RPT-Le Dow finit en hausse à Wall Street, recul du S&P et du Nasdaq

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 (Répétition sans changement de la dépêche diffusée jeudi) 
    * Le Dow gagne 0,36% mais le S&P perd 0,35% et le Nasdaq 
1,36% 
    * Clôture record pour le Dow, après le pic intraday de jeudi 
    * Le bond de 4% du pétrole soutient les valeurs de l'énergie 
    * Goldman continue de tirer les financières 
 
    par Chuck Mikolajczak 
    NEW YORK, 1er décembre (Reuters) - Wall Street a fini sur 
une note irrégulière jeudi, le Dow Jones profitant de la bonne 
tenue des valeurs bancaires et de l'énergie pour inscrire une 
clôture record alors que le S&P-500 et surtout le Nasdaq ont 
souffert de la baisse des valeurs technologiques.  
    Le Dow Jones  .DJI  a gagné 68,35 points, soit 0,36%, à 
19.191,93 points, assez pour signer une clôture record mais sans 
atteindre son pic absolu de 19.225 inscrit la veille. 
    Le Standard & Poor's 500  .SPX , plus large, a perdu 7,73 
points ou 0,35% à 2.191,08 et le Nasdaq Composite  .IXIC  a 
chuté de 72,57 points (1,36%) à 5.251,11. 
    Sur le marché pétrolier, le cours du Brent a encore gagné 4% 
au lendemain d'un bond de près de 9%, toujours porté par 
l'annonce d'un accord sur une réduction de la production de 
l'Opep auquel s'associera la Russie, premier producteur mondial 
de brut. nL8N1DW5ZD] 
    Chevron  CVX.N , composante du Dow Jones, a gagné 1,55% et 
l'indice S&P 500 de l'énergie  .SPNY  a avancé de 0,27%.  
    Les financières ont aussi été recherchées dans la 
perspective d'une hausse des taux de la Réserve fédérale le mois 
prochain, pour la première fois depuis un an -- une possibilité 
que les traders situent désormais à 91% et qui a été confortée 
par les indicateurs économiques du jour. 
    Goldman Sachs  GS.N  notamment a pris 3,35%, contribuant à 
hauteur de 50 points à la hausse du Dow Jones et portant son 
avance à plus de 24% depuis la victoire de Donald Trump à 
l'élection présidentielle du 8 novembre.   
    L'indice S&P du secteur  .SPSY  a gagné 1,66%, sa meilleure 
séance en trois semaines, pour un gain total de 12,3% depuis le 
8 novembre. 
    A l'inverse, les technologiques, secteur le moins performant 
depuis l'élection de Trump avec un recul de 3%, ont de nouveau 
été à la traîne et leur indice sectoriel S&P  .SPLRCT  a perdu 
2,29%, sa plus forte baisse depuis le 24 juin au lendemain du 
référendum britannique sur le Brexit.  
    Facebook  FB.O  a lâché 2,80% et Alphabet  GOOGL.O  1,49% 
alors que Canaccord Genuity a réduit son objectif de cours pour 
les deux valeurs. 
    Microsoft  MSFT.O  a reculé de 1,76% et Apple  AAPL.O  de 
0,93%, affecté par des informations suggérant une décélération 
de la demande pour le nouvel iPhone 7.   
    "On continue d'assister à des rotations en dehors de valeurs 
qui avaient bien performé les dernières années", note Michael 
Scanlon, directeur général de Manulife Asset Management. 
    Les fabricants de puces ont été spécialement attaqués et 
leur indice Soxx  .SOXX  de la Bourse de Philadelphie, en hausse 
de 64% sur les 14 derniers mois, a chuté de 4,85%. 
     
    FORD ET GM EN VUE 
    Les valeurs des services aux collectivités  .SPLRCU  et de 
l'immobilier  .SPLRCR , pénalisées par la hausse des taux longs, 
ont aussi souffert avec des baisses respectives de 0,90% et 
1,56% de leurs indices sectoriels. 
    Parmi les valeurs individuelles, Ford  F.N  et General 
Motors  GM.N  ont gagné respectivement 3,93% et 5,50% après 
l'annonce de ventes en hausse en novembre.   
    A la baisse, le distributeur Dollar General  DG.N  a lâché 
4,97%, l'une des plus forte pertes du S&P-500, après l'annonce 
d'un tassement inattendu de ses ventes trimestrielles. 
    Après les rotations sectorielles qui ont suivi l'élection de 
Donald Trump, les indicateurs économiques reviennent sur le 
devant de la scène à moins de deux semaines de la prochaine 
réunion de la Fed. 
    Le secteur manufacturier a enregistré en novembre sa plus 
forte croissance depuis cinq mois grâce à une accélération des 
entrées de commandes et de la production, selon la dernière 
enquête de l'institut ISM.   
    Les inscriptions au chômage ont en revanche augmenté plus 
que prévu la semaine dernière   mais sans remettre en 
cause la tendance au renforcement du marché du travail, que 
devrait confirmer vendredi le rapport mensuel du gouvernement 
sur les créations d'emplois. 
    Les économistes interrogés par Reuters prévoient en moyenne 
175.000 créations de postes en novembre après les 161.000 
annoncées pour octobre, avec un taux de chômage stable à 4,9%. 
    Les volumes sont restés élevés avec 9,13 milliards de titres 
qui ont changé de mains sur les différents marchés américains, à 
comparer à une moyenne de 7,96 milliards sur les 20 dernières 
séances.   
    Sur les autres marchés, le dollar s'est replié après un 
faste mois de novembre qui l'a vu s'apprécier de 3,1% face à un 
panier de devises  .DXY . L'euro remontait vers les 1,0660 
dollar en fin de séance, en hausse de 0,70%, ayant accentué son 
avance après l'annonce par le président français François 
Hollande qu'il ne briguerait pas un second mandat.   
    Avec la hausse des cours du pétrole et les anticipations 
d'un regain d'inflation, le mouvement vendeur s'est poursuivi 
sur le marché obligataire et le rendement de l'obligation 
américaine à 10 ans  US10YT=RR , évoluant inversement par 
rapport au prix, a atteint un pic depuis 18 mois à 2,492%. 
    L'or, qui a perdu 8% en novembre, sa plus forte baisse 
mensuelle en trois ans, s'est stabilisé autour de 1.170 dollars 
après avoir touché en séance un plus bas de 10 mois de 1.160.  
 
 (avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore, Véronique Tison pour 
le service français) 
  
 
 

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