RPT-LEAD 1-Alerte de l'Onu pour les réfugiés victimes du froid en Europe

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 (RPT sans changement) 
    GENEVE, 13 janvier (Reuters) - L'Agence des Nations unies 
pour les réfugiés (HCR) s'est alarmée vendredi du sort des 
réfugiés et migrants, particulièrement vulnérables face à la 
vague de froid qui s'est abattue sur une partie de l'Europe. 
    L'agence onusienne exhorte les gouvernements européens à en 
faire davantage pour les aider et à cesser de les repousser aux 
frontières ou de les soumettre à des violences. 
    Au moins cinq décès liés au froid ont été enregistrés parmi 
les réfugiés, a dit Cécile Pouilly, porte-parole du HCR. 
    Les corps de deux Irakiens et d'une jeune Somalienne ont été 
découverts en Bulgarie, près de la frontière turque. Un Afghan 
de vingt ans est mort après avoir franchi à la nage le fleuve 
Evros, entre la Grèce et la Turquie, en pleine nuit, par une 
température inférieure à -10°C. Les circonstances du cinquième 
décès n'ont pas été précisées. 
    "Il s'agit de sauver des vies humaines, et pas de 
paperasserie ou de conformité avec des arrangements 
bureaucratiques", s'est émue de son côté Sarah Crowe, 
porte-parole de l'Unicef, le Fonds des Nations unies pour 
l'enfance, lors du même point de presse à Genève. 
    "La situation la pire se produit aujourd'hui en Grèce", 
a-t-elle ajouté. 
    Pour les agences onusiennes, accentuer l'aide aux réfugiés 
en Grèce et en Serbie est une nécessité. Et le reste de l'Europe 
doit s'associer à cet effort. 
    Le HCR demande notamment aux autorités grecques d'accélérer 
le transfert des réfugiés depuis les îles de la mer Egée vers la 
Grèce continentale. 
    Sur les îles de Lesbos et de Chios, des centaines d'entre 
eux ont été conduits ces tout derniers jours vers des centres 
d'hébergement offrant de meilleures conditions de vie. Mais un 
millier d'autres, y compris des enfants, vivent dans des tentes 
ou des dortoirs non chauffés en Grèce sur l'île de Samos. 
    En Serbie, les agences de l'Onu rapportent que 80% environ 
des 7.300 réfugiés, demandeurs d'asile et migrants sont hébergés 
dans des centres chauffés ouverts par les autorités. Mais 1.200 
hommes sont exposés à des conditions extrêmes dans des camps de 
fortune à Belgrade, la capitale serbe. 
    Certains réfugiés et migrants affirment en outre être soumis 
à des violences policières ou victimes de confiscation de leurs 
téléphones portables. 
    "Compte tenu de ces circonstances hivernales rigoureuses, 
nous sommes extrêmement préoccupés par les informations 
signalant que les autorités dans tous les pays situés le long de 
la route des Balkans occidentaux continuent de repousser des 
réfugiés et des migrants vers les pays voisins", a poursuivi la 
porte-parole du HCR. 
    "Certains ont même indiqué qu'on leur avait confisqué des 
vêtements, les rendant encore plus vulnérables à la rigueur de 
l'hiver. Ces pratiques sont tout simplement inacceptables et 
doivent cesser." 
 
 (Stephanie Nebehay et Tom Miles; Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
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  • M1765517 il y a 10 mois

    ce qui doit cesser c'est de se jeter à la mer et advienne que pourra !