RPT-Le référendum sur un "Brexit" au coeur du discours de la reine

le , mis à jour à 04:14
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(Répétition codage technique, texte sans changement) * La reine Elizabeth ouvre la nouvelle législature * David Cameron réclame une réforme de l'Union européenne * "Si nous n'obtenons pas ce dont nous pensons avoir besoin, je n'exclus rien", a prévenu le Premier ministre britannique * Il sera jeudi à Paris et vendredi à Berlin par Andrew Osborn LONDRES, 27 mai (Reuters) - La reine Elizabeth II va détailler ce mercredi devant le Parlement britannique le projet gouvernemental de référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne qui inquiète les partenaires européens de Londres ainsi que les milieux d'affaire. Le traditionnel "discours de la reine", rédigé par les services de David Cameron, ouvre la nouvelle législature issue des élections du 7 mai que le Parti conservateur a largement remportées. Au cours de sa campagne victorieuse, Cameron a promis de renégocier le fonctionnement de l'UE puis de consulter ses compatriotes. Mais il est resté flou sur les réformes qu'il entend obtenir des 27 autres Etats membres et sur le calendrier même de ce référendum, évoquant la fin 2017 "au plus tard". Le chef du gouvernement britannique dit ne pas vouloir d'un "Brexit" ("British Exit"), ou sortie de l'UE, mais, a-t-il prévenu la semaine dernière à Riga lors du sommet sur le "Partenariat oriental" de l'UE, "j'ai toujours dit que si nous n'obtenons pas ce dont nous pensons avoir besoin, je n'exclus rien". Dans un geste symbolique censé démontrer le sérieux de son initiative, un projet de loi encadrant ce référendum sera soumis au Parlement dès jeudi, le jour même où Cameron entamera une première tournée des capitales européennes pour tenter de convaincre ses partenaires. A commencer par François Hollande, avec qui il aura un entretien et un dîner de travail jeudi soir à l'Elysée, et Angela Merkel, qu'il rencontrera vendredi à Berlin. Cameron espère voir la totalité des chefs d'Etat ou de gouvernement de l'UE avant le conseil européen des 25 et 26 juin, où il devrait détailler ses propositions de réforme. Recevant lundi soir le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, il lui a dit que les Britanniques n'étaient "pas satisfaits par le statu quo mais estimaient au contraire que l'UE doit changer afin de mieux répondre à leurs inquiétude", a rapporté sa porte-parole. (voir ID:nL5N0YH00K ) ROUVRIR LES TRAITÉS EUROPÉENS ? Cameron se dit prêt à avancer la date du référendum, ainsi que le lui demandent les milieux d'affaires qui redoutent les effets d'une trop longue incertitude. Mais il est dans la même temps sous la pression de la frange la plus eurosceptique de son parti Tory qui l'exhorte à demander davantage des Européens et à prendre par conséquent le temps nécessaire à la renégociation. "Je pense que nous avons besoin d'un débat qui ait le temps de mûrir. C'est la question constitutionnelle la plus importante de ma génération, c'est un sujet sur lequel nous devrions donc prendre notre temps", a expliqué au micro de la BBC Liam Fox, influent député tory et ancien secrétaire à la Défense. A ce stade, David Cameron a indiqué qu'il souhaitait modifier la politique européenne en matière d'immigration - face à ce qu'il qualifie de "tourisme social", il exige notamment que les ressortissants européens justifient de quatre années de présence sur le sol britannique avant de pouvoir bénéficier d'un ensemble d'avantages sociaux. Il veut aussi protéger les institutions financières de la City d'une intégration européenne "toujours plus forte". Pour ce faire, il est inflexible sur la nécessité, à ses yeux, de rouvrir les traités fondateurs de l'Union européenne, qui sanctuarisent notamment la liberté de circulation des travailleurs. Mais dans un revers potentiel pour Cameron, Paris et Berlin ont rédigé un document commun en vue du conseil européen de la fin juin, que Reuters a pu consulter et dans lequel ils n'envisagent pas de réformer les traités et prônent une coopération accrue entre les 19 Etats membres de la zone euro, à laquelle la Grande-Bretagne n'appartient pas. RENVOI La menace d'un "Brexit" inquiète Paris: ID:nL5N0XW51N (avec William James à Londres et Andreas Rinke à Berlin; Henri-Pierre André pour le service français)

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