RPT-Le marché compte sur la BCE pour doper les profits des sociétés cotées

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 (Répétition sans changement d'une dépêche diffusée mercredi) 
    * La BCE a démarré ses achats d'obligations "corporate" 
    * Une incitation au refinancement de la dette 
    * Fiat, Telefonica, parmi les candidats au 
refinancement-Goldman 
    * Une aubaine pour des résultats à la peine en Europe : 
    * http://reut.rs/2553txN 
 
    par Sudip Kar-Gupta 
    LONDRES, 9 juin (Reuters) - Le programme d'achats 
d'obligations d'entreprise lancé par la Banque centrale 
européenne (BCE) mercredi devrait soutenir les profits à la 
peine des entreprises européennes en réduisant leurs coûts 
d'emprunt et en favorisant le refinancement de leurs dettes à 
des conditions plus avantageuses, estiment des analystes et des 
gérants.  
    La croissance des résultats pourrait ainsi bénéficier d'un 
coup de fouet qui pourrait sur le papier se traduire par une 
hausse à deux chiffres, prévoient certains analystes qui 
s'attendent aussi à des rachats d'actions voire à une 
accélération des opérations de fusions-acquisitions.  
    "Il y a ce coup de pouce qui démarre cette semaine", a dit 
Tim Barker responsable des investissements dans le crédit d'Old 
Mutual Global Investors, en référence au début des achats 
d'obligations corporate par la Banque centrale européenne, 
mercredi.   
    Le programme annoncé en mars et destiné à pousser les 
entreprises à investir et à embaucher en réduisant leurs coûts 
de financement a déjà déclenché une vague d'émissions 
obligataires pour un total de plus de 110 milliards d'euros, 
selon des données d'IFR.  
    Les titres émis par l'assureur Generali  GASI.MI , 
l'opérateur télécom Telefonica  TEF.MC  ou l'énergéticien Engie 
 ENGIE.PA  ont figuré parmi les premières cibles des achats de 
la BCE, ont dit des opérateurs et des investisseurs à IFR, un 
service d'information spécialisé sur les marchés du crédit de 
Thomson Reuters. 
    "Nous avons des actions Telefonica et la BCE apporte un 
soutien supplémentaire à des entreprises comme celles-là", a dit 
Andrea Williams, gérante actions européennes chez London Asset 
Management.  
    Pour Rory McPherson, responsable de la stratégie 
d'investissement de Psigma Investment Management, des 
entreprises du secteur des biens de consommation disposant de 
solides cash-flows, comme Unilever  ULVR.L , bénéficieront aussi 
du programme d'achats de la BCE.  
     
    CINQ ANNÉES DE VACHES MAIGRES POUR LES PROFITS 
    Il pourrait aussi ouvrir la voie à des rachats d'actions et 
à des opérations de fusions-acquisitions, ont dit des gérants, 
ce qui soutiendra la dynamique des profits des entreprises 
européennes, en recul sur trois des quatre dernières années en 
données agrégées et qui pourraient peiner à croître cette année. 
    Graphique sur l'évolution des prévisions de croissance des 
bénéfices par action des entreprises européennes depuis 2011:  
    http://reut.rs/2553txN 
     
    Selon UBS, le taux d'intérêt moyen payé par les entreprises 
européennes sur leur dette, aussi bien bancaire qu'obligataire, 
est de 2,8%. D'après l'indice Iboxx des entreprises non 
financières, le rendement moyen de leur dette en catégorie 
d'investissement ressortait à 1,15%, mardi.  
    L'écart signifie que si l'intégralité de la dette existante 
était refinancée, les résultats progresseraient de 11% environ, 
estime Nick Nelson, responsable de la stratégie actions 
européennes chez UBS.  
    De manière plus réaliste, il calcule que si les entreprises 
européennes refinançaient leurs dettes arrivant à échéance entre 
2016 et 2020, la réduction de la charge d'intérêt pourrait 
augmenter la croissance des résultats d'un à 1,5 point de 
pourcentage chaque année dans l'hypothèse d'un maintien des taux 
à leurs niveaux actuel.  
    "Cela peut sembler assez faible mais après cinq années sans 
croissance, et sachant que le consensus pour cette année est 
proche d'une croissance nulle, c'est mieux que rien."  
    Les entreprises lourdement endettées dans des secteurs comme 
la construction, les télécoms et les services aux collectivités 
seront les plus enclines à refinancer leur dette, ce qui 
améliorera leurs résultats et la rémunération de leurs 
actionnaires, ont dit des investisseurs.  
    Telecom Italia, Fiat Chrysler  FCH.MI , Telefonica et E.ON 
 EONGn.DE  figurent parmi les entreprises qui peuvent voir leurs 
résultats progresser si elles refinancent aux niveaux de taux 
actuels leurs dettes arrivant à échéance avant 2019, prévoit 
Goldman Sachs.  
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Marc Angrand) 
 

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  • mlcbnb il y a 6 mois

    le critère d'achat étant humain, espérons que l'info n'était pas connue avant l'achat d'obligations. En achetant les obligations de géants de l'industrie, le petit investisseur aura encore moins de choix pour tenter de trouver un rendement "convenable", l'obligeant alors à prendre plus de risque. pas certain que l'achat d'obligations d'entreprise profitera à l'Europe

  • mlcbnb il y a 6 mois

    curieux de vouloir acheter des obligations de sociétés, au lieu d'investir directement dans les actions de la société.Si l'achat d'obligations va doper les bénéfices des sociétés privées, mieux aurait valu acheter d'abord des actions, puis des obligations. Question : si la société tombe en faillite, la BCE ne retrouvera pas son papier. alors pourquoi ne pas avoir acheter des actions ? Le choix des obligations est déterminé par un critère humain, lequel ?

  • 18219615 il y a 6 mois

    La planche à billet ne s'use pas .Jusqu'à quand ?