croient que je le ferai, ils auront des surprises. Cela ne se fera pas", a assuré David Cameron, qui dit vouloir comprendre par quel calcul l'UE était parvenue à pareille somme, et se dit prêt à intenter un recours. L'UE a demandé au Royaume-Uni de verser cette somme supplémentaire au budget de l'EU après une révision des statistiques montrant une amélioration de l'état de santé de l'économie britannique. Les responsables européens insistent sur le fait que cette révision, par laquelle l'Italie, les Pays-Bas et la Grèce devront elles aussi payer des contributions supplémentaires tandis que la France et l'Allemagne bénéficieront d'abattements, découlait d'un exercice statistique annuel effectué par les fonctionnaires européens et non pas par des politiques. José Manuel Barroso, le président sortant de la Commission européenne, a défendu ses services, déclarant lors d'une conférence de presse que le système avait été conçu par les Etats européens, lesquels envoient des déclarations de revenus sur la base desquelles sont calculées les contributions. L'UKIP ET FARAGE S'EMPORTENT CONTRE CAMERON A cela, David Cameron a objecté que jamais les révisions annuelles n'avaient été aussi importantes. Il semble avoir eu à cet égard des soutiens du côté des Pays-Bas ainsi que de l'Italie; lors de sa conférence de presse, David Cameron a déclaré que le président du Conseil italien, Matteo Renzi, s'était insurgé contre les "bureaucrates sans coeur" de l'UE. Le secrétaire d'Etat italien aux Affaires européennes, Sandro Gozi, a déclaré que Rome souhaitait voir reporter l'application de la révision des contributions. La chancelière Angela Merkel et le président français François Hollande, dont les contributions sont révisées à la baisse, ont dit en revanche à Cameron que les règles devaient être respectées. En Grande-Bretagne, les opposants eurosceptiques au gouvernement ont accusé David Cameron d'avoir trompé les électeurs. "David Cameron clamait naguère qu'il avait fait baisser le budget européen - mais la contribution britannique a augmenté et maintenant, ce qui est incroyable, elle augmente de nouveau. C'est une honte!", a tonné Nigel Farage, le leader de l'UKIP, formation qui a le vent en poupe, au point d'être arrivée en tête aux élections européennes en Grande-Bretagne en mai dernier. "L'UE est comme un vampire assoiffé du sang des contribuables britanniques. Nous devons protéger les victimes innocentes que nous sommes", a-t-il dit. (avec Andrew Osborn; Danielle Rouquié et Eric Faye pour le service français, édité par Marc Angrand)

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